Colloque Des Prairies Sur Les ITSS 2019 Un nouveau défi pour la région: Rapport de réunion

Résumé de la publication

Avec le soutien du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, le Centre de collaboration nationale sur les maladies infectieuses a organisé un colloque se voulant une plateforme d’échange de connaissances sur les réussites en matière de programmes de prévention des ITSS et d’intervention dans le contexte des Prairies. Il s’est tenu les 14 et 15 mars 2019 derniers, à Winnipeg, au Manitoba. Le colloque a réuni des spécialistes en santé publique des trois provinces des Prairies, de la Colombie-Britannique et du nord de l’Ontario, notamment des praticiens, des gestionnaires, de coordonnateurs de programme, des épidémiologistes, des chercheurs, des décideurs, des partenaires communautaires et des courtiers du savoir.

Publication : 2019

Auteur(s) :

Projet No. 441

Introduction
Les taux d’infections transmissibles sexuellement et par le sang, notamment la syphilis, la gonorrhée, l’hépatite B (VHB), l’hépatite C (VHC) et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) augmentent rapidement dans les provinces des Prairies. Les professionnels de la santé publique consacrent beaucoup d’efforts à définir les priorités des programmes et à déterminer les meilleures interventions adaptées aux contextes épidémiologiques afin de réduire le fardeau des infections. À l’heure actuelle, dans les Prairies, les personnes atteintes d’ITSS présentent souvent une co-infection et sont réinfectées. Les infections sont de plus en plus associées à des circonstances difficiles, entre autres la précarité du logement et la surconsommation de substances psychoactives, ce qui contribue au maintien de la transmission et complique la gestion de la santé publique.
Avec le soutien du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, le Centre de collaboration nationale sur les maladies infectieuses a organisé un colloque se voulant une plateforme d’échange de connaissances sur les réussites en matière de programmes de prévention des ITSS et d’intervention dans le contexte des Prairies. Il s’est tenu les 14 et 15 mars 2019 derniers, à Winnipeg, au Manitoba. Le colloque a réuni des spécialistes en santé publique des trois provinces des Prairies, de la Colombie-Britannique et du nord de l’Ontario, notamment des praticiens, des gestionnaires, de coordonnateurs de programme, des épidémiologistes, des chercheurs, des décideurs, des partenaires communautaires et des courtiers du savoir.

Objectifs du colloque
En travaillant en collaboration et en consultation avec des invités pressentis et d’autres experts au cours des semaines précédant le colloque, quatre objectifs ont été définis :
 Mettre en commun des connaissances sur les facteurs, les déterminants et les tendances en matière d’ITSS dans la région des Prairies.
 Partager et explorer les caractéristiques des interventions fructueuses en ISST.
 Étudier les interventions propres à réduire la transmission des ITSS au sein des populations désavantagées en raison de facteurs sociaux et structurels comme l’accoutumance et la pauvreté.
 Alimenter la discussion sur les éléments essentiels à l’établissement d’une infrastructure de santé publique durable pour prévenir les ITTS et soutenir une intervention rapide.
Voir l’annexe A pour consulter le programme complet.

Jour 1 – 14 mars 2019

Ouverture – Reconnaissance de la terre et bienvenue sur le territoire
Dans la soirée du 14 mars 2019, le Colloque des Prairies sur les ITTS s’est ouvert par la reconnaissance du territoire visé par le Traité no 1 sur lequel s’est déroulé le rassemblement en tant que territoire traditionnel des peuples Anishinaabeg, Cris, Oji-Cri, Dakota, Dénés et de la patrie de la nation métisse. Après cette reconnaissance, Albert McLeod, l’aîné et le codirecteur de Two-Spirited People of Manitoba Inc., a souhaité la bienvenue sur le territoire en soulignant les dons des personnes présentes. On a brûlé de la sauge pour rendre hommage aux personnes devant composer avec les réalités et la complexité des ITSS dans les provinces des Prairies et pour honorer également toutes les personnes, la diversité, ainsi que l’histoire unique à laquelle chaque personne contribue.

Survol des contextes épidémiologiques provinciaux
Les exposés faits lors de la première soirée avaient pour but de définir le contexte en fournissant de l’information à jour sur l’état des ITSS dans les provinces des Prairies. Ces exposés ont débuté avec l’Alberta (AB), la Saskatchewan (SK) et le Manitoba (MB) qui ont présenté leurs contextes épidémiologiques provinciaux et qui affichent des taux croissants de syphilis, de gonorrhée (GN), de VHC, de chlamydia (CT) pour l’AB et la SK et de VHB au MB, y compris des taux de co-infection significatifs. Les représentants des provinces ont discuté des épidémies de syphilis courantes, mais stables chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), et ont relevé de nouvelles épidémies touchant de jeunes hétérosexuels, en particulier des jeunes femmes, augmentant le risque de syphilis congénitale et d’autres séquelles pré et postnatales. Les facteurs de risque communs des ITSS incluent la surconsommation de substances (méthamphétamine et drogues injectables), les conditions de logement précaires et l’incarcération en Alberta et au Manitoba. Il a été établi que les peuples autochtones étaient touchés de façon disproportionnée par les ITSS dans les Prairies, et parmi les disparités contribuant à ces taux, on a cité le racisme, la pauvreté, les antécédents de colonisation et ses conséquences comme le désengagement chronique et le manque de confiance dans le système de santé. Ces facteurs de risque ont été qualifiés de syndémie en ce qui concerne l’épidémie actuelle d’ITSS.

Les conférenciers ont soulevé des difficultés communes, notamment le manque de ressources pour réagir au nombre actuel de cas d’ITSS; la complexité de la gestion de la syphilis, y compris les co-infections, les réinfections et une capacité réduite à rechercher et à suivre les cas de syphilis; un désengagement des soins ou la difficulté du suivi des personnes qui ont déjà été testées positives aux ITSS; et la complexité accrue des populations touchées déjà en difficulté et touchées par la violence structurelle.

Saskatchewan Johnmark Opondo, médecin-hygiéniste et directeur médical de la prévention et du contrôle des maladies transmissibles de l’autorité sanitaire de la Saskatchewan, a décrit la SK comme une province démographiquement jeune, comptant une proportion d’Autochtones plus importante que dans le reste du Canada (10,7 % par rapport à 2,8 %). La SK continue d’afficher les taux de VIH et de VHC les plus élevés au Canada (bien qu’ils soient en baisse), et le Dr Opondo a déclaré que de nombreuses améliorations avaient été faites depuis 2010 et le début de l’épidémie de VIH. Malgré la couverture gouvernementale pour le traitement du VIH et du VHC, la SK éprouve toujours de la difficulté à garder les personnes atteintes dans une continuité des soins. Le Dr Opondo a signalé des taux d’infection à la syphilis actuellement faibles, mais en forte augmentation, ainsi que des taux à la hausse de gonorrhée (GN) et de chlamydia (CT). Il a discuté du rôle des médias sociaux pour la création de nouvelles relations avec des applications de téléphonie mobile telles que Grindr et Tindr, et a souligné l’absence de stratégie numérique à cet égard.
Manitoba Carla Loeppky (épidémiologiste, Santé Manitoba), Souradet Shaw (épidémiologiste, office régional de la santé de Winnipeg) et Michael Isaac (médecin hygiéniste en chef, Santé Manitoba) ont souligné que le nombre de cas de syphilis était 2 à 3 fois plus élevés au cours de la dernière année. Ils s’inquiètent de la multiplication par 34 du nombre de jeunes femmes touchées depuis 2014 et du nombre de co-infections, et également du fait que 11 % des femmes atteintes de syphilis sont enceintes. La province observe une recrudescence des cas de syphilis congénitale. Ils ont souligné la difficulté de maintenir le rythme de croissance en ce qui concerne la capacité en ressources humaines dans les cliniques et pour la surveillance, les moyens actuels ne permettant pas de suivre le nombre de cas et de contacts. Ils ont créé un système de gestion des incidents et un comité d’intervention en cas d’éclosion d’ITSS composé de cinq groupes d’experts, responsables d’établir les priorités et de faire face à l’augmentation du nombre d’ITSS.
Alberta Jennifer Gratrix, responsable du programme de santé publique des Services de santé de l’Alberta, a présenté les légères augmentations du nombre de cas de chlamydia (CT), les taux croissants de gonorrhée (GN) et le changement épidémiologique actuel et la hausse en 2018 des infections à la syphilis touchant les personnes hétérosexuelles, en particulier à Edmonton. L’Alberta est également aux prises avec une croissance des cas de syphilis congénitale, et la province y réagit en ayant créé un poste d’infirmière de santé publique pour la syphilis prénatale afin de gérer les infections. Le contexte albertain connaît actuellement un ralentissement économique et un taux de chômage en hausse, une augmentation de la surconsommation de méthamphétamine et la crise des opioïdes. Une sensibilisation permanente aux épidémies d’ITSS fait partie des défis de la province, et on se demande comment continuer à engager ou intéresser les gens dans un scénario d’épidémie pluriannuel.
Voir l’Annexe B pour une liste des interventions relativement aux éclosions actuelles d’ITSS présentées par les provinces des Prairies.

Récits du terrain
L’objectif de ces exposés informels était de donner un aperçu des facteurs sociaux et structurels, y compris les points forts, les défis et les besoins des personnes ayant davantage de risque de contracter une ITSS dans les provinces des Prairies. Trois fournisseurs de services de première ligne ont décrit ce qu’ils voient au quotidien sur le terrain et ont discuté des forces et des défis des personnes touchées.

