virus Nipah

Les Points saillants sur les maladies du CCNMI fournissent aux praticiens et aux cliniciens de la santé publique canadienne des analyses actualisées des informations essentielles sur les maladies infectieuses importantes pour la pratique de la santé publique au Canada. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une revue de littérature officielle, les informations sont recueillies auprès de sources clés, notamment l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la littérature évaluée par des pairs.

Ces Points saillants sur les maladies ont été préparés par William To-Dang. Les questions, commentaires et suggestions concernant ce point saillant sont les bienvenus et peuvent être envoyés à nccid@manitoba.ca.

Que sont les Points saillants sur les maladies ? Pour en savoir plus sur la manière dont les informations sont collectées, consultez notre page consacrée aux Points saillants sur les maladies.

Questions abordées dans ces Points saillants :

  1. Quelles sont les principales caractéristiques du virus Nipah ?
  2. Quelle est la situation actuelle relative aux éclosions actuelles du virus Nipah ?
  3. Quel est le risque actuellement associé au virus Nipah pour la population canadienne ?
  4. Quelles sont les mesures à prendre en cas présumé d’infection à virus Nipah ou d’éventuel contact avec le virus Nipah ?

Quelles sont les principales caractéristiques du virus Nipah ?

Cause

Orthohenipavirus nipahense (virus Nipah, ci-après nommé VN) est un génome à ARN monocaténaire de polarité négative qui appartient au genre Henipavirus, de la famille des Paramyxoviridae. Il est responsable d’une infection à létalité élevée, connue pour causer une maladie neurologique ou respiratoire grave. Le VN a d’abord été détecté chez des porcs et des personnes ayant été en contact avec des porcs infectés, mais il a depuis été décelé chez des chats, des chiens, des caprins et des équidés, et est connu pour être présent à l’état naturel dans certaines espèces de chauves-souris frugivores. On distingue trois principaux modes de transmission :

  • Contact avec des animaux infectés
  • Consommation d’aliments (habituellement des dates crues, du jus de palme et des fruits frais) contaminés par la salive ou l’urine de chauve-souris frugivores infectées.
  • Contact étroit avec les liquides ou les déchets biologiques d’une personne infectée.

Le virus est actuellement endémique en Asie du Sud Est, dans l’habitat naturel des chauve-souris frugivores. Il est toutefois considéré comme un agent viral émergent présentant un potentiel épidémique et pandémique.

Nipah Virus : A Multidimensional Update — Faus-Cotino et coll., 2024

Virus Nipah : Causes — Gouvernement du Canada

Virus Nipah — Gouvernement du Canada

Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes — Nipah virus — Gouvernement du Canada

Signes et symptômes

L’infection à VN est asymptomatique ou infraclinique dans 8 à 15 % des cas. La période d’incubation s’étend habituellement de 3 à 14 jours et peut s’échelonner exceptionnellement jusqu’à 45 jours. Dans une faible proportion de patients, le début de la maladie peut être retardé et des rechutes sont possibles après la guérison de l’infection aiguë.

Dans les cas symptomatiques, les patients présentent généralement des symptômes pseudogrippaux dont :

  • maux de tête ;
  • toux ;
  • mal de gorge ;
  • fièvre et frissons ;
  • douleurs musculaires ;
  • nausée ;
  • vomissements ;
  • diarrhée ;
  • confusion ;
  • étourdissements.

Des signes neurologiques sont également fréquents, notamment :

  • altération de l’état de conscience ;
  • somnolence ;
  • vertiges ;
  • disorientation.

Les cas les plus graves peuvent développer une pneumonie atypique et un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui peuvent passer inaperçus ou être incorrectement attribués aux symptômes neurologiques, lesquels ont tendance à dominer le tableau clinique au moment de la consultation.

Il existe des différences cliniques entre les variants malaisien (VN-M) et bangladais (VN-B). Des symptômes respiratoires sont observés chez environ 70 % des patients atteints par le VN-B, alors que la majorité des cas d’infection à VN-M ne présentent pas d’atteinte respiratoire significative. Les infections à VN-B sont plus souvent transmises entre humains et par des aliments contaminés, tandis que les infections à VN-M sont principalement associées à des contacts directs avec des porcs. La période d’incubation moyenne du VN-B est également plus courte.

