Efficacité de vaccins contre le virus de la grippe saisonnière A(H1N1) durant les saisons post pandémiques

Résumé de la publication

À l’approche d’une autre saison de la grippe, les responsables de la santé publique analysent tant les nouvelles données de surveillance de la grippe que les leçons tirées à la suite des dernières saisons. L’hiver dernier, la réapparition de la souche du virus pandémique A (H1N1), que l’on appellera la grippe A(H1N1)pdm09, a soulevé des inquiétudes au sujet de l’efficacité de la vaccination antigrippale pour la saison 2013/2014.1 Dans la mesure où cette souche pourrait réapparaître à une saison subséquente, l’efficacité des vaccins destinés à nous protéger contre celle-ci comme contre les nouvelles souches virales reste un domaine de recherche important. Selon le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada, la vaccination annuelle contre la grippe demeure la meilleure stratégie possible pour réduire le risque de tomber gravement malade, voire d’en mourir, ainsi que pour réduire l’impact des flambées de grippe sur le système de santé et l’économie dans son ensemble.2 Cependant, la difficulté qu’il y a à obtenir en temps opportun des données probantes vérifiées sur l’efficacité potentielle des vaccins antigrippaux continue de nuire à l’utilisation que les responsables de la santé publique peuvent faire de cette information sur le plan pratique.

Publication : 2015

Sujets :

Auteur(s) :

Projet No.


COMMENTARY:
Heejune Chang
MD MHP CCMF FRCPC

La Dre Heejune Chang est médecin hygiéniste de l’Office régional de la santé de Winnipeg au Manitoba.

Contexte

À l’approche d’une autre saison de la grippe, les responsables de la santé publique analysent tant les nouvelles données de surveillance de la grippe que les leçons tirées à la suite des dernières saisons. L’hiver dernier, la réapparition de la souche du virus pandémique A (H1N1), que l’on appellera la grippe A(H1N1)pdm09, a soulevé des inquiétudes au sujet de l’efficacité de la vaccination antigrippale pour la saison 2013/2014.1 Dans la mesure où cette souche pourrait réapparaître à une saison subséquente, l’efficacité des vaccins destinés à nous protéger contre celle-ci comme contre les nouvelles souches virales reste un domaine de recherche important. Selon le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada, la vaccination annuelle contre la grippe demeure la meilleure stratégie possible pour réduire le risque de tomber gravement malade, voire d’en mourir, ainsi que pour réduire l’impact des flambées de grippe sur le système de santé et l’économie dans son ensemble.Cependant, la difficulté qu’il y a à obtenir en temps opportun des données probantes vérifiées sur l’efficacité potentielle des vaccins antigrippaux continue de nuire à l’utilisation que les responsables de la santé publique peuvent faire de cette information sur le plan pratique.


COMMENTAIRE

Le fait saillant de la saison grippale de 2013-2014 était une activité plus marquée du virus grippal A(H1N1)pdm09 que celle observée depuis la saison pandémique de 2009-2010. La présente revue systématique a rassemblé des études provisoires sur l’efficacité des vaccins menées jusqu’ici (c.-à-d. au moment d’effectuer la revue) pour le milieu de la saison grippale de 2013-2014 et visait à déterminer si le vaccin aurait été un facteur lié à l’activité accrue du virus A(H1N1)pdm09.


Contrairement aux autres vaccins utilisés dans le domaine de la santé publique, on reformule chaque année les vaccins contre la grippe saisonnière afin de rester en phase avec l’évolution incessante du virus de la grippe. Chaque année, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de retenir certaines souches du virus des hémisphères nord et sud, en tenant compte des souches du virus de la grippe courantes et émergentes. L’efficacité potentielle du vaccin contre la grippe saisonnière dépend pour une grande part de sa capacité à produire l’immunogénicité dans la population cible, selon le degré auquel les souches vaccinales recommandées par l’OMS correspondent antigéniquement aux virus qui circulent. La composition toujours changeante du vaccin et la nécessité de produire, de distribuer et d’administrer le vaccin à des millions de personnes en peu de temps font qu’il est difficile d’évaluer l’efficacité de ces vaccins sur le terrain, en procédant à des essais cliniques aléatoires.


COMMENTAIRE

Contrairement à d’autres vaccins, le vaccin contre la grippe saisonnière fait l’objet d’une évaluation deux fois l’an. Les études sur l’efficacité des vaccins antigrippaux effectuées au milieu de la saison s’inspirent des vastes systèmes de surveillance de la grippe qui existent dans de nombreux pays. Ils peuvent fournir de l’information qui aiderait à éclairer les efforts de prévention et de contrôle du milieu de la santé publique pour le reste de la saison grippale à des fins de planification aux niveaux national, régionaux et locaux. Cela s’avère particulièrement important lorsque le taux d’activité du virus grippal est élevé pendant une saison. Pour certaines saisons, il pourrait convenir de considérer l’augmentation des efforts de vaccination, tandis que pour d’autres saisons, on pourrait affecter les ressources à d’autres modes de prévention et de contrôle. C’est la raison pour laquelle ces études doivent idéalement être effectuées en temps opportun. La parution de telles études peut également servir au milieu de la santé publique d’autres pays où la saison grippale en est à son tout début ou avant même qu’elle ne débute. De plus, les études sur l’efficacité des vaccins contribuent aux délibérations annuelles et futures de l’OMS sur la composition du vaccin.