Nine Circles Community Health Centre, Winnipeg : Tania Wiebe, coordinatrice de la promotion de la santé, a discuté de l’expérience en matière de réduction des méfaits et de la création d’un espace accueillant pour les personnes qui ont des problèmes de surconsommation ou qui vivent une situation instable sur le plan du logement. Elle a mentionné l’importance de bien comprendre le fait que de nombreux clients ont des besoins immédiats auxquels il faut répondre, et que les ITSS ne font pas toujours leur priorité.

Traitements de proximité des ITS, Services de santé de l’Alberta, Edmonton : Garret Meyer, infirmier spécialisé en IST, a parlé de son expérience d’infirmier de proximité, et il traite souvent avec des personnes aux prises avec des problèmes de surconsommation ou des problèmes de santé mentale. Il a décrit les difficultés rencontrées par les clients en matière de logement et d’alimentation, ce qui fait que la question des ITSS n’est pas au rang des priorités. Il a souligné que la stigmatisation, la peur et des traumatismes du passé concourraient à l’évitement des soins de santé liés aux ITSS. Il a parlé de la création de relations de travail avec les personnes, de la détermination des forces de chaque personne et de l’utilisation de ces forces pour aller de l’avant.

Ka Ni Kanichihk, Winnipeg : Laverne Gervais, la coordonnatrice de programme, a discuté des expériences vécues par des personnes ayant eu accès à des services au sein de l’organisation communautaire dirigée par les autochtones, Ka Ni Kanichihk, et de nombreuses histoires de femmes autochtones ayant eu des expériences négatives avec les soins de santé, particulièrement la stigmatisation entourant les ITSS. Elle a déclaré que beaucoup de personnes préféraient ne pas savoir s’ils avaient une ITSS et ne voulaient pas qu’une autre étiquette négative leur soit accolée. Elle a souligné la force des peuples autochtones en dépit de toutes les difficultés et a mentionné que les peuples autochtones sont résilients et continuent de progresser. Elle a ajouté qu’il est difficile de faire comprendre à la population que les taux accrus d’ITSS chez les peuples autochtones sont attribuables au colonialisme et aux effets négatifs des soins de santé.

Jour 2 – 15 mars 2019
Ouverture – Reconnaissance de la terre et bienvenue sur le territoire
Le matin du 15 mars 2019, l’aîné Albert McLeod a commencé par un mot de bienvenue. Il a rendu hommage aux personnes présentes qui se sont réunies pour collaborer afin de prendre les meilleures décisions fondées sur les connaissances et l’expérience, et il a également discuté de la possibilité de s’inspirer des conseils des Aînés et des esprits. Il a déclaré que de nombreuses cultures ont un système de croyance voulant que chaque personne ait une composante spirituelle. Il a dit qu’il était important de reconnaître ce fait et que même si les discussions dans la salle portaient sur la science (diagnostic et traitement), il convenait de tenir compte du fait que pour certains, notamment les peuples autochtones, le monde spirituel est réel et que ce système de croyances a fait ses preuves depuis des milliers d’années.

La structure des programmes de lutte contre les ITTS et l’expérience de la Colombie-Britannique
La matinée s’est poursuivie avec Jason Wong, médecin épidémiologiste du Centre pour le contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC), qui a fait un exposé sur la mise en place d’une infrastructure de santé publique et sur l’expérience de la Colombie-Britannique. Le Dr Wong a commencé par reconnaître que la croissance des taux d’infections transmissibles sexuellement et par le sang dans la province de la Colombie-Britannique était similaire à celle des provinces des Prairies. Il a utilisé l’exemple de la syphilis pour décrire le système centralisé de dépistage, de diagnostic, de traitement et de surveillance de la Colombie-Britannique (médecins, infirmières, personnel de laboratoire et épidémiologistes oeuvrant dans le domaine des ITSS se trouvant dans le même immeuble), et il a expliqué en quoi cela était propice à la création d’une infrastructure pour soutenir les efforts en matière de maladie transmissible.

Le Dr Wong a expliqué comment la Colombie-Britannique avait créé de multiples ensembles de données grâce à la gestion centralisée, à la participation et aux partenariats de parties intéressées, à un modèle de gouvernance et de gestion des données, au développement d’algorithmes et à une structure de données commune dans le but d’alimenter les programmes de santé publique de la Colombie-Britannique. Le magasin de données de la STIBBI recourt à des données améliorées de surveillance de la syphilis depuis 2016 pour comprendre le maillage social contribuant à la transmission de la syphilis. Les données de cas et les données de laboratoire sont liées aux épisodes de test par un algorithme probabiliste et se voient attribuer un identifiant unique qui change tous les jours et auquel les utilisateurs autorisés peuvent accéder pour créer des rapports trimestriels sur les indicateurs de la syphilis et les cascades de notification des partenaires.

Le BCCDC est également en train d’élaborer une cohorte de données intégrées et d’analyses améliorées (IDEA) incluant tous les cas d’ITSS et de tuberculose, qui seront liées aux données administratives, aux données sur les ordonnances, au registre du cancer et aux statistiques de l’état civil, mises à jour tous les 6 à 24 mois (selon l’ensemble de données) et utilisées pour une planification à plus long terme.

Le Dr Wong a expliqué comment ces données ont été utilisées pour créer un plan d’action contre la syphilis qui inclut l’épidémiologie spatio-temporelle, la compréhension des réseaux, la mise à l’essai de nouvelles techniques de test, la surveillance du délai de traitement, le renforcement de l’aide aux personnes atteintes de syphilis ou à risque, l’amélioration de la notification au partenaire et l’élaboration de nouvelles stratégies de prévention de la syphilis. Ils ont essayé de penser en dehors du cadre de la syphilis comme ultime objectif pour mieux comprendre la syndémie et le risque d’ITSS.

Des discussions fructueuses ont suivi cet exposé et portaient sur des questions comme les compétences requises pour créer des structures de données, des stratégies pour traiter la surconsommation et la violence conjugale, les accords de données, la valeur pour les parties prenantes, des stratégies de financement, ainsi que l’épidémiologie actuelle en Colombie-Britannique et le glissement possible des infections par la syphilis vers les femmes et les nourrissons (comme dans les provinces des Prairies).

Interventions innovatrices : Les succès et les échecs

L’objectif de cet exposé était de faire connaître les succès, les échecs et les défis des interventions ou des approches mises en œuvre dans les provinces des Prairies tout en mettant l’accent sur l’évaluation.

Dépistage universel – SK : Janice Seebach, infirmière clinicienne, et Johnmark Opondo du programme de santé publique et de la population de l’Autorité de santé publique de SK à Saskatoon, ont présenté la stratégie de Dépistage universel mise en œuvre à titre de mesure de prévention des ITSS et de la syphilis. Ils ont créé des présentations sur la syphilis avec de l’information visuelle et des outils pour les fournisseurs de soins de santé, notamment des messages aux clients sur les directives de test et le suivi de la santé publique. Leur message porte sur les tests complets des ITSS, y compris l’urine, la sérologie et le triple test pour NG/CT, au besoin.

Stratégie rigoureuse de dépistage de la syphilis – MB : Alicia Lapple, coordonnatrice des maladies transmissibles de l’Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW), a fait un exposé sur le dépistage systématique de la syphilis mis en œuvre en 2015 sur la base d’analyses de preuves et d’une modélisation mathématique. L’ORSW, ainsi que des partenaires de soins primaires, a rappelé aux hommes atteints de syphilis de se soumettre à un test de dépistage de toutes les ITSS tous les trois mois, sur la base de preuves voulant que les personnes atteintes de syphilis courent un risque plus élevé de réinfection. Lors de l’évaluation, la stratégie s’est montrée efficace pour repérer les infections répétées et éviter ainsi la transmission de la syphilis. Ils ont attribué cette stratégie à une diminution potentielle des infections par la syphilis chez les HSH, mais ont dû interrompre l’intervention en raison d’un manque de capacité et de difficultés accrues dans le suivi des cas de syphilis actuels.
Les questions et discussions ont porté sur l’instabilité en matière de logement et la difficulté actuelle du suivi des cas de syphilis. L’ORSW encourage actuellement le dépistage continu des ITSS tous les trois mois sans faire de rappel et encourage également les partenaires des soins primaires à effectuer des tests trimestriels. Ils ont cerné la difficulté pour les partenaires de soins primaires de composer avec un nombre élevé de cas de syphilis et une capacité limitée. Une question a été soulevée à propos de l’adoption de lignes directrices universelles sur les tests afin de réduire la stigmatisation, car la syphilis affecte à la fois les HSH et les hétérosexuels. Le Manitoba a répondu que le laboratoire provincial n’avait pas la capacité d’effectuer ce nombre de tests à l’heure actuelle et que les personnes ayant reçu un diagnostic de syphilis avaient du mal à se sentir en sécurité dans les soins de santé et à subir le test de dépistage des ITSS. Par conséquent, le dépistage universel n’atteindra probablement pas les personnes qu’il faudrait atteindre.

