Point saillants : streptocoque du groupe A

Dernière mise à jour le February 13, 2018

Les bilans préparés par le CCNMI (Points saillants) visent à fournir aux intervenants et aux médecins de santé publique au Canada de l’information à jour sur les principales maladies infectieuses touchant le secteur. Même si elle ne constitue pas une revue de littérature proprement dite, l’information présentée ici provient de sources incontournables comme l’Agence de santé publique du Canada (ASPC), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que d’articles évalués par des pairs.

Le présent bilan a été préparé par Aleksandra K. Wierzbowski. Vos questions, commentaires et suggestions sont les bienvenus. Écrivez à nccid@umanitoba.ca.

Que sont les Points saillants? Pour savoir davantage sur la manière dont on recueille l’information, voir notre page dédiée au but et aux méthodes de nos Points saillants.

Quelles sont les caractéristiques importantes du streptocoque du groupe A?

Cause et pathogenèse

La bactérie streptocoque du groupe A (SGA) est un coccus bêta-hémolytique gram positif en chaîne. Elle est à l’origine d’une grande variété de maladies chez l’humain, notamment l’angine streptococcique (pharyngite aiguë) et des infections de la peau et des tissus mous, comme l’impétigo et la cellulite. Elle peut également causer des maladies invasives (graves) comme la fasciite nécrosante (maladie dévoreuse de chair) et le syndrome de choc toxique (SCT) streptococcique, quoique ces maladies soient plus rares. Plusieurs agressines contribuent à la pathogenèse du SGA, notamment la protéine M, l’hémolysine et les enzymes extracellulaires.

CDC – Maladie à streptocoque du groupe A – Pour les professionnels de la santé (en anglais seulement)

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

Signes et symptômes

Les signes et symptômes des infections à SGA varient selon la maladie qu’elles provoquent.

Angine streptococcique : les symptômes comprennent une enflure, une douleur et une rougeur au niveau de la gorge et des amygdales (érythème pharyngé et amygdalien), une hypertrophie des amygdales avec ou sans exsudat, des pétéchies au palais (symptôme rare, mais très spécifique), une forte fièvre, des maux de tête et une enflure des ganglions lymphatiques du cou (lymphadénopathie cervicale antérieure). Il peut également y avoir des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements, surtout chez les jeunes enfants.

En général, la toux, la rhinorrhée, l’enrouement, les aphtes buccaux et la conjonctivite ne sont pas des symptômes observés chez les patients atteints d’une pharyngite à SGA. Leur présence est donc fortement indicative d’une origine virale.

CDC – Maladie à streptocoque du groupe A – Pour les professionnels de la santé (en anglais seulement)

CDC – Maladie à streptocoque du groupe A – Pharyngite (en anglais seulement)

Mayo Clinic – Angine streptococcique – Pour les patients et la population générale (en anglais seulement)

Scarlatine : les personnes infectées peuvent remarquer une éruption rouge qui s’étend rapidement (éruption érythémateuse qui blanchit lorsque l’on exerce une pression) et dont la sensation rappelle celle du papier sablé. L’éruption apparaît sur le tronc, puis se propage vers l’extérieur, épargnant généralement la paume des mains, la plante des pieds et le visage, mais s’intensifiant au niveau des plis de flexion (c.-à-d., sous le bras, dans la région de l’aine). C’est ce que l’on appelle les « lignes de Pastia ». Les patients atteints peuvent également présenter une rougeur et une enflure aux lèvres et des taches rouges sur la langue (papilles rouges). On peut observer une pâleur péribuccale et une langue « framboisée » à mesure que la maladie régresse.

La scarlatine se présente habituellement de façon concomitante avec la pharyngite aiguë, bien qu’elle puisse apparaître après une pyodermite causée par le SGA ou après l’infection d’une plaie.