Pour l’heure, les vaccins contre la grippe saisonnière sont approuvés en se fondant sur des études d’immunogénicité restreintes, même s’il est loin d’être clair que les résultats de ces études nous permettent de prédire l’efficacité d’un vaccin sur le terrain. Plusieurs réseaux de surveillance de la grippe nationaux et supranationaux sont en mesure de récolter suffisamment de données pour produire des estimations provisoires (mi-saison) de l’efficacité vaccinale qui sont raisonnablement fiables. On considère habituellement que ces estimations sont assez précises, quand on les compare aux estimations d’après-saison établies avec les données recueillies du début à la fin de la saison de la grippe, d’où l’utilité des évaluations de mi-saison de l’efficacité potentielle du vaccin contre la grippe pour les responsables de la santé publique.1,3,4

Objectif

Le présent examen a pour but de décrire les principales caractéristiques épidémiologiques de la saison de la grippe 2013-2014 et de récapituler les données probantes de mi-saison sur l’efficacité vaccinale des vaccins contre la grippe pour la saison 2013-2014. L’examen comprend également de l’information sur l’efficacité potentielle des vaccins contre la grippe A(H1N1)pdm09 utilisés lors de la pandémie de 2009 et les saisons suivantes, car cela peut nous offrir un éclairage utile sur l’épidémiologie et le contrôle de la grippe A(H1N1)pdm09 lors des saisons subséquentes.


COMMENTAIRE

La présente revue systématique a rassemblé les résultats de toutes les études provisoires sur l’efficacité des vaccins grippaux qui existaient au moment de l’élaboration de la présente revue. Une revue systématique des études bien menée sur l’efficacité des vaccins grippaux de mi-saison comprend le recensement, l’évaluation et la synthèse des meilleures données probantes actuelles. Les revues systématiques font gagner du temps aux praticiens cliniques et de la santé publique en rassemblant et en lisant des études individuellement. De telles revues pourraient donc servir d’outils qui paraissent à point nommé pendant la saison grippale. Elles ont aussi pour but de servir de sources de données probantes et sommaires plus riches puisqu’un seul rapport renferme plusieurs études.

Méthodes

Le présent examen a été rédigé en se fiant aux rapports publiés, approuvées par des collègues, sur les estimations provisoires de l’efficacité du vaccin contre la grippe pour la saison 2013-2014. On a effectué des recherches dans les bases de donnés électroniques de Scopus, Medline, EMBASE et Google Scholar pour y dénicher les articles sur l’efficacité vaccinale antigrippale parus entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014. Le dépouillement des textes scientifiques s’est limité aux articles publiés en anglais. On a recensé à la main d’autres renvois dans les bibliographies des publications indiquées. Les études ont été incorporées à l’examen lorsque le vaccin antigrippal de la saison 2013-2014 était l’exposition visée et si la conséquence étudiée était un cas clinique de syndromes grippaux (ILI), une hospitalisation ou un décès. L’information extraite de l’ensemble des études recensées comprenait la région étudiée et les dates de recrutement, la date de début de la campagne de vaccination, le protocole de l’étude, la population ciblée, les résultats, la prise en compte des variables parasites dans les analyses, ainsi que les estimations de l’efficacité potentielle du vaccin et les intervalles de confiance connexes (IC 95 %).


COMMENTAIRE

De nombreux facteurs influent sur le résultat d’une étude liée à l’efficacité des vaccins. Évidemment, l’efficacité dépendra de la bonne correspondance entre les virus en circulation et ceux utilisés dans la composition du vaccin prévu. On devrait toujours pendre en considération la conception de l’étude en interprétant les résultats. Les facteurs qui ont une influence sur l’efficacité des vaccins comprennent la date et l’endroit de l’étude, les facteurs de l’hôte de la population visée par l’étude et la définition retenue de l’infection. Les personnes en santé publique et les praticiens cliniques doivent être conscients du fait que les études sur l’efficacité des vaccins sont habituellement des études d’observation et pourraient être partiales ou porter à confusion.

Caractéristiques épidémiologiques de la grippe en 2013-2014 à la mi-saison

Vers la mi-saison, les données de surveillance mondiale montraient que A(H1N1)pdm09 était la souche de la grippe la plus présente en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie orientale. Depuis qu’est apparu et s’est mis à se propager le nouveau virus A(H1N1)pdm09 au printemps 2009, il était resté peu actif dans la plupart des pays tempérés jusqu’à l’automne 2013. Ainsi, pendant la saison de la grippe 2012/2013, le virus de la grippe A(H3N2) a été la souche de grippe prédominante, représentant plus de 90 % des souches soumises à un typage aux États-Unis et au Canada.5,6 Cependant, à l’approche de la mi-saison 2013-2014, plus de 90 % des souches grippales soumises à un typage aux États-Unis et au Canada était d’un type similaire à A(H1N1)pdm09.1 Dans d’autres régions du monde, on a observé une activité régionale et étendue de la grippe A(H1N1)pdm09, en Australie, en Chine, au Japon, en Égypte et dans plusieurs pays européens, dont la France, la Grèce, le Portugal et la Suisse.7

Au Canada, on a réalisé avec des données recueillies à la mi-janvier au Centre de collaboration nationale des maladies infectieuses une analyse qui laisse supposer que la saison 2013-2014 allait s’avérer plus « grave » (en termes de taux d’hospitalisations, d’admissions dans les unités de soins intensifs et de décès) que les saisons précédentes.8 (À la fin de la saison 2013-2014, on comptait plus d’hospitalisations que l’année précédente, et les personnes hospitalisées ont été plus nombreuses à être admises dans une unité de soins intensifs, bien que le nombre de décès déclarés ait été à peu près le même [rapport Surveillance de l’influenza : 10 au 23 août 2014]). À la fin mars, on dénombrait 3 332 hospitalisations officielles et 182 décès déclarés au Canada. Les adultes de 20 à 64 ans semblaient plus susceptibles de recevoir un diagnostic, d’être hospitalisés et de mourir des suites de la grippe.Parmi les patients adultes qui ont eu besoin de soins intensifs, plus de 85 % présentaient au moins un trouble comorbide. La prévalence de comorbidités et une hausse de l’âge médian des patients hospitalisés pour la grippe dans un état grave semblaient indiquer une évolution probable de l’épidémiologie par rapport à la pandémie de 2009.5,9 Contrairement à ce que l’on avait observé au Canada, les données provisoires de plusieurs pays européens paraissaient montrer que la situation y était moins grave en 2013/2014 que lors de la précédente saison de la grippe.10