Intervention contre la syphilis dans le Nord – MB : Tammy Stuart Chester, épidémiologiste en chef des services de santé publique, a présenté les interventions contre la syphilis menées par l’autorité sanitaire régionale du Nord après le début d’une éclosion dans la population hétérosexuelle en 2014, et les préoccupations concernant la syphilis congénitale. La riposte incluait une surveillance accrue, des données de localisation concernant les connexions de cas et de contacts, des changements de politique visant spécifiquement les femmes, notamment la recommandation de trois tests de dépistage des ITSS pendant la grossesse, ainsi que des campagnes menées auprès de praticiens et dans la communauté. L’évaluation des interventions a été lancée, mais n’a pas encore été réalisée.
Des questions ont été posées sur la manière d’évaluer la conformité des prestataires de soins de santé, et le Dr Stuart Chester a répondu qu’ils envisageaient d’examiner l’observance du traitement conformément aux directives et aux informations de laboratoire. Il y a eu également des questions sur la question d’évaluation sur une affiche présentée, ce qui a mené à discussion sur les affiches traitant de différents types de sexe chez les personnes homosexuelles, bisexuelles et hétérosexuelles. Il y a eu des discussions sur l’utilisation de la plateforme numérique par rapport à l’utilisation d’affiches. Au Manitoba, on s’est fié à des données sur les lieux de rencontre et on a décidé d’utiliser des affiches plutôt que des plateformes numériques; les représentants ont toutefois reconnu que l’utilisation de plateformes numériques serait utile dans d’autres circonstances.

Collecte de sang séché dans l’ouest du Canada – NML : John Kim, chef de la Division des laboratoires nationaux du VIH et de rétrovirologie de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), a parlé des initiatives de dépistage d’ITSS par échantillon de sang séché (ESS) menées par des membres du Conseil tribal de Saskatoon dans les collectivités, ainsi que d’autres initiatives de la sorte au Canada. Les tests par échantillon de sang séché sont actuellement validés pour le VHB, le VHC, le VIH et des travaux sont en cours pour valider ceux de la syphilis. Il est possible de valider d’autres marqueurs, notamment l’hémoglobine A1C et la tuberculose latente. Le Dr Kim a présenté la possibilité que la livraison de spécimens se fasse par drones depuis communautés rurales.
Il a également répondu aux questions sur les tests de chlamydia et de gonorrhée disponibles par échantillon de sang séché. Une question a également été posée sur la comparabilité des tests et sur les communautés disposant de l’information nécessaire pour choisir les méthodes de test, ainsi que sur les répercussions en matière de traitement et de gestion de ces tests. Le Dr Kim a expliqué que, selon leur expérience, les tests rapides étaient moins acceptables en milieu rural et que les échantillons de sang séché étaient plus acceptés. Grace Akinjobi, gestionnaire du programme de santé publique de la NITHA, abondait dans ce sens et a déclaré que les tests rapides ne sont généralement pas aussi acceptables que les ESS dans les zones rurales et isolées du nord de la Saskatchewan, car la plupart des clients ne sont pas prêts à obtenir des résultats positifs, ils ont besoin de temps pour se préparer.

Programme d’incitation au dépistage – AB : Penny Parker (gestionnaire) et Garret Meyer (infirmier de proximité) de la clinique de traitement des ITS d’Edmonton ont présenté leur initiative consistant à offrir des cartes-cadeaux de 10 $ pour encourager le dépistage et le traitement des ITSS chez les populations difficiles à joindre. Depuis le début du programme le 18 octobre 2018, le nombre de tests a augmenté. Ils ont enregistré plus de 498 visites; 342 clients avaient reçu un incitatif et 61 % de ces clients sont revenus pour leurs résultats de test. Le programme a permis de relever 82 résultats positifs d’ITSS.
Une personne de la SK a commenté en disant que des incitatifs avaient été utilisés pour la gestion de cas de VHC et de VIH, notamment des téléphones prépayés, ce qui améliorait l’accès aux clients. Il y a eu un recul, car on pensait que des incitatifs seraient demandés pour la participation aux soins. La personne de la SK a posé des questions sur l’expérience de l’Alberta à cet égard. On a répondu qu’en Alberta, cela avait aidé à créer des liens, mais l’expérience a montré que les gens ne s’attendaient pas toujours à des incitatifs; ils en font la promotion comme une mesure temporaire, même si des personnes se présentent seulement pour les cartes-cadeaux.

De la collecte des données à la prestation des soins, un modèle – SK : Johnmark Opondo a parlé de l’utilisation des données de surveillance du VIH pour réengager les personnes dans les soins du VIH. Il a présenté en détail les données utilisées pour identifier les personnes qui n’étaient pas prises en charge en SK, le soutien au niveau politique découlant de recommandations de projets pilotes et le partage d’informations avec les équipes cliniques pour la gestion des cas de VIH, en communication continue avec la santé publique. Le projet a permis d’augmenter le nombre de personnes prises en charge à Saskatoon de 2017 à 2018.

Le Dr Opondo a terminé son exposé par une discussion et une question, à savoir si une suppression virale inférieure à 200 copies par millilitre de sang était suffisante pour prévenir la transmission par l’usage de drogues injectables. Il se demandait si un nombre inférieur à 40 copies/ml devrait être utilisé comme norme.

Activité de groupe/Cercle de réflexion

Pour l’exercice de réflexion, les participants ont choisi de se joindre à un groupe de discussion sur les personnes significativement affectées par l’épidémiologie actuelle des taux d’ITSS dans les provinces des Prairies. De façon naturelle, deux groupes ont été formés : l’un, pour discuter de mesures de soutien et des partenariats avec les populations autochtones ayant davantage de risque d’acquisition d’ITSS, et l’autre groupe s’est concentré sur les mesures de soutien et les partenariats pour les personnes aux prises avec des problèmes de surconsommation de substances. L’objectif de cet exercice était de favoriser la participation de tous les délégués à une discussion sur les obstacles et les défis, les interventions fructueuses et les nouvelles stratégies pouvant être adaptées en fonction du contexte. Les groupes ont tenté de répondre aux questions suivantes :

1) Quels sont les obstacles à la réduction du fardeau des ITSS dans le groupe que vous avez choisi?
2) Discuter des partenariats ou des stratégies qui ont porté des fruits et qui sont actuellement mis en œuvre pour la prévention et l’intervention. Indiquez s’ils ont fait l’objet d’évaluations.
3) Quelles sont les stratégies de santé publique à court et à long terme pour prévenir les ITSS dans le groupe que vous avez choisi?
4) Quelles sont les stratégies de santé publique à court et à long terme pour réagir aux ITSS dans le groupe que vous avez choisi? (Notez que les stratégies à court et à long terme n’étaient pas différenciées dans les réponses des groupes.)
5) Quels indicateurs pourrait-on utiliser pour mesurer l’efficacité? Ces indicateurs pourraient-ils être communs à toutes les provinces des Prairies?

Voici un résumé de ces discussions en table ronde :

Soutiens et partenariats pour les peuples autochtones : Lors des discussions sur les mesures de soutien et les partenariats pour les peuples autochtones plus exposés aux ITSS, le groupe a d’abord relevé les obstacles à la réduction du fardeau des ITSS. Parmi les obstacles relevés, on a établi le manque d’accès aux soins dans les environnements urbains et ruraux ou le manque d’accès en raison de la méfiance à l’égard du système de santé à la suite d’expériences négatives ou de traumatismes du passé, une stigmatisation systémique concernant les ITSS ou la surconsommation de drogues et le racisme systémique. On a également mentionné la fragmentation des systèmes de santé, le manque d’information et d’éducation dans les communautés et l’hésitation ou le déni des fournisseurs de services à l’égard des connaissances autochtones. Dans l’ensemble, on a noté un manque de lien entre les systèmes de santé et les peuples autochtones.

La plupart des interventions jugées fructueuses auprès des peuples autochtones plus exposés aux ITSS étaient celles pour lesquelles les communautés autochtones ont contribué de manière significative à la prise de décision ou à la conduite de l’intervention ou du programme. Parmi les autres interventions jugées fructueuses, citons le programme d’action directe avec tests avec incitatifs et traitement des ITSS à Edmonton qui utilise les médias sociaux comme moyen d’établir des liens avec des personnes, ainsi qu’un dossier médical électronique provincial partagé.

Soutiens et partenariats pour les personnes aux prises avec un problème de surconsommation : Le troisième groupe a discuté des appuis et des partenariats pour les personnes aux prises avec des problèmes de surconsommation et des risques accrus de transmission des ITSS. Parmi les obstacles à la réduction du fardeau des ITSS, on a cité le manque d’accès en raison d’autres priorités ou d’expériences négatives antérieures avec le système de santé, le fait que de nombreuses solutions vont au-delà du système de santé, le recul de politiques et de stratégies de réduction des méfaits et le fait que la réduction des méfaits n’est pas englobée dans tous les domaines de la santé. Ils ont également discuté du manque de messages et d’information sur la consommation de substances (notamment la méthamphétamine en cristaux) et du manque de connexion aux services ou de contacts avec les personnes qui ont une consommation abusive de substances.

Parmi les interventions fructueuses auprès de personnes ayant des problèmes de surconsommation dans les Prairies, on a cité le travail social intégré à la santé publique, l’utilisation d’incitatifs pour le dépistage et le traitement des ITSS et le renforcement des capacités de réduction des méfaits dans d’autres secteurs de la santé, y compris les soins primaires et actifs, tels que le programme Addiction Recovery and Community Health (ARCH) (rétablissement de la toxicomanie et de santé communautaire), en Alberta. On a souligné que la meilleure façon de trouver des solutions est de s’adresser directement aux personnes concernées et d’écouter ce qu’elles ont à dire.

