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Le présent bulletin se concentrera sur le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), également appelé syndrome cardiopulmonaire à hantavirus (SCPH), car il s’agit de la maladie la plus répandue en Amérique du Nord.
Les Points saillants du CCNMI offrent aux praticiens et cliniciens canadiens de la santé publique des revues actualisées sur les renseignements essentiels liés aux maladies infectieuses importantes, de manière à ce qu’ils servent à la pratique en santé publique au Canada. Bien qu’ils ne constituent pas des revues de littérature formelles, les Points saillants sont rédigés à partir de sources clés dont des revues scientifiques évaluées par les pairs, l’ASPC, les centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
N’hésitez pas à nous faire part de vos questions, commentaires et suggestions le concernant à l’adresse suivante : nccid@manitoba.ca.
Que sont les Points saillants ? Pour en savoir plus sur la manière dont nous recueillons l’information, veuillez consulter notre page dédiée Points saillants.
Questions abordées dans le présent bulletin :
- Quelles sont les principales caractéristiques des hantavirus ?
- Où en est la situation concernant l’actuelle éclosion des hantavirus ?
- Quel risque les Canadiens ont-ils d’être infectés par un hantavirus à l’heure actuelle ?
- Quelles sont les mesures à prendre en cas de suspicion de cas de hantavirus ou de contact ?
Quelles sont les principales caractéristiques des hantavirus ?
Caractéristiques :
Les hantavirus appartiennent à la famille des Hantiviridæ au sein de l’ordre des Bunyavirales. Ce sont des virus enveloppés d’environ 100 nm de diamètre dont le génome est composé de trois segments d’ARN monocaténaire à polarité négative, enfermés dans une capside sphérique.
Plusieurs espèces de hantavirus sont pathogènes pour l’humain et sont à l’origine du syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), notamment le virus des Andes (ANDV), le virus Sin Nombre (VSN), le virus Laguna Negra et le virus New York. À chaque sérotype de hantavirus pathogène pour l’homme correspond une espèce de rongeur spécifique et différents rongeurs transmettent différents types de hantavirus. Les hantavirus sont classés en trois sous-familles en fonction de la taxinomie du rongeur hôte :
- Sigmodontinæ — rats et souris hôtes de l’« Ancien Monde » présents en Afrique, en Asie et en Europe qui peuvent causer la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).
- Muridæ — rats et souris hôtes de l’Ancien Monde répandus dans les Amériques qui peuvent provo quer un SPH.
- Arvicolinæ — campagnols et lemmings hôtes dans l’hémisphère Nord holarctique.
L’espèce de hantavirus endémique du Canada et la plus fréquente en Amérique du Nord est le VSN dont la souris sylvestre est le principal réservoir. Le rat pygmée des rizières est le principal vecteur du virus des Andes, le plus répandu dans le sud de l’Amérique du Sud. Les ANDV et VSN sont des hantavirus de l’« Ancien Monde » de la sous-famille des Sigmodontinæ.
- Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Hantavirus spp.
- OMS – Hantavirus (en anglais)
- Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) – Hantavirus
Cause :
Les hantavirus se propagent essentiellement par l’urine, les excréments et la salive de rongeurs. Ils peuvent se transmettre par l’ingestion d’eau ou de nourriture contaminée ainsi que par contact direct avec le virus par le biais de lésions cutanées ou des muqueuses. Ces virus ne se propagent pas par contact de personne à personne, bien qu’une transmission interhumaine limitée ait été documentée chez des personnes en contact étroit et prolongé avec le virus des Andes (ANDV), principalement en Argentine et au Chili.