Les données de caractérisation du virus récoltées dans divers pays, dont le Canada, indiquaient qu’aux environs de la mi-saison, le virus A(H1N1)pdm09 en circulation était génétiquement et antigéniquement similaire au virus A/California/07/2009 à l’origine de la pandémie de 2009. C’est le même virus que la souche virale H1N1 recommandée par l’OMS pour la formulation des vaccins de toutes les saisons de la grippe depuis 2009, y compris la saison 2013-2014.1,10,11 De plus, on a constaté que la majorité des virus en circulation est sensible à l’oseltamivir et au zanamivir.5,6 Ces données ne permettaient pas de penser qu’un glissement antigénique de la souche virale courante avait joué un rôle important dans la réapparition de la grippe A(H1N1)pdm09 lors de la saison 2013-2014. Il a donc fallu prendre en considération d’autres facteurs, soit ceux liés à l’épidémiologie de la grippe A(H1N1)pdm09, comme un nombre plus élevé de personnes vulnérables ou un affaiblissement de l’immunité, soit ceux liés à l’efficacité du vaccin1. Afin de mettre en contexte l’évaluation de l’efficacité vaccinale pour la saison 2013-2014, vous trouverez ci-après une analyse de l’efficacité des vaccins contre la grippe A(H1N1)pdm09 utilisés pendant la pandémie de 2009 et les saisons suivantes.

Le virus A(H1N1)pdm09

Le virus A(H1N1)pdm09 a d’abord été identifié au printemps 2009, après avoir pris connaissance de cas clinique graves de syndromes grippaux (ILI) au Mexique et dans le sud des États-Unis.12 Au moment de l’annonce de pandémie par l’OMS le 11 juin 2009, le nouveau virus avait atteint plus de 74 pays. À l’instar des pandémies précédentes, celle de 2009 a affiché des taux de morbidité étonnamment élevés parmi de jeunes adultes auparavant en santé. Contrairement aux enfants et aux adultes plus jeunes, les gens de plus de 60 ans possédaient plus souvent des anticorps à réaction croisée contre le nouveau virus et étaient, de ce fait, moins susceptibles d’être infectés.12,13 Par ailleurs, les enfants de moins de 5 ans avaient plus de risques d’être hospitalisés, alors que les adultes plus âgés (plus de 65 ans) couraient plus de risques de mourir en cas d’infection, en comparaison des gens des autres groupes d’âges.14  Outre l’âge, on a également établi que la présence de comorbidités, l’obésité, une grossesse et l’appartenance à une population autochtone sont des facteurs de risque qui peuvent avoir des effets graves.12,15

Efficacité réelle et potentielle des vaccins monovalents contre la grippe A(H1N1)pdm09

En tout, 26 fabricants de vaccins ont mis au point des vaccins monovalents contre la grippe A(H1N1)pdm09 à administrer au cours de la pandémie.12 Au Canada, GlaxoSmithKline (GSK) a produit un vaccin avec AS03 ainsi que des vaccins sans adjuvant. Les deux types de vaccin contenaient l’antigène du virus A(H1N1)pdm09 dérivé de la souche A/California/7/2009 du virus grippal, comme le recommandait l’OMS. On a documenté d’excellentes réactions immunitaires après même une seule dose des vaccins monovalents inactivés à virion fragmenté et sous-unitaires conçus pour contrer la pandémie de H1N1, avec ou sans adjuvant, lors de plusieurs essais d’immunogénicité effectués au moment de l’introduction du vaccin.16,17 En règle générale, les vaccins avec adjuvants du type émulsion à base d’eau et d’huile étaient plus immunogéniques que les vaccins sans adjuvant.17 Même dans le cas des vaccins sans adjuvant, qui ressemblent davantage aux vaccins contre la grippe saisonnière, on a vraisemblablement atteint des taux protecteurs d’anticorps (titres sériques d’anticorps inhibiteurs de l’hémagglutination >1:40) parmi les adultes et les enfants plus vieux en santé.

Les études réalisées dans la foulée de la pandémie de 2009 offrent un éventail d’estimations de l’efficacité potentielle du vaccin monovalent pour prévenir les infections et les hospitalisations des cas de grippe A(H1N1)pdm09 confirmés en laboratoire, tout en montrant que les personnes de certains groupes d’âges sont peut-être mal protégées. Lors d’un examen systématique de cinq études par observation, l’efficacité vaccinale moyenne du vaccin monovalent contre la grippe A(H1N1)pdm09 était de 69 %.18 Notre propre examen de 46 études, toutes menées dans le but d’évaluer l’efficacité du vaccin monovalent pendant la pandémie, nous donne à penser que le vaccin était efficace à environ 80 % contre les infections au A(H1N1)pdm09 confirmées en laboratoire, les estimations de ces études se situant entre 46 et 100 % (données non publiées). Les estimations de l’efficacité vaccinale en regard des hospitalisations de personnes infectées par le virus A(H1N1)pdm09, dont les cas ont été confirmés en laboratoire, se situaient entre 19 et 99 %, l’efficacité vaccinale globale avoisinant les 65 %. En règle générale, les vaccins monovalents étaient plus efficaces pour les enfants. Comme lors des essais d’immunogénicité, les vaccins avec adjuvant étaient plus efficaces que les vaccins sans adjuvant (efficacité vaccinale globale d’environ 60 %). Les vaccins sans adjuvant se sont révélés plus efficaces pour prévenir les cas de grippe confirmés en laboratoire chez les enfants d’âge scolaire et les jeunes adultes que chez les adultes plus âgés. Par exemple, dans une étude, on a constaté qu’une dose de vaccin inactivé était efficace à environ 77 % pour prévenir l’infection au A(H1N1)pdm09 confirmée en laboratoire chez les gens de 10 à 49 ans, mais n’était qu’à 22 % efficace pour les gens de 50 ans et plus (données non publiées).19 Dans le cadre d’une autre étude, un vaccin inactivé était efficace à environ 58 % pour prévenir l’infection au A(H1N1)pdm09 chez les jeunes de 5 à 14 ans.20 Ces deux études montraient que les vaccins vivants atténués étaient plus efficaces que le vaccin inactivé parmi les enfants, à hauteur d’environ 80 %.