Virus Nipah : Symptômes et traitement — Gouvernement du Canada

Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes — Nipah virus — Gouvernement du Canada

Interpreting the natural history and pathogenesis of Nipah virus disease through clinical data, to inform clinical trial design: a systematic review — Hassan et coll., 2026

Nipah virus: pathogenesis, genome, diagnosis, and treatment — Madhukalya et coll., 2025

Nipah Virus — Rathish & Nguyen, 2026

Nipah virus infection (Symptoms) — World Health Organization

Gravité et complications

Les manifestations graves de l’infection à VN touchent le système nerveux central et comprennent les symptômes suivants :

  • insuffisance respiratoire
  • altération de l’état de conscience
  • hypotonie
  • aréflexie
  • myoclonie
  • dysfonction du tronc cérébral
  • signes cérébelleux

Les manifestations les plus caractéristiques du système nerveux central sont des signes neurologiques évocateurs d’une inflammation et d’un œdème cérébral (encéphalite), incluant l’anomalie du réflexe oculocéphalique (réflexe des yeux de poupée), l’altération de l’état de conscience, les convulsions et le myosis bilatéral. L’infection à VN peut évoluer vers une encéphalite ou une méningite, puis entraîner un coma, en l’espace d’un à deux jours. Ses formes fulminantes peuvent se manifester par une insuffisance rénale, des hémorragies gastro-intestinales et une défaillance multiviscérale. Le taux de létalité des deux souches diffèrent : il est de 40 % pour le VN-M et atteint 75 % pour le VN-B. La forte létalité du VN serait liée à sa capacité à contourner la réponse immunitaire innée.

La détection précoce et la prise en charge clinique rapide sont associées à une meilleure survie, alors qu’une atteinte importante du tronc cérébral constitue un facteur prédictif de mortalité. Environ 8 % des survivants subiront une rechute au cours des mois ou des années suivant l’infection. Bien que la majorité des patients survivant à une encéphalite aiguë récupèrent complètement, 20 % d’entre eux présentent des séquelles neurologiques persistantes : convulsions et changements de personnalité. La fatigue, les paralysies oculomotrices, un déficit moteur focal, une paralysie faciale, une dystonie cervicale et une encéphalopathie figurent parmi les autres séquelles neurologiques à long terme.

Nipah virus infection : A review — Aditi & Shariff, 2019

Virus Nipah — Gouvernement du Canada

Virus Nipah : Symptômes et traitement — Gouvernement du Canada

Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes — Nipah virus — Gouvernement du Canada

Nipah virus : pathogenesis, genome, diagnosis, and treatment — Madhukalya et coll., 2025

Nipah Virus — Rathish & Nguyen, 2026

Nipah virus infection – Bangladesh — World Health Organization

Épidémiologie

Le réservoir du virus Nipah, les chauves-souris du genre Pteropus, est présent dans les régions côtières et diverses îles d’Asie du Sud-Est, d’Inde, de l’océan Indien et d’Océanie. La première éclosion de cas d’infection à VN, au cours de laquelle 265 personnes ont été infectées et 105 sont décédées, est s’est produite entre 1998 et 1999 en Malaisie, chez des éleveurs de porcs et des habitants des villages voisins, le virus s’étant transmis de l’hôte réservoir naturel (les chauves-souris) aux porcs, puis aux humains. La deuxième éclosion s’est déclarée en 1999 à Singapour, chez des travailleurs d’abattoir qui avaient manipulé des porcs importés de la région malaise initialement touchée. Onze cas, dont 1 décès ont été dénombrés lors de cette éclosion. D’autres flambées du variant VN-B ont été observées au Bangladesh et en Inde en 2001, 2003, 2004 et 2007. Une éclosion a été signalée aux Philippines en 2014, liée à des équidés.

Depuis l’éclosion de 2001, des cas sont déclarés au Bangladesh de façon quasi annuelle, avec des flambées saisonnières observées principalement entre décembre et mai, période correspondant à la récolte de la sève de palmier dattier et à une migration accrue des chauves-souris vers les zones habitées, sous l’effet de pressions climatiques. On dénombre à ce jour 347 cas documentés de VN avec un taux de létalité de 71,7 %. Des éclosions sont périodiquement signalées en Inde, dont la plus récente en 2026.

Nipah Virus : A Multidimensional Update — Faus-Cotino et coll., 2024

Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes — Nipah virus — Gouvernement du Canada

Étude du virus Nipah chez les porcs — Gouvernement du Canada

Virus Nipah — Organisation mondiale de la Santé

Nipah virus infection – Bangladesh — World Health Organization

Diagnostic au laboratoire

Pour un confinement adéquat, tous les tests associés à des cas soupçonnés d’infection à virus Nipah doivent être effectués dans un laboratoire de niveau de confinement 4 (NC4). Le Laboratoire national de microbiologie (LNM) est le seul établissement au Canada où l’on peut manipuler des virus Nipah vivants. Si un échantillon doit être analysé au Canada, il est recommandé de contacter la ligne d’urgence accessible 24 heures sur 24 au 1-800-545-7661 pour assurer le transport sécuritaire de l’échantillon au LNM et établir un Plan d’intervention d’urgence.