CDC – Maladies à streptocoque du groupe A – Pour les professionnels de la santé (en anglais seulement)

CDC – Malades à streptocoque du groupe A – Scarlatine (en anglais seulement)

Mayo Clinic – Scarlatine – Pour les patients et la population générale (en anglais seulement)

 

Impétigo : les symptômes peuvent comprendre une éruption rouge semblable à une série de petites cloques ou de boutons rouges. Lorsque les cloques éclatent et que du liquide en sort, celui-ci finit par s’assécher, formant ainsi une croûte jaune ou grise qui recouvre les cloques. Les plaies

apparaissent généralement autour du nez et de la bouche, mais peuvent se propager à d’autres parties du corps par contact avec les doigts, un vêtement ou une serviette. Toute démangeaison ou douleur est généralement légère.

Il existe une forme plus rare, appelée impétigo bulleux, qui peut causer l’apparition de cloques plus grosses sur le tronc des nourrissons et des jeunes enfants. Une forme plus grave de l’impétigo, appelée ecthyma, pénètre la peau plus en profondeur, causant la formation de plaies remplies de liquide ou de pus qui se transforment en ulcères profonds.

Mayo Clinic – Impétigo – Pour les patients et la population générale (en anglais seulement)

Infections invasives à streptocoque du groupe A : ces infections peuvent se présenter sous n’importe quelle forme de syndrome clinique, y compris la pneumonie, une bactériémie associée à une infection cutanée (p. ex., cellulite, rouget ou infection d’une plaie chirurgicale ou non chirurgicale), une infection des tissus mous profonds (p. ex., myosite, fasciite nécrosante), la méningite, la péritonite, l’ostéomyélite, l’arthrite septique, la septicémie post-partum (fièvre puerpérale), la septicémie néonatale, le SCT streptococcique ou une bactériémie non focale. Les infections de la peau et des tissus mous sont les infections invasives à SGA les plus courantes.

Syndrome de choc toxique : le SCT streptococcique entraîne une baisse rapide de la tension artérielle et une insuffisance des organes. Les symptômes comprennent la fièvre, les rougeurs cutanées, les étourdissements, des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe, la confusion, l’état de choc, la diarrhée, des vomissements et des douleurs musculaires intenses. Il s’agit de la maladie la plus grave causée par les infections invasives à SGA.

Mayo Clinic – Syndrome de choc toxique – Pour les patients et la population générale (en anglais seulement)

La fasciite nécrosante avec ou sans myosite nécrosante est présente chez environ 50 pour cent des patients atteints du SCT streptococcique.

Fasciite nécrosante (parfois appelée « bactérie dévoreuse de chair ») : la fasciite nécrosante est une infection profonde des tissus sous-cutanés entraînant la destruction rapide des fascias et des tissus adipeux, mais qui peut épargner la peau en soi. Les symptômes comprennent la fièvre, des douleurs intenses, des rougeurs et une enflure de la zone touchée. La douleur est souvent disproportionnée, c’est-à-dire, qu’elle est bien pire que ce qu’en laisse croire l’aspect de l’infection.

Une myosite nécrosante peut se déclarer chez les patients atteints de fasciite nécrosante ou de SCT streptococcique.

Gravité et complications

Les infections à SGA peuvent être légères et simples, comme dans le cas d’une pharyngite aiguë à SGA, mais peuvent aussi mettre la vie du patient en danger, comme dans le cas du SCT streptococcique.

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

Si elles ne sont pas traitées, les infections à SGA peuvent entraîner des complications purulentes (suppuratives) et des complications inflammatoires (non suppuratives), par exemple, l’angine streptococcique ou la scarlatine.

Complications suppuratives

Les trois complications purulentes les plus courantes causées par une angine streptococcique non traitée sont l’abcès périamygdalien ou rétropharyngé, l’otite moyenne et la sinusite. Les autres complications moins communes qui peuvent être associées à la formation de pus comprennent les infections qui se propagent jusqu’au sang, à la moelle épinière, au cerveau et à l’enveloppe musculaire. Ces complications peuvent aussi mettre la vie du patient en danger si elles ne sont pas traitées correctement.