Efficacité des vaccins contre la grippe saisonnière lors des saisons qui ont suivi la pandémie

À la suite de la pandémie, on a constaté une baisse importante de la circulation et des niveaux de détection du virus de la grippe A(H1N1)pdm09. Tant dans l’hémisphère nord que l’hémisphère sud, les saisons suivantes ont été dominées par les sous-types de virus de la grippe B et A (H3N2). À partir de la saison 2010-2011, on a recommandé d’inclure chaque année la souche A/California/07/2009 au vaccin contre la grippe saisonnière, et ce, dans les deux hémisphères.10 L’efficacité potentielle de ces vaccins contre l’infection au virus A(H1N1)pdm09 confirmée en laboratoire a été évaluée avec soin en 2010-2011. Les études ont été moins nombreuses lors des saisons subséquentes, mais leurs résultats étaient similaires à ceux des évaluations effectuées pendant la pandémie. Dans l’ensemble, les estimations de l’efficacité vaccinale générale se situaient entre 55 et 80 %, tout dépendant du groupe d’âges, de la saison et de la région; elles affichaient les valeurs les plus élevées parmi les enfants et les jeunes adultes et les plus faibles parmi les adultes plus âgés (>50 ans).21-23 Par exemple, une étude réalisée avec les données du réseau canadien de surveillance de la grippe par des médecins-sentinelles a démontré qu’au cours de la saison 2010-2011, le vaccin a été efficace à environ 65 % pour prévenir les infections A(H1N1)pdm09 chez les 20 à 49 ans et à environ 30 % chez les gens de 50 ans et plus.23 Pour la saison 2012-2013, qui a été dominée au Canada par le sous-type H3N2, l’efficacité vaccinale générale contre la grippe A(H1N1)pdm09 a avoisiné les 80 %.22

Les estimations d’études américaines et australiennes ont produit des chiffres similaires, avec des pourcentages de l’efficacité vaccinale se situant entre 66 et 79 %.24-26 Les études européennes permettent aussi de supposer que le grippe contre la grippe saisonnière pour la saison 2010-2011 offrait une protection notable contre l’infection au virus A(H1N1)pdm09. Ainsi, une étude produite avec les données du réseau européen multicentrique de surveillance de la grippe (I-MOVE) faisait état d’une efficacité vaccinale globale contre l’infection au A(H1N1)pdm09 de 59 %.27

Efficacité des vaccins contre la grippe saisonnière pour la saison 2013-2014

Dans la foulée des recommandations de l’OMS, le vaccin trivalent contre la grippe saisonnière pour la saison 2013-2014 dans l’hémisphère nord contenait une souche virale apparenté au virus A/California/7/2009 (H1N1)pdm09, une souche virale apparenté au virus A/Texas/50/2012 (H3N2) et une souche virale apparenté au virus B/Massachusetts/2/2012.10 On a autorisé huit types de vaccins contre la grippe saisonnière au Canada au cours de la saison 2013-2014. Sept de ces vaccins étaient des vaccins trivalents inactivés, alors que le huitième était un vaccin vivant atténué. (Les vaccins antigrippaux quadrivalents n’étaient pas encore autorisés au Canada lors de la saison 2013-2014.)

Au moment de la rédaction du présent document, peu d’études épidémiologiques avaient été réalisées au Canada,1,9 aux États-Unis28 et en Espagne11,29 pour évaluer l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière 2013-2014 à la mi-saison. Les paramètres de ces études sont fournis au tableau 1. Toutes ces études étaient des études cas-témoins (test négatif), dans le cadre desquelles les patients qui allaient consulter un médecin en présentant des symptômes d’ILI ou d’autres infections respiratoires aiguës devenaient des cas de grippe confirmée par culture ou par réaction en chaîne de la polymérase (RCP) et des cas-témoins si les résultats des tests étaient négatifs. C’est pourquoi toutes ces études ont permis d’évaluer les infections grippales par souche virale et sous-types de souche virale confirmées par des tests en laboratoire sous supervision médicale. Deux études comprenaient des patients hospitalisés.9,11 Toutes les études, à l’exception d’une seule,9 comprenaient des patients suivis en clinique externe. Aucune de ces études n’a mesuré l’efficacité vaccinale en regard de la gravité des suites d’une infection grippale comme l’hospitalisation, l’admission dans une unité de soins intensifs ou la mort.


COMMENTAIRE

La plupart des études provisoires sur l’efficacité des vaccins, telles que celles résumées dans la présente revue systématique, utilise une méthode de « test négatif », c’est-à-dire que les patients qui présentent avec un syndrome grippal chez un médecin qui fait partie d’un réseau sentinelle constituent une étude de population. On peut comparer les résultats de tests positifs et négatifs de cette population et les taux de vaccination de chaque groupe. Ce que cette méthode de type cas-témoin ne nous permet pas de déterminer est le degré de prévention de la grippe au sein de l’ensemble de la population. Elle ne nous indique pas non plus le degré d’efficacité du vaccin pour ce qui est de la prévention des résultats graves, p. ex., la mort, l’hospitalisation ou les éclosions.