Voir l’annexe C pour les notes de discussion de groupe.

Séance « Café du monde » – La notification des partenaires : historique et perspectives

L’objectif de cet exposé était de discuter des expériences vécues dans les différentes régions en ce qui a trait à la notification des partenaires : les meilleures pratiques, l’établissement de priorités, l’évaluation, les innovations et les données probantes. Les discussions ont mis en relief la nécessité de partager rapidement et efficacement des informations sur les ITSS grâce à la technologie, de notifier les contacts à l’ère de la communication numérique et d’assurer une surveillance en temps réel et une évaluation efficace des interventions de notification des partenaires. La plupart des administrations utilisent encore des formulaires papier nécessitant une saisie de données et fonctionnent avec des systèmes informatiques et des logiciels qui ne communiquent pas entre eux. On a noté dans une administration que la notification des partenaires ne semble pas avoir d’incidence sur les chiffres et les taux et on a souligné que l’évaluation est essentielle pour comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas pour réduire les ITSS. Parmi les autres idées exprimées, mentionnons : améliorer les compétences des fournisseurs de soins de santé pour la promotion de la santé et les conversations sur la notification des partenaires dans le cas d’ITSS, et étendre le nombre d’heures de services d’infirmerie en santé publique à des moments où des personnes pourraient être rejointes. On a suggéré de modifier la question pour la notification des partenaires : « Qui, dans leur réseau, doit être testé? »
Les groupes changeaient de table toutes les 15 minutes pour répondre aux questions suivantes :
1) Quels sont les obstacles au succès de la notification des partenaires dans vos contextes? S’agit-il d’obstacles en termes de capacité, de motivation ou d’opportunité, et quelle solution pourrait être mise de l’avant?
2) Comment pourrait-on renforcer les stratégies existantes de notification des partenaires afin de les rendre plus efficaces et productives? Quelle autre solution peut-on proposer pour la notification des partenaires? (Faire preuve de créativité!)
3) Quelles nouvelles stratégies de notification des partenaires sont actuellement utilisées ou pourraient être explorées? Ces stratégies actuelles sont-elles soumises à une évaluation?
4) Quelle priorité accorde-t-on à la notification des partenaires par rapport à d’autres stratégies (par exemple, par infection, critères de risque)?
5) Quelles méthodes d’évaluation actuelles avez-vous utilisées pour surveiller et mesurer l’efficacité des stratégies de notification des partenaires? Que faut-il pour évaluer les stratégies de notification des partenaires dans vos contextes? Quels sont les indicateurs de succès pour la notification des partenaires?
Voir l’annexe D pour les réponses des groupes.

Cadres d’intervention : Établir une structure de programme durable en matière d’ITSS

L’exposé final du Colloque des prairies sur les ITTS a été fait par Cari Egan, responsable du développement de la stratégie et de l’innovation d’AHS, qui a présenté la conception et la mise en œuvre du cadre des ITSS de l’Alberta. Le nouveau cadre a été créé en 2017 dans le contexte de l’augmentation des taux de gonorrhée et de syphilis. En 2016, ils ont mis sur pied un réseau d’ITSS regroupant plus de 200 organisations et plus de 500 personnes (dont des organismes communautaires, provinciaux, fédéraux, notamment la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), des membres des communautés et organismes des Premières nations et des Métis de la province et de personnes appartenant à des populations surreprésentées) et ils ont demandé l’avis des intervenants de l’Alberta pour améliorer les services en matière d’ITSS. Ils ont conçu des diagrammes de causes profondes basés sur des entretiens menés lors d’une analyse de l’environnement et ont défini 74 priorités pour leur stratégie. La plupart des priorités concernent l’accès et la collaboration entre les organismes.
Au cours de la deuxième année, l’autorité sanitaire de l’Alberta a créé un plan de mise en œuvre avec cinq groupes de travail portant sur la prévention, le dépistage et le diagnostic, le traitement, le soutien et la stigmatisation. Le Dr Egan a parlé de certaines de leurs réalisations, notamment les lignes directrices et l’éducation en matière de prophylaxie pré-exposition (PrEP) et de prophylaxie post-exposition (PeP), l’accès universel à la PrEP depuis octobre 2018, l’élargissement de l’accès à la vaccination contre le virus du papillome humain, l’élargissement du champ d’activité des soins infirmiers, l’accroissement des services de proximité et la contribution au prolongement du programme ECHO (Extension for Community Health Outcomes) aux communautés autochtones. Ils ont formé une coalition de 40 organismes d’Edmonton pour optimiser les soins et faire face à l’épidémie de syphilis actuelle et ils ont créé une stratégie d’intervention pour leur travail. Les résultats attendus du cadre de travail sont la collaboration intersectorielle et entre les organismes, l’optimisation des tests pour les ITSS, la rencontre des personnes là où elles se trouvent, l’établissement de lignes directrices provinciales sur le dépistage des ITSS, le renforcement du niveau d’aisance et de la capacité de gestion des ITSS chez les fournisseurs de soins primaires (médecins, pharmaciens, infirmiers/ières), l’élargissement du champ de pratique des soins infirmiers, l’équité dans l’accès aux services cliniques et de soutien en matière d’ITSS, la mise en place de continuum de soins complets et la réduction de la stigmatisation.
Après la présentation, des questions ont été posées sur l’élargissement du champ de pratique des soins infirmiers et le financement du processus et du cadre. Le Dr Egan a répondu qu’ils avaient reçu des fonds du gouvernement, mais qu’ils dépendaient également de la recherche et du financement pharmaceutique. En réponse à une question sur le fonctionnement pratique des réunions de travail, le Dr Egan a dit que les groupes se réunissaient au début deux heures par semaine, puis toutes les deux semaines. Ils procèdent par téléconférence et comptent sur la présence des mêmes personnes à la discussion. De voir le changement de culture qui s’opère avec les personnes et les organismes qui travaillent en collaboration et qui a commencé par une vision et des priorités collectives est une source d’inspiration pour elle.

Conclusion

Pour conclure la réunion, il y a eu des discussions et des commentaires sur la poursuite de la communication, le partage et la collaboration entre les provinces des Prairies. On a proposé d’avoir des indicateurs communs sur les ITSS pour une réponse plus coordonnée. Il a été clairement établi que les systèmes traditionnels d’intervention des ITSS ne fonctionnent pas dans les Prairies. Cet événement a permis de mettre en relief l’importance des données probantes et la capacité de partager l’évaluation détaillée des programmes et des interventions, la nécessité de s’orienter davantage vers la prévention des ITSS au lieu de l’intervention, la nécessité du partage de la technologie et des systèmes de données pour les processus de programme et d’intervention, l’importance des liens et de la création d’environnements de soins de santé accueillants au sens large, ainsi que la nécessité d’inclure de manière significative et de faire participer les communautés à tous les processus du programme.


Annexe A. Colloque des Prairies sur les ITTS programme de 2019
14 mars 2019 JOUR 1. Le contexte entourant le fardeau accru des ITTS dans les Prairies
15 h – 16 h Inscription et rafraîchissements

16 h – 16 h 15 Mot de bienvenue sur le territoire et allocution
Albert McLeod, Margaret Haworth-Brockman et Jami Neufeld
16 h 15 – 18 h Exposés
Survol des contextes épidémiologiques provinciaux
• Saskatchewan : Johnmark Opondo
• Manitoba : Souradet Shaw et Carla Loeppky
• Alberta : Jennifer Gratrix

Objectif particulier : Dresser un portrait du contexte entourant les ITTS dans les provinces des Prairies.
18 h – 19 h Récits du terrain
Mise en lumière des forces et portrait des contextes sociaux et structurels

Objectif particulier : Offrir un survol des facteurs sociaux et structurels ayant une incidence sur l’exposition des individus aux ITSS dans les provinces des Prairies.
• Milieu communautaire autochtone : Laverne Gervais, Ka Ni Kanichihk
• Travail relatif à la réduction des méfaits : Tania Wiebe, Nine Circles Community Health Centre
• Expériences en matière de sensibilisation : Garret Meyer, AHS STI Outreach
19 h – 20 h Dîner
15 mars 2019 JOUR 2. Stratégies et actions en matière de prévention des ITTS et d’intervention
7 h 30 – 8 h Petit-déjeuner

8 h – 8 h 10 Mot de bienvenue sur le territoire et retour sur le jour 1
Albert McLeod, Margaret Haworth-Brockman et Jami Neufeld

8 h 10 – 9 h Exposé – La structure des programmes de lutte contre les ITTS et l’expérience de la Colombie-Britannique
Jason Wong, médecin-épidémiologiste, Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC)

9 h – 10 h 30

Exposés – Interventions innovatrices : Les succès et les échecs

Objectif particulier : Faire connaître les succès, les échecs et les défis des interventions ou des approches mises en œuvre dans les provinces des Prairies tout en mettant l’accent sur l’évaluation
• Dépistage universel : Janice Seebach
• Stratégie rigoureuse de dépistage de la syphilis – MB : Alicia Lapple
• Intervention contre la syphilis dans le Nord – MB : Tammy Stuart Chester
• Collecte de sang séché dans le nord de la Saskatchewan – NML : John Kim
• Programme d’incitation au dépistage – AB : Penny Parker, Garret Meyer
• De la collecte des données à la prestation des soins, un modèle – SK : Johnmark Opondo
10 h 30 – 10 h 45 Pause

10 h 45 – 12 h Activité de groupe/Cercle de réflexion
Objectif particulier : Favoriser la participation de tous les délégués à une discussion sur les obstacles et les défis, les interventions fructueuses et les nouvelles stratégies pouvant être adaptées en fonction du contexte.
1) Ressources et partenariats s’adressant aux populations autochtones particulièrement exposées au risque d’ITSS
2) Soutiens et partenariats destinés aux personnes aux prises avec un problème de surconsommation et exposées au risque d’ITSS

12 h 15 – 13 h 15 Lunch

13 h 15 – 14 h 30 Séance « Café du monde » – La notification des partenaires : Historique et perspectives

Objectif particulier : Discuter des expériences vécues dans les différentes régions en ce qui touche les activités relatives à la notification des partenaires : meilleures pratiques, établissement des priorités, évaluation, innovations et données probantes.