Complications non suppuratives

Glomérulonéphrite poststreptococcique : il s’agit d’une maladie rénale que l’on peut contracter lorsque le système immunitaire combat le SGA, que ce soit l’angine streptococcique, la scarlatine ou une affection cutanée comme l’impétigo. Cette complication survient généralement dix jours environ après l’épisode d’angine streptococcique ou de scarlatine et trois semaines environ après une infection cutanée à SGA.

Les symptômes de la glomérulonéphrite poststreptococcique comprennent : urine foncée, brun rougeâtre; enflure (œdème), notamment au visage, autour des yeux, aux mains et aux pieds; besoin d’uriner diminué ou baisse de la quantité d’urine; fatigue causée par de faibles taux de fer dans le sang (légère anémie). Les patients présentent également des protéines dans l’urine et une hypertension artérielle.

Certaines personnes n’ont aucun symptôme, et d’autres ont des symptômes si légers qu’elles ne demandent pas d’aide médicale.

CDC – Maladies à streptocoque du groupe A – Glomérulonéphrite poststreptococcique (en anglais seulement)

CDC – Complications – Glomérulonéphrite poststreptococcique – Pour les professionnels de la santé (en anglais seulement)

Fièvre rhumatismale : maladie inflammatoire pouvant être causée par une angine streptococcique ou une scarlatine mal traitée. La fièvre rhumatismale peut causer des dommages permanents au cœur (p. ex., valvules cardiaques endommagées, insuffisance cardiaque). Il peut y avoir très peu de symptômes comme il peut y en avoir plusieurs. Ils n’apparaissent pas tous simultanément et peuvent changer à mesure que la maladie évolue. La fièvre rhumatismale commence généralement entre deux et quatre semaines environ après l’angine streptococcique.

La fièvre rhumatismale (inflammation du cœur, de la peau ou du système nerveux central) peut entaîner les signes et symptômes suivants :

Fièvre; douleur, rougeur, sensation de chaleur ou enflure aux articulations, le plus souvent dans les genoux, les chevilles, les coudes et les poignets, la douleur pouvant se déplacer d’une articulation à une autre; petites bosses (nodules) indolores sous la peau; éruption indolore plate ou légèrement gonflée avec une bordure irrégulière (érythème marginé); douleur à la poitrine; souffle cardiaque; fatigue; mouvements corporels saccadés et involontaires (chorée de Sydenham, ou danse de Saint-Guy), le plus souvent dans les mains, les pieds et le visage; accès de comportements inhabituels qui accompagnent la chorée de Sydenham, comme les pleurs et les rires inappropriés.

Le lien entre l’infection à streptocoque et la fièvre rhumatismale n’est pas clair, mais il semble que la bactérie parvienne à déjouer le système immunitaire de la personne atteinte par mimétisme moléculaire.

Mayo Clinic – Complications – Fièvre rhumatismale – Pour les patients et la population générale (en anglais seulement)

Période d’incubation

La période d’incubation pour les infections du SGA est de deux à cinq jours environ.

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

CDC – Streptocoque du groupe A – Pour les professionnels de la santé (en anglais seulement)

Réservoir et transmission

Le nez, la gorge et la peau de l’humain sont les principaux réservoirs du SGA. Il faut savoir que bien souvent, les personnes porteuses de la bactérie ne présentent aucun symptôme. Ces personnes sont moins contagieuses que celles qui présentent des symptômes. Les enfants infectés représentent un réservoir important pour les infections chez l’adulte.

Le SGA se transmet par des gouttelettes provenant de l’appareil respiratoire, comme les expectorations, les éternuements et les sécrétions nasales. Il se transmet également d’une personne à une autre par contact 

étroit, comme lorsque deux personnes s’embrassent ou partagent la même tasse, fourchette, cuillère ou cigarette.

Les endroits achalandés comme les écoles, les garderies ou les centres de formation militaire facilitent la transmission.