Dans le tableau 2 sont regroupées les estimations de l’efficacité des vaccins contre la grippe saisonnière 2013-2014 que l’on retrouve dans les études de mi-saison. Même si les estimations de l’efficacité vaccinale peuvent évoluer au fil de la saison de la grippe, à mesure que les données s’accumulent ou que changent les virus en circulation plus tardivement dans la saison, ce ne fut pas le cas lors des précédentes saisons de la grippe au Canada et ailleurs.1,3,4

Une étude cas-témoins (test négatif) réalisée dans cinq provinces canadiennes (Alberta, Ontario, Colombie-Britannique, Québec et Manitoba) portait sur des patients, âgés en majorité de 20 à 49 ans, qui avaient consulté un médecin-sentinelle de leur communauté en exhibant des symptômes d’ILI1. L’analyse comprenait 792 échantillons prélevés chez les patients qui s’étaient présentés entre le 1er novembre 2013 (semaine 44) et le 23 janvier 2014 (semaine 4); 41 % des échantillons ont produit des résultats positifs confirmant la présence du virus de la grippe, et 90 % de ces échantillons positifs contenaient le virus A(H1N1)pdm09. Dans l’ensemble, une plus grande proportion des cas-témoins (32 %) avaient reçu le vaccin contre la grippe pour la saison 2013-2014, en comparaison des cas avérés (12 %). Les types de vaccin n’étaient pas indiqués, mais au Canada, les adultes reçoivent quasi exclusivement des vaccins trivalents inactivés à virion fragmenté sans adjuvent contre la grippe saisonnière, par injection intramusculaire.9 L’efficacité vaccinale, après avoir tenu compte des variables que sont l’âge, la comorbidité, la province et la semaine de l’épidémie, s’élevait à 74 % (IC 95 % : 58 à 83 %) en termes de prévention de l’infection au A(H1N1)pdm09 confirmée en laboratoire (tableau 2). Cette estimation se situe dans le haut de la fourchette des estimations des dernières saisons à partir des données obtenues par l’entremise du même réseau canadien de surveillance sentinelle, pour une efficacité vaccinale contre la grippe A(H1N1)pdm09 se situant entre 59 % et 80 %.30-32 La portée de l’étude n’était pas assez grande pour évaluer l’efficacité vaccinale pour ce qui est des enfants ou des personnes âgées. Les virus A(H1N1)pdm09 caractérisés dans un sous-groupe de la population ciblée par l’étude étaient antigéniquement et génétiquement similaires à la souche vaccinale de référence A/California/7/2009 recommandée par l’OMS.

Une autre équipe canadienne a fait état d’estimations provisoires de l’efficacité vaccinale à partir des données du réseau de surveillance des cas graves (SOS), qui récolte de l’information auprès de 40 hôpitaux de soins actifs pour adultes répartis dans sept provinces canadiennes (Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Manitoba, Alberta et Colombie-Britannique).9 La population de cette étude cas-témoins (test négatif) était composée d’adultes (16 ans et plus) hospitalisés entre le 15 novembre 2013 et le 8 février 2014 à la suite d’un diagnostic d’ILI, de pneumonie ou pour une autre infection des voies respiratoires, une aggravation de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) ou de l’asthme ou une septicémie inexpliquée. Parmi les membres plus âgés de cette population (38 % des cas et 63 % des cas-témoins étaient âgés de 65 ans ou plus), dont les taux de comorbidité étaient élevés (92 % d’entre eux présentaient au moins une maladie préexistante), 35 % des cas et 62 % des cas-témoins ont déclaré avoir reçu le vaccin contre la grippe saisonnière pour la saison 2013-2014. À peu près toutes les personnes vaccinées avaient reçu le vaccin trivalent à virion fragmenté par injection intramusculaire. L’efficacité vaccinale rajustée selon l’âge et la comorbidité contre l’infection au A(H1N1)pdm09 était de 58 % (38 à 72 %) (tableau 2). Les estimations de l’efficacité vaccinale étaient similaires parmi les adultes de 16 à 64 ans (54 % [IC 95 % : 22 à 73 %]) et les adultes de 65 ans et plus (63 % [IC 95 % : 35 à 79 %]). Ces estimations étaient quelque peu inférieures que celles de l’étude communautaire canadienne mentionnée ci-dessus1. On s’attendait toutefois à ce que l’efficacité soit moindre, dans la mesure où la population hospitalisée était bien plus âgée et comprenait beaucoup plus de personnes souffrant d’affections concomitantes que la population de l’étude communautaire.

Une autre étude cas-témoins (test négatif) de nature communautaire a été effectuée au moyen des données provenant de personnes retenues entre le 2 décembre 2013 et le 23 janvier 2014 à l’un des cinq centres-sentinelles qui fournissent des données aux U.S. Influenza Vaccine Effectiveness (Flu-VE) Network. L’étude a produit des estimations de l’efficacité vaccinale qui pour la plupart correspondaient aux estimations canadiennes.28 L’analyse a porté sur des personnes âgées de 6 mois et plus traitées en clinique externe pour une infection aiguë des voies respiratoires. L’efficacité vaccinale des vaccins contre la grippe saisonnière 2013-2014 (type non précisé) visant une immunisation contre le virus de la grippe A(H1N1)pdm09 était de 62 % (IC 95 % : 53 à 69 %) (tableau 2). L’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière était à peu près la même pour tous les groupes d’âges, bien qu’un peu moindre chez les adultes plus âgés (65 ans et plus). Ces estimations étaient légèrement inférieures à celles des études américaines semblables réalisées depuis la saison de la grippe 2010, les estimations de l’efficacité vaccinale se situant entre 66 et 77 %.24,25,33