En Amérique du Nord, la principale cause du SPH en Amérique du Nord est le virus Sin Nombre. En Amérique du Nord, cinq espèces de rongeurs sont reconnues comme vecteurs potentiels du VSN : la souris sylvestre, le rat cotonnier, le rat des rizières, la souris à pattes blanches et le campagnol à dos roux. La souris sylvestre porteuse de la souche VSN est la plus répandue au Canada.
| Espèce | Réservoir | Répartition des réservoirs aux États-Unis et au Canada |
| Prospect Hill | Campagnol des champs | Centre de l’Alaska Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, montagnes Rocheuses, nord du Nouveau-Mexique, Grandes plaines au nord du Kansas, Appalaches au nord de la Géorgie |
| Sin Nombre | Souris sylvestre | Alaska du Sud-Est, tout le nord du Nouveau-Mexique, Canada, États-Unis continentaux à l’exception des côtes sud-est et est |
| New York | Souris à pattes blanche | Centre et est des États-Unis, Alberta du Sud, sud de l’Ontario, Québec, Nouvelle-Écosse |
Tableau adapté de Mir, Mohammed. 2011. Hantaviruses (en anglais)
- Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Hantavirus spp.
- ASPC – Causes d’une infection à hantavirus
Période d’incubation, signes et symptômes :
La période d’incubation d’un hantavirus est de 2 à 4 semaines, mais peut s’échelonner de 14 à 17 jours pour le SPH. Les symptômes du SPH peuvent commencer à se manifester de une à six semaines après l’exposition au virus. Après quatre à dix jours de la phase initiale de la maladie, les manifestations tardives du SPH font leur apparition (p. ex., oppression thoracique). Le syndrome pulmonaire à hantavirus se découpe en quatre phases :
- la phase prodromique : d’une durée de trois à six jours ; elle se caractérise par une fièvre soudaine, de la myalgie, des maux de tête et des troubles gastro-intestinaux.
- la phase cardio-pulmonaire : à évolution rapide, caractérisée par un œdème pulmonaire non cardiogénique, hypoxémie et toux, épanchement pleural, symptômes gastro-intestinaux, tachypnée et tachycardie, dépression myocardique et choc cardiogène, parfois accompagnés d’hypotension et d’oligurie. Les symptômes graves comprennent la sensation d’essoufflement et de graves difficultés respiratoires.
- la phase diurétique : marquée par la résorption de l’œdème pulmonaire et la résolution de la fièvre et de l’état de choc.
- la phase de convalescence : marquée par le rétablissement du patient.
- ASPC – Symptômes d’une infection à hantavirus
- Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Hantavirus spp.
- Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) – Hantavirus Clinical Features (en anglais)
Gravité et complications :
Le taux de létalité du SPH se situe entre 30 et 38 %. L’ASPC indique que selon la souche du virus en cause, environ 40 % des personnes atteintes d’un SPH ne se rétablissent jamais de la maladie.
Épidémiologie :
Généralités
Les hantavirus sont présents dans le monde entier, mais la distribution des différentes espèces dépend de l’habitat de l’hôte rongeur. On dénombre environ 150 000 à 200 000 cas de FHSR dans le monde chaque année et le taux de mortalité peut varier de moins de 1 % à 12 % selon le virus en cause. Environ 200 cas de SPH sont recensés annuellement en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Les infections se déclarent surtout dans les régions rurales, mais peuvent également être observées en milieu urbain.
- Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Hantavirus spp.
- ECDC – Risk Groups (en anglais)
Canada
Le 1er mai 2026, le Laboratoire national de microbiologie a confirmé 168 cas d’infection à hantavirus au Canada depuis le début de la surveillance active en 1994. Chaque année, il y a environ cinq cas d’hantavirus au Canada. On observe des pics de cas de SPH accompagnés d’une hausse saisonnière de la population de souris sylvestres au printemps et en été, en raison de l’augmentation de leur reproduction. Le SPH est causé par un contact avec les excréments de rongeurs infectés par le virus Sin Nombre. La plupart des cas sont signalés dans les zones rurales du sud du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
- ASPC – Risques d’une infection à hantavirus
- Laboratoire national de microbiologie – SCPH (2020) (en anglais)
- La Presse – Hantavirus : Un cas en Mauricie il y a plus de 20 ans
Figure:

Figure :
- CDC — Figure 2. Cas de SCPH par province, année, mois et âge des patients, Canada, 1989-2019 (en anglais)

Manitoba :
Cinq cas de SPH ont été recensés depuis 2019.