Dans de rares cas, les infections à SGA peuvent se transmettre par les aliments. Des éclosions de SGA d’origine alimentaire sont déjà survenues après que des aliments eurent été manipulés de façon inadéquate.

La peau et les tissus mous constituent souvent la voie d’entrée pour les infections invasives à SGA, et une infection peut survenir après un traumatisme mineur ou passé inaperçu, sans qu’il y ait une lésion nette de la peau.

CDC – Streptocoque du groupe A – Pour les professionnels de la santé (en anglais seulement)

Diagnostic en laboratoire

Le diagnostic des infections à SGA (pharyngite) est confirmé soit par un test antigénique rapide ou un prélèvement de gorge. Le diagnostic d’infections invasives à SGA est fondé sur la présence d’organismes du SGA dans des spécimens prélevés de sites du corps qui sont normalement stériles.

Dans le cas de la fasciite nécrosante, un échantillon peut être prélevé d’une plaie non stérile.

Les tests antigéniques rapides présentent une spécificité élevée pour le SGA, mais une sensibilité variable comparativement aux prélèvements de gorge. Ceux-ci constituent l’essai de diagnostic de référence. Un test antigénique rapide qui fournit un résultat négatif chez un enfant présentant des symptômes de la scarlatine doit être suivi d’un prélèvement de gorge.

CDC – Maladie à streptocoque du groupe A – Pour les professionnels de la santé (en anglais seulement)

Prévention et répression

Le SGA se propage par contact avec des gouttelettes infectées provenant de l’appareil respiratoire ou avec des objets pouvant avoir été contaminés par la salive d’une personne infectée. Les mesures d’atténuation des risques de transmission comprennent ce qui suit :

– Bonne hygiène des mains – se nettoyer souvent les mains à l’eau et au savon, ou avec un désinfectant à l’alcool.

– Éviter de partager des objets qui pourraient être contaminés par la salive, comme une bouteille d’eau, une tasse, des ustensiles, etc.

– Nettoyer et désinfecter les surfaces qui sont souvent touchées ou qui pourraient être contaminées.

– Se couvrir la bouche avec un mouchoir ou le coude lorsque l’on tousse ou éternue.

– Rester à la maison (éviter de se rendre au travail, à l’école ou à la garderie, par exemple) jusqu’à ce que la fièvre disparaisse et au moins 24 heures après avoir commencé une antibiothérapie appropriée.

– Appliquer des mesures de réduction des méfaits pour les utilisateurs de drogues injectables.

L’usage d’antibiotiques recommandés pour traiter les infections à SGA permet de réduire la durée des symptômes, de réduire le risque de transmission aux autres membres de la famille, aux collègues de classe et à d’autres personnes de son entourage et de prévenir les complications, y compris la fièvre rhumatismale aiguë.

 ASPC – Lignes directrices pour la prévention et le contrôle de la maladie invasive due au streptocoque du groupe A

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

Vaccination

Il n’existe pour l’heure aucun vaccin contre les infections à SGA, quoique l’on travaille à la mise au point de plusieurs vaccins.

CDC – Intervention en cas d’épidémie d’une maladie à streptocoque du groupe A (en anglais seulement)

ASPC – Vaccins DOCUMENT ARCHIVÉ, NON MIS À JOUR

Antibioprophylaxie

La plupart des gens exposés à une personne infectée par le SGA ne devraient pas recevoir de prophylaxie (traitement préventif). Toutefois, la prophylaxie peut être recommandée dans certains cas où une personne est exposée à quelqu’un qui est atteint d’une infection invasive à SGA (fasciite nécrosante, SCT streptococcique).

CDC – Intervention en cas d’épidémie d’une maladie à streptocoque du groupe A (en anglais seulement)

ASPC – Recommandations relatives à la chimioprophylaxie DOCUMENT ARCHIVÉ, NON MIS À JOUR

Traitement

Le traitement varie selon la maladie contractée par le patient. Certaines maladies, comme l’angine streptococcique, peuvent disparaître d’elles-mêmes. D’autres, comme l’impétigo, peuvent nécessiter la prise d’antibiotiques.