D’autre part, deux rapports en provenance de l’Espagne11,29 contenaient des estimations de l’efficacité vaccinale (EV) largement inférieures à celles produites dans le cadre des études nord-américaines (tableau 2).1,9,28 En Espagne, la saison 2013-2014 n’a pas été aussi intense ni autant dominée par le virus A(H1N1)pdm09 qu’en Amérique du Nord; seulement 60 % des isolats soumis à un typage présentaient la souche virale A(H1N1)pdm09. Les estimations provisoires de l’efficacité vaccinale du réseau espagnol de surveillance sentinelle de la grippe atteignaient 33 % (IC 95 % : -33 à 67 %) en regard de l’infection au A(H1N1)pdm09 ayant nécessité des soins médicaux.29 Des estimations très similaires ont été produites relativement aux populations à « haut risque » (36 % [IC 95 % :-64 à 75 %]). Le vaccin utilisé en Espagne était un vaccin trivalent inactivé à virion fragmenté sans adjuvant. Les analyses limitées à la région de Navarre ont produit des résultats similaires (EV : 40 %, IC 95 % : -12 à 68 %).11 On a cependant constaté des écarts cliniquement significatifs dans l’étude de la région de Navarre au plan de l’efficacité vaccinale entre les personnes de moins de 65 ans (59 %; IC 95 % : 4 à 83 %) et celles de plus de 65 ans et plus (4 %; IC 95 % : -162 à 65 %), bien que l’imprécision de ces estimations, comme le montrent les énormes intervalles de confiance, interdisent toute conclusion définitive.11

Il est difficile de savoir ce qui explique les estimations inférieures de l’efficacité vaccinale en Espagne. Les isolats caractérisés étaient pour la plupart antigéniquement et génétiquement similaires à la souche vaccinale de référence. En Espagne, on a également fait état d’une protection moins qu’optimale contre le virus A(H1N1)pdm09 au cours de la saison 2010-2011, l’efficacité vaccinale se situant entre 46 % (IC 95 % : 0 à 72 %)34 et 49 % (IC 95 % : 3 à 73 %).35 Il est étonnant de prendre connaissance d’estimations de l’efficacité vaccinale supérieures au sein des populations à haut risque, avec des taux entre 47 et 63 %.34-37 Les cas-témoins (test négatif) de l’étude de cette saison comprenaient un pourcentage plus élevé de personnes vulnérables (36 %) en comparaison des cas de A(H1N1)pdm09 (23 %), d’où sans doute leur taux de vaccination supérieur (17 %) par rapport aux cas de grippe (11 %).29

Analyse

Après plusieurs saisons de faible activité de la maladie, on a observé une augmentation importante de l’activité du virus de la grippe A(H1N1)pdm09 à l’échelle de la planète au cours de la première moitié de la saison 2013-2014. On a eu des doutes au sujet de l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière 2013-2014 et la possibilité d’un glissement antigénique. Cependant, lors de notre examen des analyses nord-américaines (et espagnoles) de l’efficacité vaccinale à la mi-saison 2013-2014, rien ne nous permettait d’affirmer que le vaccin pour la saison 2013-2014 était moins efficace que les vaccins similaires utilisés lors des saisons précédentes, y compris les vaccins monovalents administrés pendant la pandémie. Les études nord-américaines présentaient toutes un taux de protection de 62 à 74 % contre l’infection au A(H1N1)pdm09 confirmée en laboratoire. Ces estimations correspondent aussi aux estimations de l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière pour l’infection au A(H1N1)pdm09 observée lors des saisons précédentes depuis la pandémie. Les estimations se situent habituellement dans le haut de la fourchette des estimations de l’efficacité vaccinale contre l’infection par d’autres souches du virus de la grippe qui circulaient avant la pandémie, pendant les saisons où le vaccin est bien adapté aux virus présents.38

On disposait de peu de données sur l’efficacité vaccinale chez les personnes les plus à risque d’éprouver des complications dues à la grippe, mais l’information accessible semble indiquer une efficacité un peu moindre parmi les personnes plus âgées et hospitalisées. La taille relativement réduite des échantillons ne permettait pas de produire des estimations réellement précises de l’efficacité vaccinale parmi les divers groupes d’âges. Aucune de ces études n’a mesuré l’efficacité vaccinale en regard des suites d’une infection grippale comme l’hospitalisation, l’admission dans une unité de soins intensifs ou la mort. Malgré les progrès réalisés sur le plan de l’évaluation de l’efficacité vaccinale provisoire (mi-saison), nous sommes encore bien loin de pouvoir mesurer l’efficacité vaccinale provisoire dans un contexte de maladie grave et parmi les populations à haut risque. Pour atteindre cet objectif, nous devrons étendre et consolider les réseaux nationaux de surveillance de la grippe.

Les données probantes des études examinées ici et les données de surveillance du réseau national montrent qu’au moment de la rédaction du présent rapport, le virus A(H1N1)pdm09 en circulation est demeuré génétiquement et antigéniquement similaire au A/California/07/2009, le virus à l’origine de la pandémie de 2009, ainsi qu’à la souche virale de référence pour la saison 2013-2014. Le séquençage de gènes d’un échantillon de commodité d’isolats viraux du réseau canadien de surveillance de la grippe par des médecins-sentinelles a permis de constater que ces isolats partageaient > 90 % de leur séquence de site antigénique avec les souches vaccinales et présentaient très rarement plus de trois des mêmes mutations de site antigénique observées parmi les souches dominantes du virus A(H1N1)pdm09 lors des saisons précédentes1. Ces constatations justifient la décision de l’OMS de retenir la souche apparentée au A/California/07/2009 comme composant H1N1 des vaccins pour la saison en cours (2014-2015)7. De fait, on s’est servi de ces données, en conjonction avec les données de laboratoire et de surveillance mondiale, pour prendre cette décision.