En phase précoce d’infection à VN, la réaction en chaîne de la polymérase après transcription inverse (RT-PCR) constitue la méthode de référence pour le diagnostic en raison de sa sensibilité élevée, de sa haute spécificité et de sa facilité de réalisation. La RT-PCR permet la détection de traces d’ARN viral à partir de prélèvements de sang, d’urine, de liquide céphalorachidien ou d’écouvillons oropharyngés. Des examens complémentaires permettent de confirmer le diagnostic, notamment l’immunohistochimie et le test PCR. L’endothélium vasculaire étant le site de réplication du VN, divers tissus peuvent être utilisés pour l’immunohistochimie : cerveau, poumons, reins, ganglions lymphatiques et rate.

Des échantillons sanguins peuvent également être soumis à la recherche d’anticorps anti-VN de type IgM et IgG par interaction avec des antigènes purifiés du VN dans le cadre de dosages immunoenzymatiques (ELISA). Les anticorps IgM sont détectables au cours de la première semaine suivant l’apparition des symptômes, avec un pic généralement observé à 9 jours et une persistance d’au moins 3 mois après le début de la maladie. Les anticorps IgG sont détectables à partir de la deuxième semaine de la maladie, et persistent pendant plus de 8 mois.

Nipah virus infection : A review — Aditi & Shariff, 2019

Virus Nipah : Pour les professionnels de la santé — Gouvernement du Canada

Nipah virus : a summary for clinicians — Levine et coll., 2025

Nipah virus : pathogenesis, genome, diagnosis, and treatment — Madhukalya et coll., 2025

Transmission                                                         

Les réservoirs du VN sont les chauves-souris frugivores du genre Pteropus (roussettes), en particulier la roussette des îles (Pteropus hypomelanus). L’éventail des hôtes susceptibles de transmettre le virus comprend : les humains, les chauves-souris frugivores, les porcs, les équidés, les caprins, les chiens et les chats.

La transmission de l’animal à l’humain se produit par contact direct avec des liquides biologiques ou des tissus animaux contaminés. Dans le cas du VN, la voie principale est la consommation par les humains de sève brute de palmier dattier contaminée par les selles, l’urine ou la salive de chauves-souris infectées. Les éclosions d’infections coïncident avec la saison de récolte de cette sève, de décembre à mai.

La transmission interhumaine se produit par contacts physiques étroits ou une exposition directe aux sécrétions respiratoires et à la salive, ainsi qu’au sang, à l’urine, au liquide céphalorachidien et à d’autres tissus d’une personne infectée. Les récentes éclosions au Bangladesh ont montré une augmentation de la transmission interhumaine secondaire, due plus particulièrement aux grosses gouttelettes respiratoires produites par la toux et les éternuements. Le VN se propage aisément dans les milieux de soins de santé lorsque :

  • la famille et les proches aidant(e)s sont en contact rapproché avec des personnes infectées ;
  • la ventilation est inadéquate ;
  • les lieux sont engorgés ;
  • l’application des mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI) est insuffisante.

Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes — Nipah virus — Gouvernement du Canada

Virus Nipah — Organisation mondiale de la Santé

Nipah virus infection – Bangladesh — World Health Organization

Prévention et contrôle

Les personnes qui voyagent ou travaillent temporairement dans une région où le VN est endémique devraient appliquer les mesures suivantes :

  • Éviter tout contact avec des animaux, en particulier les chauves-souris et les porcs ; porter des gants et des vêtements de protection en cas de travail dans des abattoirs ou lors de la manipulation de tissus animaux ou d’animaux malades.
  • Adopter des pratiques alimentaires sécuritaires dans les régions où le virus Nipah est endémique (voir la page Mangez et buvez en toute sécurité à l’étranger pour plus de précisions).
  • Pour manipuler les aliments et les boissons en toute sécurité :
    • protéger les aliments et les boissons des chauves-souris ;
    • éviter de consommer des aliments qui auraient pu être en contact avec des animaux ;
    • ne pas consommer d’aliments ou de boissons potentiellement contaminés par des animaux, comme des fruits déjà entamés ou de la sève, du jus ou du toddy non cuit de palmier dattier, à moins de les avoir fait bouillir pendant deux minutes ;
    • laver soigneusement les fruits, puis les peler avant de les consommer ;
  • éviter de porter les mains au visage ;
  • ne pas partager d’ustensiles ni de verres ;
  • éviter les contacts étroits avec des personnes malades ou leurs liquides biologiques ;
  • nettoyer les surfaces fréquemment touchées (p. ex. poignées de porte, comptoirs) ;
  • se laver fréquemment les mains avec du savon et de l’eau, surtout après avoir rendu visite à des personnes malades.