- CDC — Figure 2. Cas de SCPH par province, année, mois et âge des patients, Canada, 1989-2019 (en anglais)
Ontario :
Aucun cas de SPH n’a été recensé en Ontario.
Alberta :
Seize cas confirmés de SPH ont été recensés en Alberta de 2014 à 2018, dont un cas mortel. Au total, 77 cas de SPH ont été recensés depuis 2019.
- Alberta Health Services – Hantavirus (en anglais)
- CDC — Figure 2. Cas de SCPH par province, année, mois et âge des patients, Canada, 1989-2019 (en anglais)
Colombie-Britannique :
D’après le BCCDC, trois cas de SPH ont été enregistrés pour la première fois en Colombie-Britannique en 1994. Depuis 2019, 19 cas ont été recensés.
- BCCDC – SPH (en anglais)
- CDC — Figure 2. Cas de SCPH par province, année, mois et âge des patients, Canada, 1989-2019 (en anglais)
Saskatchewan :
Depuis 2019, 35 cas de SPH ont été recensés.
- CDC — Figure 2. Cas de SCPH par province, année, mois et âge des patients, Canada, 1989-2019 (en anglais)
Quebéc :
Six cas de SPH ont été recensés depuis 2019, dont cinq dus à des déplacements dans les provinces occidentales ou à des exercices militaires.
- Laboratoire national de microbiologie – SCPH (2020) (en anglais)
Diagnostic en laboratoire :
Les diagnostics de hantavirus sont vérifiés par des tests en laboratoire. Un ou plusieurs des trois marqueurs diagnostiques doivent être positifs pour que l’infection par un hantavirus soit confirmée. Le seul laboratoire au Canada effectuant un dépistage diagnostique de l’infection à hantavirus chez l’homme est le laboratoire national de microbiologie.
Les marqueurs diagnostiques comprennent :
- la détection d’IgM dirigés contre le hantavirus ou d’une élévation du titre d’IgG ;
- la détection de l’ARN du hantavirus par RT-PCR ;
- la détection de l’antigène du hantavirus par immunohistochimie.
- ASPC – Pour les professionnels de la santé :infection à hantavirus
- Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Hantavirus spp.
- BCCDC – Hantavirus (en anglais)
Prévention et contrôle :
La première mesure de prévention à prendre contre les infections à hantavirus doit être la lutte contre les rongeurs. Il s’agit de limiter les populations de rongeurs à proximité des zones d’habitation. Les personnes doivent éviter tout contact avec l’urine, les excréments, la salive et les matériaux de nidification des rongeurs. Les mesures de sécurité pour un nettoyage et une désinfection appropriés des zones infestées de rongeurs doivent être respectées (conformément aux indications de l’ASPC).
Les hantavirus se propagent par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés, ce qui peut se faire par l’air, par contact direct ou par l’alimentation. Il n’existe actuellement aucun vaccin contre l’infection à hantavirus. Selon l’ASPC, la clé pour prévenir la maladie consiste à éviter l’infestation de rongeurs et à nettoyer et désinfecter adéquatement les endroits contaminés par des excréments de rongeurs.
Pour éliminer la présence de rongeurs chez soi, sur son lieu de travail ou dans tout autre lieu de vie, il convient d’obstruer les ouvertures par lesquelles les rongeurs seraient susceptibles de s’introduire ; de conserver les aliments et les ordures dans des contenants hermétiquement fermés ; d’installer des pièges à souris ; et d’entretenir les jardins. Le virus peut survivre de 12 à 15 jours dans les litières contaminées, de 5 à 11 jours dans des surnageants de culture cellulaire à température ambiante, et de 18 à 96 jours dans des surnageants de culture cellulaire à 4 °C.
- ASPC – Prévention d’une infection à hantavirus
- Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Hantavirus spp.
Les techniques de désinfection efficaces sont les suivantes :
- S’équiper d’un masque filtrant adapté (disponible en magasin de fournitures de sécurité), de gants en caoutchouc et de lunettes de protection.