Considérée dans son ensemble, cette information semble indiquer que la réapparition d’un virus pandémique identique au cours de la saison 2013-2014 était probablement due à des niveaux d’immunité inférieurs dans les populations plutôt qu’à des modifications antigéniques résultant d’une inadéquation de la souche vaccinale1. Cette conclusion paraît confirmer les résultats d’une enquête de séroprévalence menée en Colombie-Britannique, qui ont été diffusés en janvier 2014 par la Dre Skowronski et des collègues dans une communication ProMED-mail. Les taux les plus faibles de séroprotection ont été relevés parmi les « enfants de moins de 5 ans (qui pour la plupart n’étaient pas nés lors de la pandémie de 2009), et les taux les plus élevés (≥60 %) chez les enfants d’âge scolaire et les personnes de 70 ans et plus »39. Ces résultats montrent à quel point il est important de tenir compte des facteurs associés à l’interaction entre l’agent pathogène et son hôte pour étayer l’épidémiologie de la grippe A(H1N1)pdm09, y compris la présence d’anticorps préexistants dans les divers groupes d’âges.

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COMMENTAIRE

Puisque le virus A(H1N1)pdm09 était la souche grippale dominante au cours de la saison 2013-2014, les études provisoires de cette année ont aussi contribué de l’information à nos connaissances sur ce virus grippal. Cette revue systématique des études provisoires de l’efficacité des vaccins de l’hémisphère Nord indiquait que l’efficacité du vaccin contre le virus A(H1N1)pdm09 fut raisonnablement efficace. Ces résultats sur l’efficacité des vaccins concordaient avec les tests antigéniques de 2013-2014 du virus A(H1N1)pdm09 qui démontraient que, jusqu’ici, le virus était resté assez stable depuis sa forme antérieure de 2009 et des études ont indiqué que la souche du vaccin contre le virus A(H1N1)pdm09 continuait à bien correspondre à la souche en circulation.


Documents de référence

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Tableau 1:
Paramètres des études de l’efficacité de mi-saison des vaccins contre la grippe saisonnière pour la saison 2013-2014

tableau1
(Cliquez pour agrandir)

Tableau 2:
Estimations provisoires de l’efficacité vaccinale antigrippale pour la saison 2013-14 (IC 95%) pour prévenir la grippe confirmée en laboratoire

tableau2
(Cliquez pour agrandir)

Glossaire

Vous trouverez de plus amples renseignements sur les sources utilisées pour produire les présentes définitions à la suite du glossaire.

Adjuvant : Substance ajoutée durant la production dans le but d’accroître la réaction immunologique du corps à un vaccin. (McGraw Hill).  Retourner  

Antigène : Toute substance, généralement une protéine, capable d’induire une réaction immunitaire adaptative. L’introduction de l’antigène peut se faire par l’invasion d’organismes infectieux, l’immunisation, l’inhalation, l’ingestion, etc. (Porta, 2008).  Retourner 

Antigéniquement : Forme adverbiale du mot antigène (se reporter au terme précédent).

ASO3 : AS03, ou système adjuvant 03, est le nom commercial d’un adjuvant utilisé dans divers vaccins de GlaxoSmithKline (GSK). Il contient du DL-alpha-tocophérol (vitamine E), du squalène et du polysorbate 80, et est préparé sous la forme d’une émulsion à base d’eau et d’huile. (Santé Canada).  Retourner 

Anticorps à réaction croisée : Anticorps qui réagit avec des antigènes qui sont similaires, mais pas identiques, aux antigènes spécifiques avec lesquels il avait initialement réagi. (Mosby’s Medical Dictionary, 2009).  Retourner  

Efficacité potentielle: Évaluation de la mesure dans laquelle une intervention, une procédure, un régime ou un service donné, quand il est mis en œuvre dans un domaine et dans les conditions habituelles, peut donner les résultats prévus au sein de la population visée. (Porta, 2008). Retourner  

 Efficacité réelle : Mesure dans laquelle une intervention, une procédure, un régime ou un service donné produit des résultats positifs dans des conditions idéales; bienfaits ou utilité pour la personne ou la population du service, traitement ou intervention. Dans un monde idéal, on détermine l’efficacité réelle en fonction des résultats d’un essai contrôlé avec répartition aléatoire.  (Porta, 2008).  Retourner  

Glissement antigénique : Décrit les modifications « évolutives » qui apparaissent dans la structure moléculaire de l’AND/ARN des microorganismes quand ils passent d’un hôte à un autre. Il peut résulter de la recombinaison, la suppression ou l’insertion de gènes, sous la forme de mutations ponctuelles, ou de plusieurs de ces phénomènes. (…) Cela se traduit par une modification (habituellement lente et progressive) de la composition antigénique et par conséquent des réponses immunitaires des personnes et des populations exposées aux microorganismes en question (Porta, 2008). Voir aussi « mutation antigénique ». Retourner  

Mutation antigénique : Mutation, ou changement brusque, de la structure moléculaire de l’ADN/ARN de microorganismes, plus particulièrement de virus, qui produit de nouvelles souches du microorganisme. L’immunité acquise par les hôtes exposés à d’autres souches ne les protège plus ou presque plus. On pense qu’une mutation antigénique serait à l’origine de la présence de souches du virus de la grippe A associées à certaines pandémies et épidémies de grande envergure (Porta, 2008). Voir aussi « glissement antigénique ».