14 h 30 – 14 h 45 Pause

14 h 45 – 15 h 15 Exposé – Cadres d’intervention : Établir une structure de programme durable en matière d’ITSS
Alberta : Cari Egan

15 h 15 – 15 h 30 Discussion en séance plénière
Quelles idées ont-elles trouvé un écho? Quelles seront les prochaines étapes?
15 h 30 Évaluation

Annexe B. interventions sur les éclosions actuelles d’ITSS présentées par les provinces des Prairies
Saskatchewan Manitoba Alberta
Campagnes de sensibilisation aux ITSS : *Know your Status (Connaissez votre statut) – dirigé par des groupes des Premières nations
*You test, we’ll do the rest (Faites le test, nous ferons le reste)
*Test for one, test for all (Test pour un, test pour tous)
*Sexual health at all ages (La santé sexuelle tous âges)
*Wrap it up Sask – conception de préservatifs primée incluant des langues autochtones et du jargon de rue *Yo Bro, Hey Girl – Campagnes sur les réseaux sociaux
*FNIHB test for one, test for all (Test pour un, test pour tous) – campagne de la DGSPNI pour un jour de test
*Notification du prestataire de soins de santé – 2015-2019
*Campagne d’affichage dans le Nord
*Mise à jour du site Web provincial sur la syphilis et la syphilis congénitale
*Instinct Animal – affiche de la NRHA **Recueil d’applications utilisées par les gens pour guider les médias. Comment avez-vous rencontré votre partenaire?
*Achat de médias

Stratégies de réduction des méfaits : *Lancement récent de fournitures pour inhalation sécuritaire
*Intégration de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) dans le système
*Traitement des ITSS comme moyen de prévention
*Discussion en cours sur la consommation supervisée ou les sites d’injection supervisés *Atelier sur la réduction des méfaits prévu pour les pairs
*Réduction des méfaits à l’échelle communautaire et obtention d’un budget pour les pairs
*L’État doit améliorer la réduction des méfaits et augmenter la distribution de seringues
*Besoin de travailleurs régionaux en réduction des méfaits
Accès au test et au traitement des ITSS : *Dépôt pour prélèvement d’urine
*Test express des ITSS
*Possibilité d’auto-prélèvement par écouvillonnage/tests à faire soi-même
*Traitement empirique de la syphilis après le test
*Partenariats avec prestataires de soins pour le dépistage systématique de patients présentant un risque de contracter une IST/pathogènes transmissibles par le sang (pathogène à diffusion hématogène)
*Tests de dépistage des ITSS dans les communautés des Premières nations
*Outils d’aide aux patients pour demander des tests en ligne et par le biais d’un dossier médical électronique
*Augmentation des points de service pour les analyses sur le VIH hors laboratoire
*Sensibilisation et examens lors d’événements *Dépistage amélioré des femmes enceintes à l’office régional de la santé du Nord
*Discussions hâtives sur le dépistage des femmes enceintes, les services de traitement de la toxicomanie, les
centres correctionnels
*Partenariat avec des fournisseurs de soins primaires pour améliorer les tests et le traitement des ITSS
*Travail sur les normes et les évaluations – Tenter de faire accepter que des infirmières en santé publique puissent traiter une syphilis simple
*Recommandation visant à améliorer le soutien prénatal en santé publique
*Poursuivre les travaux pour augmenter la capacité du personnel infirmier de la province à traiter certaines ITSS *Stratégie et plan opérationnels
*Augmentation du nombre de postes pour le dépistage et le traitement – cliniques pour HSH, sensibilisation, rendez-vous à la clinique de traitement de la syphilis à Edmonton
*Test avec incitatif – test avec chèque-cadeau de 10 $, traitement en échange de 10 $ à Edmonton, Sensibilisation aux IST
*Accès accru à la bicilline
*Option de refus de test dans les centres correctionnels
Partenariats et collaborations : *Collaboration avec les médecins de famille fournissant des outils pour aider les patients à se décider de faire les tests
*Lancement d’un modèle de soins intégré incluant un mode de guérison traditionnelle par la Régie inter-tribale de la santé du Nord de la Saskatchewan (NITHA) *Comité d’intervention en éclosions d’ITSS, formé de cinq groupes de travail incluant des partenaires communautaires
*Outil de gestion de la syphilis pour les médecins
*Liens avec les fournisseurs de soins en toxicomanie et les centres correctionnels
*Présentations sur la phlébotomie sur place pour les médecins de centres urbains
*Lettres aux fournisseurs – avec un succès mitigé et tentative de faire venir les informations des régions
*Alertes communautaires
*Infographie avec recommandations pour les fournisseurs
*Parler aux services d’urgence. Ils envisagent un poste d’infirmier en santé publique ou d’infirmier en réduction des méfaits au service des urgences plutôt que de former le personnel des services d’urgence.
*Série sur la syphilis congénitale, données de laboratoire de santé publique *Lettres de médecin
*Consultations de groupes communautaires – Petra fait des appels et contribue à l’enseignement et à la sensibilisation
*Présentations aux groupes de fournisseurs de soins de santé
Notification des partenaires concernant les ITSS : *Réflexion sur la recherche et la sensibilisation des contacts en fonction du lieu
*Recherches par les réseaux sociaux
*Traitement accéléré des partenaires – comment mettre cela en opération
*Notification des partenaires – les infirmières utilisent Facebook pour atteindre des personnes et souhaitent développer d’autres médias sociaux
*Traitement du partenaire livré par le patient
*Les visites pour test et traitement ont été étendues pour inclure les tests de CT/GN extra-génitaux et les tests de dépistage du VHC
*Les infirmières responsables de la notification des partenaires ont des lignes directrices pour tester et traiter la syphilis
*Modèle de test et de traitement de la DGSPNI pour leurs infirmières
*Poste d’infirmière prénatale pour s’occuper des cas prénatals
Surveillance et dossier médical électronique : *Le système Panorama a été intégré au système et simplifie le flux
*Avancée de la stratégie numérique
*Audit annuel de la santé publique pour les cas de VIH
*Déploiement rapide de Panorama dans les régions
*Utilisation accrue des données de laboratoire de santé publique
*Augmentation de la capacité de surveillance *Données trimestrielles sur les IST disponibles pour le public
*Création du centre gouvernemental d’information sur les Premières nations de l’Alberta
*Les interventions présentées concernaient uniquement la syphilis

Annexe C. Réponses dans le cadre de l’activité de groupe/Cercle de réflexion concernant les soutiens et les partenariats pour les populations autochtones et les personnes aux prises avec des problèmes de surconsommation et exposées aux risques d’ITSS

Groupes 1 et 2 : Ressources et partenariats s’adressant aux populations autochtones particulièrement exposées au risque d’ITSS
1. Quels sont les obstacles à la réduction du fardeau des ITSS dans le groupe que vous avez choisi?

Accès :
– Un accès quand c’est leur choix, pas d’appel actif à la population
– Méfiance et incompréhension du point de vue du client (antécédents de TB)
– Méfiance de la part de fournisseurs
– Obligation de se déplacer pour se faire soigner dans les communautés isolées
– Changement de son identité autochtone pour se faire soigner
– Manque de confidentialité dans les centres de santé, car tout le monde dans la communauté sait qui s’y trouve