Les mesures de contrôle à l’intention du personnel des établissements de soins de santé sont essentielles et comprennent les suivantes :

  • placer les cas suspects ou confirmés d’infection à VN dans des chambres individuelles ;
  • lors des soins aux patient(e)s, se protéger contre les contacts et les gouttelettes, notamment en portant un masque médical bien ajusté, une protection oculaire, une blouse résistante aux liquides et des gants d’examen ;
  • prendre des précautions contre la transmission aérienne lors des actes générant des aérosols, notamment en plaçant le patient ou la patiente dans une chambre d’isolement conçue pour les cas d’infection à transmission aérienne et en utilisant un masque de protection respiratoire filtrant ajusté à la place d’un masque médical et veiller à ce que les membres de la famille, les proches aidant(e)s et les autres personnes qui rendent visite aux patients appliquent ces précautions.

La literie et les vêtements doivent être mis dans des sacs et retirés de la chambre, et les objets tranchants doivent être éliminés dans des contenants résistants aux perforations. Lorsque cela est possible, les contenants à déchets doivent être stérilisés à la vapeur dans un autoclave. Dans les milieux disposant de ressources limitées, on peut avoir recours à l’incinération ou au brûlage.

Compte tenu de la nature du VN, qui touche les animaux, les humains et l’environnement, il est recommandé d’adopter l’approche « Une seule santé » pour les mesures de prévention et de contrôle. Cette approche doit intégrer différents secteurs, pratiques et communautés à divers niveaux de la société afin de renforcer collectivement la capacité à prévoir, prévenir, détecter et combattre le VN.

Nipah Virus: An Overview of the Current Status of Diagnostics and Their Role in Preparedness in Endemic Countries — Garbuglia et coll., 2023

Virus Nipah : Prévention and risques — Gouvernement du Canada

Nipah virus : a summary for clinicians — Levine et coll., 2025

Virus Nipah — Organisation mondiale de la Santé

Vaccination

Il n’existe actuellement aucun vaccin contre le VN. Depuis 2017, l’OMS inscrit le virus de façon répétée sur la liste des agents pathogènes prioritaires nécessitant des investissements pour le développement de mesures diagnostiques, thérapeutiques et préventives. Le VN figure également inscrit sur la liste des agents viraux prioritaires pour le développement de vaccins de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI).

Nipah Virus : A Multidimensional Update — Faus-Cotino et coll., 2024

Traitement

Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique contre le VN ; toutefois, un diagnostic précoce favorise une prise en charge médicale intensive et des soins de soutien et peut permettre de prévenir les décès. La prise en charge devrait comprendre :

  1. la détection et la prise en charge des complications, telles que l’encéphalite, la pneumonie ou les atteintes multiviscérales ;
  2. une approche thérapeutique individualisée tenant compte des comorbidités ;
  3. l’administration d’oxygène, lorsque cela est indiqué ;
  4. des traitements de soutien ciblant les organes atteints, selon les besoins (p. ex. maintien des voies respiratoires, de la respiration, de la circulation et de la ventilation en cas de pneumonie ou d’insuffisance respiratoire aiguë ; dialyse rénale en cas d’insuffisance rénale) ;
  5. une surveillance étroite de l’état d’hydratation, de la nutrition et de l’équilibre hydroélectrolytique..

Nipah virus infection : A review — Aditi & Shariff, 2019

Virus Nipah — Organisation mondiale de la Santé

Quelle est la situation actuelle relative aux éclosions actuelles du virus Nipah ?