Immunogénicité : Capacité d’un agent infectieux d’induire une immunité spécifique. (Porta, 2008).  Retourner 

Vaccin inactivé : Vaccin produit avec des virus tués ou inactivés. Il faut souvent de multiples doses pour renforcer et/ou maintenir l’immunité. On peut administrer les vaccins inactivés aux personnes dont le système immunitaire est affaibli, et qui ne peuvent recevoir un vaccin vivant atténué. (CDC).  Retourner  

Oseltamivir (Tamiflu) : Médicament antiviral homologué pour traiter la grippe chez les êtres humains à partir de l’âge de deux semaines. Il a aussi été administré à des fins de prévention de la grippe à partir de l’âge de 12 mois, à des personnes qui pourraient avoir été exposées au virus de la grippe sans en exhiber les symptômes encore (Dictionnaire médical électronique de Stedman). Les directives d’utilisation et les prétentions quant à l’efficacité des antiviraux sont contestées.  Retourner 

RCP : Abréviation de réaction en chaîne de la polymérase, une technique qui permet d’amplifier in vitro des séquences de nucléotides données à partir de quantités réduites d’ADN. On emploie des amorces nucléotidiques complémentaires de séquences précises dans le gène ciblé et des ADN polymérases thermostables spéciaux. (McGraw Hill).  Retourner  

Séquençage de gènes : Le séquençage de gènes ou de l’ADN consiste à déterminer l’ordre d’enchaînement des nucléotides dans la molécule d’ADN. Ce terme recouvre toutes les méthodes ou techniques utilisées pour déterminer l’ordre des quatre bases—adénine, guanine, cytosine et thymine—dans un brin d’ADN. (Wikipedia)  Retourner  

Vaccin inactivé à virion fragmenté : Formulation vaccinale inactivée produite en fractionnant des virus entiers à l’aide d’un détergent. (Ellebedy & Webby, 2009)  Retourner 

Vaccin sous-unitaire inactivé : Un vaccin sous-unitaire n’est constitué que de fractions bactériennes ou virales, plutôt que de la totalité du germe. Parce que ces vaccins ne contiennent que les antigènes essentiels et pas toutes les autres molécules qui forment le germe, ils causent moins d’effets secondaires. (CDC, Understanding How Vaccines Work Retourner 

Vaccin vivant atténué : Vaccin contenant des microorganismes vivants ou des virus fonctionnels dont la capacité pathogène a été affaiblie, sans toutefois que ses propriétés immunostimulantes, ou immunogènes, aient été affectées. (Mosby’s Medical Dictionary, 2009)  Retourner 

Vaccin monovalent : Vaccin conçu pour protéger contre un seul agent infectieux.  Retourner 

Vaccin quadrivalent : Le vaccin antigrippal quadrivalent est conçu pour protéger contre quatre types de virus grippaux différents—deux types de virus de la grippe A et deux types de virus de la grippe B. (CDC, Influenza (Flu))  Retourner 

Vaccin trivalent : Vaccin synthétique composé de trois souches inactivées du virus de la grippe, deux de type A et une de type B. (Institut national du cancer des États-Unis).  Retourner 

Virion : Particule virale complète qui correspond à la phase extracellulaire de la vie des virus; dans sa forme la plus rudimentaire, elle est constituée d’une capsule protéinique, la capside, enveloppant une seule molécule d’acide nucléique. (McGraw Hill).  Retourner  

Zanamivir : Médicament antiviral homologué pour le traitement des symptômes grippaux provoqués par le virus de la grippe chez les patients qui les présentent depuis moins de deux jours. Le zanamivir a aussi été administré à des fins de prévention de la grippe à des personnes qui pourraient avoir été exposées au virus de la grippe sans en exhiber les symptômes encore. (Dictionnaire médical électronique de Stedman) Les directives d’utilisation et les prétentions quant à l’efficacité des antiviraux sont contestées.  Retourner 


Documents de référence utilisés pour produire le glossaire :

Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Influenza (Flu), Questions & Answers, Types of Flu Vaccines (document consulté le 15 décembre 2014 à http://www.cdc.gov/flu/protect/vaccine/quadrivalent.htm) (en anglais et espagnol seulement).

Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Understanding How Vaccines Work, dernière mise à jour : février 2013 (document consulté le 15 décembre 2014 à http://www.cdc.gov/vaccines/hcp/patient-ed/conversations/downloads/vacsafe-understand-color-office.pdf) (en anglais seulement).

Ellebedy, A.H., Webby. R.J., Influenza vaccines, Vaccine 27, p. D65 à D68, Elsevier, 2009 (document consulté le 8 décembre 2014 à http://download.thelancet.com/flatcontentassets/H1N1-flu/prevention/prevention-29.pdf) (en anglais seulement).

Feuillet de renseignements sur le produit ArepanrixMC H1N1 – Vaccin contre la grippe pandémique (H1N1) contenant l’adjuvant AS03 – Version 4, approuvée le 20 avril 2010 (document consulté le 15 décembre 2014 à http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/prodpharma/legislation/interimorders-arretesurgence/prodinfo-vaccin-fra.php).

McGraw Hill Education, Online Learning Centre, Microbiology, glossaire (document consulté le 8 décembre 2014 à http://highered.mheducation.com/sites/0072320419/student_view0/glossary_a-f.html#) (en anglais seulement).

Mosby’s Medical Dictionary, 8e édition, Elsevier, 2009 (en anglais seulement).

Institut national du cancer des États-Unis, Drug Dictionary (document consulté le 15 décembre 2014 à http://www.cancer.gov/drugdictionary?cdrid=38385) (en anglais et espagnol seulement).

Porta, M. (éd.), A Dictionary of Epidemiology, 5e édition, publié pour le compte de l’Association internationale d’épidémiologie, Presses de l’Université d’Oxford, 2008.

Dictionnaire médical électronique de Stedman, version 6.0, (document consulté le 15 décembre 2014 à http://www.drugs.com) (en anglais seulement).