Une pharyngite streptococcique non traitée disparaît généralement en quelques jours. L’antibiothérapie réduit la durée de la maladie aiguë de 

16 heures environ. Si l’on a recours aux antibiotiques, c’est principalement pour réduire le risque de complications, comme la fièvre rhumatismale et l’abcès rétropharyngé. Pour qu’ils soient efficaces, les antibiotiques doivent être administrés au plus tard neuf jours suivant l’apparition des symptômes.

Dans le cas des infections invasives à SGA, une antibiothérapie, une hospitalisation et une chirurgie peuvent être nécessaires. La chirurgie s’impose presque toujours pour la fasciite nécrosante.

La pénicilline ou l’amoxicilline est l’antibiotique de premier choix. On n’a jamais signalé l’existence d’un isolat clinique de SGA qui aurait eu une résistance à la pénicilline. Pour les patients allergiques à la pénicilline, les antibiotiques recommandés comprennent les céphalosporines à spectre étroit (p. ex., céfalexine, céfadroxil), la clindamycine, l’azithromycine et la clarithromycine.

 

CDC – Maladies à streptocoque du groupe A – Traitement (en anglais seulement)

Épidémiologie

Renseignements généraux

Certaines manifestations cliniques de cette bactérie sont plus courantes dans certaines régions du monde. La pharyngite streptococcique est prédominante dans les zones tempérées et le taux d’incidence atteint son maximum vers la fin de l’hiver et au début du printemps. L’impétigo est plus fréquent dans les climats humides et chauds. Les enfants d’âge scolaire portent la bactérie S. pyogenes dans la gorge et sont plus à risque de contracter la maladie.

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

Canada

Les maladies invasives à SGA sont des maladies à déclaration obligatoire depuis janvier 2000. Des données nationales complètes ont été publiées pour la dernière fois en 2001. L’incidence globale des maladies en 2001 s’établissait à 2,7 cas par 100 000 habitants. Les adultes de 60 ans et plus affichaient l’incidence la plus forte (5,3 cas par 100 000 habitants), suivis des enfants de moins d’un an (4,8 cas par 100 000 habitants) et des enfants de un à quatre ans (3,6 cas par 100 000 habitants). Des taux plus élevés des maladies invasives à SGA ont été observés dans certaines populations autochtones de l’Arctique canadien grâce au système de surveillance circumpolaire internationale fondé sur la population. De 2000 à 2002, aucun cas de maladie invasive à SGA n’a été signalé parmi la population non autochtone dans les territoires, le Nord du Québec ou le Nord du Labrador. En revanche, le taux d’incidence parmi les Autochtones vivant dans le Nord du Canada était de 9,0 cas par 100 000 habitants en 2000 (7 cas au total), 3,0 cas par 100 000 habitants en 2001 (2 cas au total) et 5,0 cas par 100 000 habitants en 2002 (4 cas au total).

ASPC – Épidémiologie de la maladie invasive à SGA au Canada

 

États-Unis 

CDC – Rapports de surveillance (en anglais seulement)

CDC – Rapport ABCs : streptocoque du groupe A (2015) (en anglais seulement)

 

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Qu’en est-il de l’épidémie actuelle de maladies à streptocoque du groupe A?

Ontario

Le Bureau de santé de Middlesex-London en Ontario a lancé une alerte d’épidémie de maladies invasives à SGA (iGAS) le 27 novembre 2017.

Même si près de la moitié des cas touchaient des utilisateurs de drogues injectables ou des personnes sans logement stable, les responsables du Bureau de santé de Middlesex-London ont remarqué une hausse du taux d’infections parmi les patients qui ne font pas partie de ces groupes.