- Aérer tout espace fermé pendant 30 minutes avant de procéder à son nettoyage.
- Utiliser un désinfectant d’usage général (un volume d’eau de Javel pour neuf volumes d’eau) ou un produit de nettoyage ménager.
L’inactivation physique du virus peut se faire par exposition à la chaleur à une température de 56 °C, pendant 15 minutes pour les virus dans un milieu de culture cellulaire et deux heures pour les virus séchés.
- Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Hantavirus spp.
- HealthLinkBC – SPH (en anglais)
Vaccination et Traitement :
L’infection à hantavirus peut être mortelle et il n’existe actuellement aucun vaccin contre les hantavirus. Certains traitements permettent toutefois d’atténuer les symptômes du patient, notamment les soins de soutien, le maintien des niveaux d’oxygène par aide médicalisée, et les mesures visant à prévenir la déshydratation.
L’ASPC suggère d’envisager le recours à un système extracorporel d’élimination du CO2 pour traiter le SHP, afin de prévenir l’apparition d’un œdème pulmonaire et d’un choc cardiogène. S’agissant du SPH, la détection précoce de l’infection est cruciale pour l’obtention de meilleurs résultats cliniques. Les personnes infectées peuvent être prises en charge dans une unité de soins intensifs, où elles bénéficient d’une oxygénothérapie qui les aide à surmonter la grave détresse respiratoire que ce virus peut provoquer.
- ASPC – Comment peut-on prévenir une infection à hantavirus ?
- ASPC – Pour les professionnels de la santé :infection à hantavirus
- ASPC – Traitement des maladies causées par l’hantavirus
Où en est la situation concernant l’actuelle éclosion des hantavirus ?
Des voyageurs canadiens se trouvaient à bord du navire de croisière MV Hondius lors d’une éclosion de l’ANDV, dont le premier résultat de test de laboratoire positif au hantavirus a été confirmé le 2 mai 2026. Le 7 mai 2026, trois décès et trois hospitalisations ont été rapportés sur cinq cas confirmés et trois cas présumés d’ANDV. Au 11 mai 2026, les Canadiens qui avaient été à bord du navire demeuraient asymptomatiques. Les deux passagers canadiens identifiés à bord du navire et la personne ayant été en contact avec un individu symptomatique à bord d’un avion sont rentrés chez eux; ils ont reçu des consignes de mise en quarantaine et font l’objet d’un suivi par les autorités locales.
L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a réalisé une évaluation rapide des risques afin d’estimer le risque lié à l’arrivée au Canada d’un voyageur infecté par l’ANDV à bord du MV Hondius, ainsi que le risque pour l’ensemble de la population canadienne. Selon cette évaluation, datée between 11-20 mai 2026, la probabilité d’importation de l’ANDV au Canada est modérée. L’impact sur la population canadienne est jugé mineur (faible incertitude), puisque la transmission interhumaine de l’ANDV nécessiterait un contact étroit et prolongé, ce qui rend peu probable une transmission secondaire, même si une personne infectée arrivait au Canada. Pour l’instant, l’ANDV n’est pas considéré comme un agent pathogène susceptible de provoquer une pandémie.
L’évaluation rapide des risques de l’ASPC relative au hantavirus est associée à un niveau d’incertitude modéré. La première source d’incertitude découle du manque de données probantes sur les antécédents spécifiques d’exposition à l’ANDV chez les voyageurs revenant au Canada. Les autres sources d’incertitude sont liées aux hypothèses formulées quant à la probabilité de transmission interhumaine de l’ANDV observé dans le cadre de cet événement, fondées sur une analyse épidémiologique, ainsi qu’à la possibilité que cet ANDV diffère des souches récemment en circulation dans les régions endémiques.
Quel risque les Canadiens ont-ils d’être infectés par un hantavirus à l’heure actuelle ?