Systèmes :
– Problèmes systémiques de stigmatisation et de racisme dans la communauté et le système de santé.
– Le secteur de la santé n’est pas dans la communauté — dans les écoles, les infirmières ne font pas d’éducation sexuelle.
– Système de clan traditionnel.
– La peur de l’appréhension des enfants en raison du manque de conformité du système.
– Traumatisme intergénérationnel; expérience négative persistante avec notre système.
– La santé publique est différente dans la communauté par rapport à la ville.
– Le manque de coordination des soins primaires dans les communautés et de la santé publique, entraîne une fragmentation des soins.
– Soins fragmentés dans les réserves.
– Difficulté de suivre les personnes qui se déplacent ou migrent.
– Roulement du personnel infirmier et manque de continuité des soins.
– Les personnes évaluées par des résidents en milieu hospitalier.
– Le secteur de la santé n’intègre pas les méthodes traditionnelles de savoir.
– Les déplacements en raison de catastrophes naturelles; p. ex., les personnes qui prennent de la Suboxone sont déplacées vers une communauté qui n’en dispense pas. L’utilisation des connaissances autochtones pourrait aider à éliminer cet obstacle, car les catastrophes naturelles ont toujours existé.
– Besoin d’une stratégie pour les populations indigènes urbaines et rurales.
– Maternité en milieu urbain; les femmes évitent les soins et la confiance doit être construite.
– La phlébotomie est menaçante en raison de tests de drogue par le passé; l’échantillon de sang séché (ESS) est moins menaçant.
– Les soins de santé traditionnels ne sont pas concluants.
– Les stratégies provinciales peuvent différer de celles de la DGSPNI.
– Données de surveillance incomplètes.
– La santé publique doit être décolonisée.
– La présentation des données autochtones est un défi; les chiffres et les tableaux rendent-ils compte de l’histoire en arrière-plan?
– S’adresser aux chefs n’est pas une garantie pour atteindre la communauté.
– Le poste de soins infirmiers est destiné aux soins primaires, et la santé publique est un luxe.
– Les services de cellulaire et de données sont médiocres; des affiches sont-elles nécessaires?
– La Régie de la santé des Premières Nations est une priorité pour la bonne gestion des données de programmes dirigés par la communauté.
– Chaque communauté est différente et il n’est pas toujours possible de mettre en œuvre le même programme dans une communauté située à 100 km.
– Peut-on tester en dehors d’une épidémie? Il y a des problèmes de capacité de laboratoire et comment pouvons-nous améliorer rapidement l’efficacité?

Connaissance/Information :

– Manque d’information et d’éducation dans la communauté.
– Perte de moyens traditionnels de transfert des connaissances et de savoir, de l’intégration de connaissances sur la sexualité et de l’éducation à la réduction des méfaits. À qui appartient cette responsabilité?
– Le secteur de la santé est le seul à faire la promotion de la santé; p. ex., les infirmières sortent des cliniques pour faire de l’éducation sexuelle dans les écoles.
– Résistance et hésitation à accepter le savoir autochtone.
– Tinder dans la communauté.

2. Discuter des partenariats ou des stratégies qui ont porté des fruits et qui sont actuellement mis en œuvre pour la prévention et l’intervention. Indiquez s’ils ont fait l’objet d’une évaluation.
– Les communautés autochtones sont soudées; les bons partenariats sont une force et fonctionnent bien. Il faut établir des relations. Une infrastructure est essentielle au succès et à la résilience plutôt qu’une aliénation systémique. Les communautés communiquent ce dont elles ont besoin et cela renforce la confiance.
– Un projet visant à réduire les soins prénataux inadéquats à Winnipeg dans les communautés les plus pauvres avec des fonds pour l’amélioration du système de santé. Ils ont du succès en travaillant avec les communautés. Ils utilisent un sondage pour connaître les obstacles aux soins afin de les surmonter.
– Un programme de réduction des méfaits (Aboriginal Youth Opportunities) à Point Douglas avec la communauté autochtone. Le programme a été créé et est piloté et conçu par la communauté. La communauté nomme ses besoins. Offrir des fournitures pour la réduction des méfaits chez le marchand du coin (il y avait auparavant un hôtel qui avait la réputation de lieu de consommation de substances). Ils ont demandé à l’ORSW de la santé publique de fournir des tests de dépistage des ITSS.
– Stratégie opérationnelle albertaine relative aux ITSS. Ils collaborent avec les communautés des Premières Nations et métisses pour incorporer leur point de vue dans les services. La phase de mise en œuvre consiste à dialoguer avec des partenaires ayant des objectifs similaires. P. ex., AB cancer legacy fund (fonds de legs en cancer) – le programme de prévention pour les Premières nations, le VHC – cérémonie + partenariat avec des praticiens de la prévention dans leur communauté.
– Exemple de lutte contre la tuberculose : application des principes de gestion des données.
– Le centre de gestion de l’information des Premières Nations de l’Alberta raconte des histoires à sa manière. Ils partagent des histoires de données, changent les messages, et ils ont eu un retour positif de ces changements.
– Santé publique et santé des populations AB se rend dans les communautés avec la DGSPNI et s’assure que la DGSPNI et la province coordonnent leur stratégie. Les communautés choisissent alors les prochaines interventions. En raison de la prise en main par la communauté, on obtient plus de chiffres pour les présentations des infirmières de télésanté ou de la communauté.
– Travailler avec les populations autochtones pour étendre le projet ECHO en Alberta. Chez les Premières Nations et les Métis, on constate une plus grande participation des populations au sein des groupes de travail du réseau des ITSS de l’Alberta. Ils ont amélioré l’accès aux soins et font des choses uniques. Les communautés font partie du développement de la cascade de soins. Les détenteurs de savoir autochtone partagent le travail des praticiens.
– Programme Know Your Status (KYS) de la Saskatchewan – programme amélioré d’ITSS mis en œuvre en 2011 qui déstigmatise le dépistage et la réduction des méfaits. Le programme comprend des tests, la réduction des méfaits et la gestion de cas. Le logo a été conçu par la communauté, et la communauté assure la direction et est responsable du programme. Les aînés participent activement aux stratégies de prévention et transmettent les messages à la communauté. La communauté s’est investie à fond dans le programme. Le programme KYS est maintenant présent dans plusieurs communautés des Premières nations de la SK et a pris la couleur particulière de chaque communauté. Dans de nombreuses communautés, le programme a permis de dépasser de loin les objectifs 90-90-90 pour le VIH et a donné lieu à de nombreux succès dans le traitement du VHC. Ils réduisent la stigmatisation associée au dépistage, mais apportent également l’accès à différentes ressources dans un forum; p. ex., Wellness Days-nutrition, KYS. Le programme KYS a incité les gens à participer.
– La SK a une base de données électronique unifiée – une infirmière peut voir si une personne a besoin d’un traitement dans une autre partie de la province – cela diminue la peur et la stigmatisation. Le groupe a discuté de l’accès pour contacter les personnes. Y a-t-il un accès par téléphone cellulaire?
– L’AB utilise Facebook comme principal mode de communication dans les communautés pour contacter des personnes.
– Test avec incitatif à Edmonton.
– Programme Mark of Mothers – des médecins et des infirmières sont allés dans la réserve pour une journée de formation, suivie d’une journée complète pour l’adaptation de tests et de traitement de la santé sexuelle et apporter un soutien à la santé des mères et des bébés.
– Autorité tribale régionale de la santé (ON) : possibilité d’augmenter les tests à Kenora, Sioux Lookout.
– L’AB a réussi à tisser des liens avec des organismes communautaires, notamment les églises et le centre de santé autochtone, afin de créer des liens avec des clients difficiles à atteindre.
– Pratique prénatale en soins infirmiers en santé publique : parcours de soins fondé sur des preuves 2019. Avec Streetworks, Marlas Taylor se déplace pour offrir des services contre les IST pour les femmes en âge de procréer. Cela a commencé avec la dernière éclosion de syphilis congénitale.
– L’AB dispense un enseignement et des tests dans le cadre du programme Poundmakers de rétablissement de la toxicomanie.
– Coordination et prévention de l’hépatite C et coordonnateur des soins de l’hépatite C. Tout le travail se fait dans la communauté.
– Autonomisation de la communauté AB – des utilisateurs de drogues injectables en collaboration avec la province, la DGSPNI pour le partage d’accords et de rapports sur les tendances en matière de santé. Qui est propriétaire des données?
– AB-SNUG ED, police/vice – Metis CFS offre de la bannique, de la soupe, fait du travail social et du dépistage. Fourniture de préservatifs. Soutien de la sensibilisation. Photos de femmes disparues et assassinées.

3a. Quelles sont les stratégies de santé publique à court terme pour prévenir les ITSS dans le groupe que vous avez choisi?
3b. Quelles sont les stratégies de santé publique à long terme pour prévenir les ITSS dans le groupe que vous avez choisi?
4a. Quelles sont les stratégies de santé publique à court terme pour répondre aux ITSS dans le groupe que vous avez choisi?
4b. Quelles sont les stratégies de santé publique à long terme pour répondre aux ITSS dans le groupe que vous avez choisi?
Remarque : L’un des deux groupes a répondu aux questions ci-dessus, mais les stratégies n’ont pas été différenciées.
– L’Ontario a besoin de renforcer ses capacités, il lui faut plus de médecins hygiénistes. Ils doivent renforcer leurs capacités en matière de cas et de contacts traditionnels. Ils doivent s’engager auprès des clients, notamment sur des questions importantes telles que l’eau potable et le logement. Les représentants en santé communautaire (RSC) sont des ressources inexploitées et ils doivent être formés et rémunérés.
– Colombie-Britannique – œuvrer à la mise en place d’une stratégie et d’un cadre en matière de santé sexuelle dans lesquels des ministères autres que celui de la santé ont un rôle à jouer. Par exemple, l’éducation publique. Qu’entend-on par durabilité? Quelle est l’efficacité? La province de la Colombie-Britannique est sur Grindr (avec moins de clics), les messages e-blasts plus efficaces avec les sites Web consacrés à la syphilis, plus de clics. Les groupes à haut risque n’ont pas Internet et les affiches stratégiquement placées pourraient-elles être préférables?