Bureau de santé de Middlesex-London – Group A Streptococcal Disease (en anglais seulement) : comprend une fiche de renseignements préparée par le Bureau de santé de Middlesex-London

Huffington Post – Streptococcus Outbreak in London, Ontario, Kills 9 (en anglais seulement)

CBC News – What you need to know about the Streptococcus outbreak in London, Ontario (en anglais seulement)

The Globe and Mail – ‘A very wily opponent’: New findings bring scientists closer to defeating group A strep (en anglais seulement)

The Globe and Mail – Streptococcus outbreak in Canada is part of a larger story (en anglais seulement)

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Quel est le risque actuel pour les Canadiens associé au SGA?

Certains facteurs peuvent accroître le risque d’infections à SGA (angine streptococcique). Le jeune âge en est un. En effet, les enfants sont les plus à risque de contracter l’angine streptococcique. Le moment de l’année a également une incidence. Le risque d’infections à SGA est présent tout au

long de l’année, mais le début du printemps et la fin de l’automne sont les deux moments de l’année où les risques sont plus importants.

Bien que les personnes en bonne santé puissent contracter une grave infection à SGA, certains facteurs peuvent accroître le risque de maladies invasives à SGA dans la population canadienne. Les personnes suivantes sont en effet plus à risque :

– Personnes de plus de 65 ans et enfants en bas âge

– Personnes qui ont un système immunitaire affaibli, comme celles qui reçoivent un traitement immunosuppresseur ou qui sont atteintes du VIH

– Personnes souffrant de maladies chroniques, comme le diabète, une maladie cardiaque ou pulmonaire ou le cancer

– Personnes qui consomment des drogues injectables

– Personnes qui de l’alcool de façon excessive

– Personnes qui présentent des blessures ou des lésions cutanées chroniques, y compris les enfants atteints de la varicelle

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Quelles sont les mesures à prendre lorsque l’on soupçonne un cas d’infection à streptocoque du groupe A ou un contact avec la bactérie?

Des lignes directrices concernant la gestion des cas et des contacts, les définitions nosologiques, et l’identification et la déclaration des cas ont été établies pour les infections invasives à SGA à déclaration obligatoire.

Gestion des cas et des contacts

La réponse en santé publique à un cas sporadique de maladie invasive à SGA englobe la gestion du cas, la détermination et le retraçage des contacts ainsi que la surveillance continue de l’apparition d’autres cas.

La gestion des maladies invasives à SGA s’articule autour de quatre axes : la gestion des contacts, la gestion des cas qui surviennent dans des centres de soins de longue durée, la gestion des cas qui surviennent chez les enfants qui fréquentent la garderie et la gestion des cas en général.

ASPC – Prise en charge de la maladie invasive à SGA DOCUMENT ARCHIVÉ, NON MIS À JOUR

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

Définitions nosologiques :

Un cas confirmé correspond à la confirmation en laboratoire de l’infection avec ou sans signe clinique de la maladie invasive. La confirmation en laboratoire nécessite l’isolement du SGA (Streptococcus pyogenes) dans un site normalement stérile.

ASPC – Définitions DOCUMENT ARCHIVÉ, NON MIS À JOUR

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

 

Identification et déclaration :

Au Canada, les cas confirmés de maladie invasive à SGA doivent obligatoirement être déclarés à l’échelle nationale, et ce, depuis janvier 2000. Les cas probables de maladie invasive à SGA ne sont pas à déclaration obligatoire à l’échelle nationale.

 

La déclaration des maladies invasives à SGA par les laboratoires n’est requise que lorsque l’on isole le SGA de sites normalement stériles, conformément à la définition contenue dans les lignes directrices provinciales.

 

ASPC – Surveillance de la maladie invasive à SGA au Canada DOCUMENT ARCHIVÉ, NON MIS À JOUR

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

 

Prévention et répression des infections

Des mesures de prévention et de répression des infections invasives à SGA dans les hôpitaux ont été mises en place.

ASPC – Lutte contre l’infection invasive due aux streptocoques du groupe A dans les hôpitaux DOCUMENT ARCHIVÉ, NON MIS À JOUR

ASPC – Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes – Streptococcus pyogenes

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