Bangladesh

Le Bangladesh a enregistré un nouveau cas confirmé dans la division de Rajshahi, dans le nord-ouest du pays. Il s’agit d’une femme d’âge moyen du district de Naogaon, dont les symptômes compatibles avec une infection à VN sont apparus le 21 janvier 2026. Elle a été orientée vers un centre hospitalier tertiaire le 27 janvier et admise le 28 janvier. Le jour de son admission, l’équipe de surveillance du VN a procédé à des prélèvements sanguins et pharyngés ; la patiente a également déclaré avoir fait une consommation répétée de sève brute de palmier dattier entre le 5 et le 20 janvier 2026. Elle est décédée plus tard dans la même journée. Une recherche des contacts concernant 35 personnes a été réalisée ; des prélèvements ont été effectués chez six contacts symptomatiques, qui se sont tous révélés négatifs.

En 2025, quatre cas de VN à issue fatale ont été signalés, sans lien temporel entre eux, entre le 1er janvier et le 29 août, dans quatre districts distincts répartis sur trois divisions géographiques distinctes. Les trois premiers cas avaient consommé de la sève de palmier crue, ce que n’avait pas fait le quatrième ; la source de son infection n’a pu être confirmée.

Nipah virus infection – Bangladesh — World Health Organization

Nipah virus infection – Bangladesh (2) — World Health Organization

Inde

En date du 26 janvier 2026, deux cas confirmés d’infection à virus Nipah avaient été recensés dans l’État du Bengale-Occidental. Les deux cas présentaient des symptômes évocateurs d’une infection grave depuis la fin décembre 2025 et ont été hospitalisés au début de janvier 2026. Cent quatre-vingt-dix contacts ont été associés à ces cas, dont des professionnel(le)s de la santé, des soignant(e)s et des membres de la communauté ; tous ont obtenu des résultats négatifs au dépistage du VN. Aucun nouveau cas confirmé n’a été signalé au Bengale-Occidental depuis décembre 2025.

Entre le 17 mai et le 12 juillet 2025, quatre cas d’infection à VN ont été enregistrés, dont deux décès. Deux de ces cas avaient été déclarés dans le district de Malappuram et les deux autres dans le district de Palakkad (marquant la première éclosion documentée dans cette région). Aucun lien entre les cas n’a été établi, et la source d’infection n’a pu être confirmée pour aucun d’eux, bien que des événements de déversement indépendants à partir d’un réservoir naturel soient évoqués, des chauves-souris frugivores ayant été observées dans les zones touchées.

Nipah virus infection – India — World Health Organization

Nipah virus infection – India (2) — World Health Organization

Quel est le risque actuellement associé au virus Nipah pour la population canadienne ?

Le risque pour la population canadienne est très faible : à ce jour, aucun cas de virus Nipah n’a été détecté au Canada, et aucune espèce de chauves-souris frugivores n’est présente sur le territoire canadien. Par ailleurs, les autorités canadiennes n’ont émis aucun avis aux voyageurs relatif au VN.

Les personnes appelées à travailler avec des porcs en Asie du Sud-Est devraient être informées des risques qu’elles courent. De même, les personnes qui voyagent ou travaillent temporairement en Asie du Sud ou dans d’autres régions où le VN est endémique devraient faire preuve de vigilance et se familiariser avec les mesures de prévention et de contrôle décrites à la section « Prévention et risques » ci-dessus.

Virus Nipah — Gouvernement du Canada

Virus Nipah : Prévention and risques — Gouvernement du Canada

Quelles sont les mesures à prendre en cas présumé d’infection à virus Nipah ou d’éventuel contact avec le virus Nipah ?

L’infection à VN est une maladie à déclaration obligatoire à l’échelle nationale, qui doit être signalée aussi bien pour les cas confirmés que pour les cas présumés. Toute personne ayant séjourné dans une région touchée par le VN et présentant des symptômes d’infection, ou ayant eu un contact avec une personne atteinte, doit en aviser un(e) professionnel(le) de la santé et fournir des renseignements sur les régions où elle a voyagé ou vécu. Tout cas présumé ou probable de VN doit être déclaré immédiatement, en tout temps, à la ligne d’urgence accessible 24 heures sur 24 : 1-866-262-8433. 

Les personnes ayant été en contact avec un patient infectieux doivent être rapidement identifiées et surveillées étroitement. Une prise de température quotidienne pendant trois semaines suivant la dernière exposition est recommandée. En cas de fièvre élevée (dépassant 38 °C), la personne doit être immédiatement testée, puisque les soins de soutien précoces demeurent essentiels en l’absence de traitement homologué.

Virus Nipah : Symptômes et traitement — Gouvernement du Canada

Virus Nipah : Surveillance — Gouvernement du Canada

Maladies à notification immédiate — Gouvernement du Canada

Virus Nipah : Pour les professionnels de la santé — Gouvernement du Canada