5. Quels indicateurs pourrait-on utiliser pour mesurer l’efficacité? Ces indicateurs pourraient-ils être communs à toutes les provinces des Prairies?
– Gestion commune constructive.
– Leadership à l’échelle communautaire, système opérationnel.
– S’informer auprès des dirigeants de la communauté sur le cours des choses. Pas de chiffres; ont-ils l’impression que les gens s’engagent – c’est à ce moment-là que nous savons si le travail porte ses fruits.
– Une communauté doit parler de réussite.
– Réduction des ITSS chez les peuples autochtones; pas seulement une affaire de diminution de chiffres.

5. Quels indicateurs pourrait-on utiliser pour mesurer l’efficacité? Pourraient-ils être communs à toutes les provinces des Prairies?
Pas de réponse.

Groupe 3 : Soutiens et partenariats destinés aux personnes aux prises avec un problème de surconsommation et exposées au risque d’ITSS

1. Quels sont les obstacles à la réduction du fardeau des ITSS dans le groupe que vous avez choisi?

Sur le plan individuel :

– Comportement et expérience en matière d’accès aux soins
– Priorisation d’autres besoins comme la nourriture plutôt que le dépistage et le traitement

En périphérie :

– Les solutions vont au-delà du système de santé
– Le manque de coopération du secteur privé, pas seulement la santé
– le revenu, l’éducation

Niveau politique :

– Revoir les stratégies de réduction des méfaits au-delà du logement, de la sobriété. Il y a un recul des stratégies de réduction des méfaits et de l’acceptation des bénéfices et avantages des stratégies.
– La complexité de la prestation des soins de santé – toxicomanie et santé mentale – sous-prestation de services; coordination de cas et travail social; participation des médecins en maladies infectieuses sur le plan des relations.
– Lacunes en matière de communication et de politique, faire appel à une « personne-ressource » pour combler les écarts dans les soins.
– Réduction des méfaits non priorisée à tous les niveaux de soins – comment les autres secteurs abordent-ils le problème

Échelle environnementale :
– Il manque de suivi concernant le traitement et le dépistage – il faut des programmes à long terme.
– Nécessité d’améliorer les relations avec les clients.
– Manque d’engagement envers le système de santé.
– Problème culturel.
– Manque d’accès au dépistage et aux traitements – avons-nous besoin d’autres voies?
– Absence de message concernant le traitement de la méthamphétamine ou espoir de traitement.

3. Discuter des partenariats ou des stratégies qui ont porté des fruits et qui sont actuellement mis en œuvre pour la prévention et l’intervention. Indiquez s’ils ont fait l’objet d’une évaluation. Ajoutez-les à la liste de solutions si le groupe est d’accord.

SK – Faire participer les familles

– Northern RHA SK – Partenariat avec les communautés; intégration de modes de traitement autochtones, y compris les chefs, lors de la collaboration avec les peuples autochtones.

– Collaboration VIH SK
– Faire participer des professionnels de la santé aux ateliers de soins de santé primaires afin de renforcer leurs capacités (médecins, infirmières).

– Proposition concernant les tests complexes (PHICO?)

– Programme de soutien des pairs.

– Les coordonnateurs de la stratégie anti-VIH collaborent avec des groupes de pairs en utilisant comme référence le document CATIE – le document d’évaluation peut être partagé.

– MB – réseau de réduction des méfaits en partenariat avec des groupes de pairs pour lutter contre les obstacles connus; trouver de meilleurs moyens d’établir des relations.

– Le MB souhaite intégrer un travailleur social à l’équipe de santé publique, comme pour la stratégie de lutte contre la tuberculose de Toronto visant à augmenter les taux de traitement. Le groupe a mentionné que le travail social ne devrait pas seulement se faire pour les soins de courte durée, car les gens vivent dans la communauté.

– SK- le travail social fait partie des programmes de lutte contre le VIH en Saskatchewan parce que les gens ont des inquiétudes concernant le revenu, les avantages, le logement (également à Regina, comme coordonnateur pour le VIH, le travailleur social travaille dans les centres correctionnels avec l’infirmière auprès de personnes qui viennent de recevoir un diagnostic de VIH) et ils les suivent dans d’autres contextes de soins et font la passerelle vers la communauté) – formation croisée des infirmières.

– AB- La santé publique doit être multidisciplinaire, comme les soins de courte durée et le programme ARCH avec site de consommation supervisée durant un séjour à l’hôpital. L’équipe ARCH fournit des services de consultation spécialisés aux patients des services d’urgence et aux patients hospitalisés de l’hôpital Royal Alexandra. Aide apportée dans les cas suivants : sevrage compliqué de drogues et d’alcool, évaluations et recommandations de traitement en matière de toxicomanie, entretien sur la motivation, maintien du traitement par agonistes d’opioïdes, fournitures pour réduction des méfaits et prévention de surdoses, liens avec les soins de santé primaires et communautaires, le logement, l’assurance et l’identification, la promotion de la santé et la prévention des maladies. https://www.albertahealthservices.ca/findhealth/service.aspx?Id=1068151. [consulté le 5 mai 2019]

– AB, un psychologue travaillant pour la santé publique à Edmonton utilise des mécanismes d’adaptation pour faire face aux problèmes de toxicomanie – cent clients l’ont contacté en dehors des soins.

– Le MB a encouragé les médecins des services d’urgence à faire des tests et on a parlé de la présence d’une infirmière de la santé publique aux urgences 24 heures par jour. En AB, ils ont a réussi à renforcer les capacités des services d’urgences qui ont ensuite entrepris seuls le travail de réduction des risques.

– Être visible dans les parcs avec des célébrités locales.

– AB – Développement de la capacité en dehors de la santé publique dans les environnements de soins primaires et de courte durée.

-ON – Agents de proximité fournissant un travail culturel dans les communautés autochtones – purification, événements de pêche, fabrication de bannique pour intéresser les personnes – programme non évalué.

– MB – Incitatifs envisagés comme McDonald en Alberta, Tim pour le dépistage et le traitement, s’adresser à des organisations communautaires offrant des services alternatifs, p. ex. le logement.

– AB – Fournit une évaluation pour un programme incitatif de test et de traitement des ITSS; on dit que ce programme donne aux gens une raison de faire le dépistage tout en éliminant la stigmatisation. L’argent et les cartes-cadeaux ont été abordés – AB a décidé de ne pas utiliser d’argent, de sorte que les travailleurs de proximité n’ont pas d’argent liquide et que cela ne crée pas de conditions dangereuses pour ces personnes. Regina offre des déjeuners plutôt que des cartes-cadeaux pour inciter les gens à se faire tester et traiter.

– MB a créé un programme : lorsque les personnes retournent des aiguilles usagées, elles peuvent participer au tirage au sort d’une carte-cadeau du magasin Tigre Géant.

– Les infirmières universitaires de la SK font des tests avec prélèvements d’urine.

– On a posé des questions aux représentants de l’Alberta sur le ciblage des écoles et des présentations sur la syphilis dans le cadre d’activités scolaires liées aux ITSS, mais pas sur la consommation de substances en raison du manque de preuves chez les jeunes.

Annexe D. Réponses dans le cadre de la Séance « Café du monde » – La notification des partenaires : historique et avancées
1. Quels sont les obstacles qui nuisent au succès de la notification des partenaires dans vos contextes? S’agit-il d’obstacles en termes de capacité, de motivation ou d’opportunité, et quelle solution pourrait être mise de l’avant?

Obstacles Solutions
– Accès limité
– Anonymat des partenaires/manque d’informations
– Branchements occasionnels
– Manque de notification des partenaires dans les médias sociaux
– Complexité des relations monogames
– Stigmatisation entourant l’identification du partenaire
– Sentiments de culpabilité
– Informer les partenaires
– Le client remplit le formulaire de fournisseur de soins de santé (AHS)
– Population itinérante
– Déplacements entre les provinces
– Manque d’engagement des clients
– Réinfections
– Problèmes de confidentialité (technologie)
– Manque de personnel en clinique; charge de travail; ressources humaines
– Le suivi n’est pas une priorité
– Frais de fournisseur de service; on dit non
– Comprendre la valeur de la notification des partenaires et quoi couvrir
– Absence d’évaluation des programmes de notification des partenaires
– Données démographiques des personnes
– Géographie – grandes et petites communautés
– Sur-médicalisation des tests
– Interactions négatives antérieures
– Les tests au point de service sont coûteux – Conserver un tableau des partenaires
– Déclaration anonyme numérique
– Créer des relations
– Suivi provincial
– Renforcement des capacités; établissement de relations
– Augmentation de l’accessibilité – heures prolongées; plus de cliniques
– Avoir un contact principal (infirmière)
– Technologie
– Notification de réseau (Californie)
– Caractéristiques similaires à la notification des partenaires de San Francisco basée sur les réseaux
– Aller plus loin dans les communautés
– Formation de médecins
– Thérapie du partenaire
– ESS et urine
– Utilisation de dépôt
*** Type d’obstacle qui n’a pas été relevé par tous les groupes.