Le risque d’être infecté par un hantavirus est faible. Toutefois, toute personne entrant en contact avec des rongeurs porteurs du hantavirus est à risque. L’infestation de rongeurs à l’intérieur ou à proximité des habitations constitue le principal risque d’exposition. Tant les infestations que les expositions peuvent néanmoins se produire partout où les rongeurs sont présents, notamment les chalets, les sentiers et les abris de jardin.
Quelles sont les mesures à prendre en cas de suspicion de cas de hantavirus ou de contact ?
Un formulaire de demande d’analyse général est disponible sur le site Internet de Santé publique Ontario. Il est demandé d’y préciser le virus suspecté (FHSR ou SPH), la date d’apparition des symptômes, les symptômes et les antécédents de voyage. Les exigences en matière d’échantillons sont spécifiées sur le site. Seul le SPH a été recensé au Canada et aux États-Unis.
Le laboratoire de santé publique du BCCDC propose des tests environnementaux et diagnostiques. Il est possible de commander un contenant à échantillon ou un formulaire de demande d’analyse sur leur site Internet.
- BCCDC – Laboratory Services (en anglais)
Cas et gestion des contacts :
Toute personne ayant été en contact avec des rongeurs ou des excréments/de l’urine de rongeur ou présentant les symptômes répertoriés est tenue de se mettre en contact avec un fournisseur de soins de santé. Il lui sera demandé de fournir des détails quant à ce contact afin de permettre l’exploration de maladies spécifiques aux rongeurs telles que le syndrome pulmonaire à hantavirus et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal.
Définitions des cas :
Le gouvernement canadien a la responsabilité d’informer la population au sujet des hantavirus et des maladies qu’ils causent. Le laboratoire national de microbiologie est le seul laboratoire au Canada à effectuer des tests de diagnostic pour les infections à hantavirus chez l’homme, à analyser les tendances des cas de syndrome pulmonaire à hantavirus au Canada, et à mener des enquêtes sur le terrain lors de cas d’infection à hantavirus dans tout le Canada.
- Gouvernenment du Canada – Surveillance des maladies liées à hantavirus
- ASPC – Risques d’une infection à hantavirus
La maladie clinique doit être confirmée en confirmant l’infection en laboratoire via l’une des trois méthodes suivantes :
- la détection d’anticorps IgM dirigés contre le hantavirus ou
- détection d’une augmentation d’au moins quatre fois du titre d’anticorps IgG dirigés contre le hantavirus ou
- détection de l’ARN du hantavirus dans un échantillon clinique approprié ou
- la détection de l’antigène du hantavirus par immunohistochimie.
La maladie clinique se caractérise par une maladie fébrile (température buccale > 38,3 °C) nécessitant une oxygénothérapie, des infiltrats diffus bilatéraux et une évolution de l’infection dans les 72 heures suivant l’hospitalisation.
- BCCDC – Hantavirus (en anglais)
- Gouvernement du Canada – Définition nationale de cas : Syndrome pulmonaire à hantavirus
Identification et déclaration :
Le SPH est une maladie à déclaration obligatoire au niveau national depuis 2000. L’ASPC recommande à toute personne manifestant des symptômes et ayant été en contact avec des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs de se mettre en contact avec son médecin en lui signalant une possible exposition aux rongeurs.
D’après Santé publique Ontario, les résultats de test sont communiqués aux fournisseurs de soins à l’origine de la demande de test. Les résultats positifs sont signalés au médecin hygiéniste, comme l’exige la Loi sur la protection et la promotion de la santé.
- Santé publique Ontario – Hantavirus : sérologie et PCR (en anglais)
- ASPC – Symptômes d’une infection à hantavirus
Autres ressources en français :
- Santé publique Ontario – Recommandations de santé publique sur le hantavirus (virus des Andes)(15 mai 2026)
- Santé publique Ontario – Mesures de prévention et de contrôle des infections pour le hantavirus (virus des Andes)(15 mai 2026)
- Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail – Hantavirus (20 mai 2026)
- Gouvernement du Québec – Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale – Contacts liés à l’éclosion de hantavirus sur le navire mv hondius (15 mai 2026)
Date de modification : 21 mai 2026