2. Comment pourrait-on renforcer les stratégies de notification des partenaires existantes afin de les rendre plus efficaces et productives?
– *Traitement du partenaire livré par le patient
– Utiliser Facebook pour contacter des personnes
– Utilisation de médias sociaux sans barrière (utilisation du compte de la clinique)
– Utilisation d’un centre d’appels provincial avec algorithmes
– Utilisation de la technologie – remplir un formulaire numérique et l’envoyer également sous forme numérique
– Utiliser des stratégies concrètes pour trouver de l’information pertinente – où se tiennent les gens?
– Avoir un dossier médical électronique provincial – 1 patient, 1 dossier pour reconstituer le tout
– Traitement accéléré du partenaire, puis demandez au partenaire de se rendre au laboratoire un mois après le test.
– Priorisation de la chlamydia (dans le bas de la liste)
– Applications de médias sociaux
– Identité neutre sur le plan du genre dans Facebook
– Incitatif pour les médecins pour remplir les documents de notification de partenaires
– Demandez au client qui d’autre dans son réseau a besoin de tests
– Améliorer les compétences des prestataires sur la manière d’avoir ces conversations
– Extension des heures de travail pour les infirmiers(ères) en santé publique
– Campagnes publiques

Quelle autre solution peut-on proposer pour la notification des partenaires? (Faire preuve de créativité!)
– Tester et traiter le partenaire
– Geopoking
– Éducation
– Connexion aux ressources
– Dialogue public sur une sexualité et des relations saines
– Occasions de réduction des méfaits
– Conversation sur la promotion de la santé
– Campagnes publiques

3. Quelles nouvelles stratégies de notification des partenaires sont actuellement utilisées ou pourraient être explorées? Ces stratégies actuelles sont-elles soumises à une évaluation?

Alberta
– Directives de test et de traitement – « Livre bleu » (budget de dépenses) pour le personnel infirmer en NP; 6-7 modules en ligne que le personnel infirmier doit faire avant de commencer à faire la notification des partenaires.
– Porte-à-porte dans les zones rurales
– Une personne dédiée à la NP pour la syphilis congénitale
– Changement important au cours des cinq dernières années : plus personne ne donne d’information sur les partenaires. Besoin d’une campagne sur l’importance de la notification des partenaires
– Installer des chargeurs pour téléphones cellulaires dans les cliniques pour empêcher les gens de partir, surtout quand les temps d’attente sont longs; permet également aux patients d’ouvrir des applications sur leurs téléphones pour identifier des partenaires.
– Obtenir une notification des centres de détention.
– Envoi de lettres au médecin de soins primaires au sujet de la date du diagnostic et du traitement; utilisé comme un outil de gestion clinique.
– Lorsque les patients se rendent dans les cliniques, ils reçoivent un ensemble de demandes déjà pré-datées.
Manitoba
– Utilisation de Facebook pour la recherche de contacts; également utile si les patients n’ont pas de téléphone (également utilisé en AB).
– Reformuler les questions : au lieu de demander avec qui ils ont eu des relations sexuelles, poser plutôt ce genre de question : « Y a-t-il quelqu’un d’autre qui, selon vous, pourrait bénéficier des tests? »
– Partenariat avec la DGSPNI pour réaffecter des fonds afin que les pharmaciens et les médecins puissent se rendre dans les communautés au lieu que les patients se rendent à eux.
– Changer les heures du personnel en notification de partenaires – plus efficace après le souper.
– Utilisation d’incitatifs (cartes-cadeaux) pour amener les partenaires (pas encore mis en œuvre).
Colombie-Britannique
– Utilisation d’applications de rencontres
Saskatchewan
– Pour les patients traités à la clinique, ils commencent progressivement à établir un climat de confiance avec les infirmières, puis à leur parler de leurs partenaires.
– Page 26 :
– Shared Client Index (SCI) – permet de voir si les patients ont fréquenté certaines cliniques, puis l’infirmière peut appeler cette clinique pour obtenir des informations.
– Maillage social
– Se baser sur les lieux – plutôt que de demander qui sont les partenaires du patient, lui demander à quel endroit il les rencontre.
– Cartes de visite des infirmières autorisées données aux patients afin qu’ils puissent les donner à leurs partenaires.
Ontario
– Interaction face à face, puis tentative de faire venir les personnes.
– Agents de libération conditionnelle aident à identifier des partenaires.
Général
– Recherche de noms de patients dans des bases de données (PANORAMA, etc.)

4. Quelle priorité accorde-t-on à la notification des partenaires par rapport à d’autres stratégies (par exemple, par infection, critères de risque)?
Manitoba
– Selon ce que permettent les ressources.
– La notification des partenaires ne semble pas affecter les chiffres et les taux.
– En raison de la Loi sur les informations personnelles sur la santé, les médias sociaux sont remis en question.
– Il serait bon qu’ensemble on déclare la fin de CT.

Saskatchewan
– Suivre tous les contacts pour toute maladie.
– Une tentative pour la CT; ne pas aller au-delà de la norme (3 appels-1 lettre-1 visite – fermeture) en raison de la dynamique de la population.
– NG et syphilis – haute priorité

Alberta
– Complexe – VIH> NG> CT (comme une matrice)
– Comportement modifié
– Si connu pour être traitable et curable
– Conséquences pour le partenaire et le bébé
– Déclatation en ligne

Ontario
– Femmes enceintes, VIH, syphilis
– Discours relâché par rapport à la CT; ne pas notifier tous

Colombie-Britannique
– Syphilis prénatale – une priorité
– Immigrant
– Voudrais voir la CT diminuer, lourdeur

Général
– La santé publique traite les cas et ne donne pas la priorité à la NP.
– La NP nécessite beaucoup de travail.
– Réseaux sociaux, tests sur place.
– Besoin de soutenir la réglementation.

Quelles autres idées peut-on explorer pour la priorisation de la NP?
Manitoba
– Parle de l’arrêt de la NP.
– Test d’un volume suffisant TAAN

Saskatchewan
– En fonction de la maladie
– Dépend de l’urgence de l’infection
– Toute personne ayant une double infection
– CT, une notification pendant 14 jours; visites à domicile pour l’hépatite C et la syphilis
– On demande s’il y a un déplacement en dehors de la SK
– La saisie de données est onéreuse
– Pas de visite à domicile; envoi de textos, mais pas d’appel téléphonique; certains rappellent

Alberta
– Changer de modèle

Général
– Grappes phylogénétiques au fil du temps
– Re-faire la NP
– Au-delà de la NP : pas seulement une maladie d’intérêt immédiat

5. Quelles méthodes d’évaluation actuelles avez-vous utilisées pour surveiller et mesurer l’efficacité des stratégies de notification des partenaires?
– Suivi par enregistrement électronique Accuro
– Prioriser les mineurs et les femmes enceintes
– ORSW – Examen des dossiers; examen de cas et base de données de contacts; combien de contacts sont devenus des cas
– Aucun cas de chlamydia chez les plus de 18 ans – arrêté de suivi
– SK – Base de données d’accès; diminue si les gens ont été notifiés; les infirmières impriment une liste du travail quotidien
– Basé sur des incitatifs – accèdent maintenant à des sites qu’ils n’avaient jamais pu accéder auparavant
– Évaluation d’une autre approche de NP par rapport à la recherche traditionnelle de contacts
– Évaluation de la syphilis – temps de traitement et temps de suivi
– Indicateurs de programme – combien de partenaires réellement identifiés? Combien ont été testés et traités?
– Normes – Nombre de contacts à suivre; étudier les cas : ratio de contact (4,3 contacts pour 1 cas de GN)
– Combien de clients à atteindre
– Les références de PNN – lorsqu’on a essayé de contacter les clients sans y parvenir; voir une approche créative
– Observation anecdotique de Chlamydia – courbe plate de 1997 à 2000; montée en 1998 à la suite de tests d’urine, lorsque les taux de syphilis ont augmenté en 2012-2013 et qu’ils ont dû abandonner la chlamydia en même temps. La courbe ne change pas avec la chlamydia.
– Les contacts avec la syphilis en 2018 – 12 % sont devenus des cas – comment, la recherche de contact a-t-elle permis de prendre conscience de la maladie?
– Éléments traités autour de la notification du contact/partenaire – même dans les méthodes de recherche qualitative
– Les clients ont été sondés sur la manière dont ils se sentent par rapport au processus
– Ressources pour cueillette de données – temps, outils, saisie de données, cibles, commentaires

Que faut-il pour évaluer les stratégies de notification des partenaires dans vos contextes?
– Visites à domicile pour des contacts hautement prioritaires
– Utilisation d’Accuro
– Accès aux bases de données
– Bonnes bases de données
– Cueillette de données systémique
– Suivi des stratégies qui ont été utilisées
– L’équipe rencontre les infirmières en NP pour examiner les cas – discuter des tentatives qui ont été faites et de ce qui doit être fait. On peut faire le suivi du temps que cela a pris et des lieux où les recherches ont été faites.
– Utiliser l’observation et les étudiants en médecine comme « main-d’œuvre bon marché »
– Cohérence d’une province à l’autre et dans le monde
– Mesurer le nombre de réinfections

Quels sont les indicateurs de succès pour la notification des partenaires?
– Au début, si on trouve les contacts primaires ou secondaires, cela est vu comme une réussite. Cette année, on a trouvé au niveau tertiaire.
– Graphiques si on trouve des personnes dans les 90 jours
– Dénombrer les personnes qui reçoivent un traitement
– Délai de l’ouverture à la fermeture du dossier – établir des limites
– 6 mois syphilis; 8 mois CT
– Combien de personnes pouvez-vous trouver
– Si l’on trouve ou non des maladies
– Prévention de la réinfection
– Pourcentage de tests sur les partenaires
– Traitement des cas avec un résultat positif
– La notification des partenaires en Colombie-Britannique est assez élevée – l’investissement en vaut la peine