Recherchez-vous le document d’orientation de l’ASPC à l’intention des praticiens ?
Dernière mise à jour le 27 août 2026
Les Points saillants sur les maladies du CCNMI fournissent aux praticiens et aux cliniciens de la santé publique canadienne des analyses concises des informations essentielles sur les maladies infectieuses importantes pour la pratique de la santé publique au Canada. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une revue de littérature officielle, les informations sont recueillies auprès de sources clés, notamment l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la littérature évaluée par des pairs.
Que sont les Points saillants sur les maladies ? Pour en savoir plus sur la façon dont l’information est recueillie, cliquez ici.
Quelles sont les principales caractéristiques de l’infection à Candida auris ?
Candida auris (C. auris) est un agent pathogène fongique émergent, multirésistant aux antifongiques. Il représente un enjeu de santé publique important, car il peut être difficile à identifier, peut persister longtemps chez les patients colonisés ainsi que dans les milieux de soins de santé et se propager facilement dans ces milieux. Certains isolats sont résistants à plusieurs classes d’antifongiques, ce qui peut compliquer le traitement des infections invasives. Des cas de transmission et des éclosions liés aux soins de santé ont été documentés au Canada. L’Organisation mondiale de la Santé classe C. auris parmi les champignons pathogènes de priorité critique, et le Canada l’a inscrit pour la première fois en 2025 sur sa liste des agents pathogènes prioritaires résistants aux antimicrobiens (niveau 1, priorité élevée).
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- ASPC – Agents pathogènes prioritaires résistants aux antimicrobiens du Canada
- ASPC – Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (SCSRA) : 2025 principales conclusions
Cause
C. auris est une levure qui peut coloniser la peau et d’autres sites du corps et causer une infection localisée ou invasive. La colonisation par C. auris est généralement asymptomatique, mais les personnes colonisées peuvent transmettre l’organisme et contaminer leur environnement immédiat. Les infections invasives comprennent notamment les infections du sang et d’autres infections graves et peuvent mettre la vie en danger.
C. auris est détecté au Canada depuis 2012. Un premier cas canadien de C. auris multirésistant a été signalé en 2017. Dans les publications de surveillance récentes, l’organisme est également désigné sous le nom de Candidozyma auris. Le nom Candida auris est utilisé principalement dans le présent document, puisqu’il demeure celui employé dans les lignes directrices cliniques canadiennes et par l’OMS.
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
Signes et symptômes
La colonisation par C. auris est généralement asymptomatique. Lorsqu’il cause une infection, les manifestations cliniques dépendent du siège et de la gravité de l’infection et peuvent être semblables à celles causées par d’autres espèces de Candida. Une infection invasive peut entraîner une maladie grave, notamment une infection du sang et une septicémie. De la fièvre et des frissons qui ne s’améliorent pas avec un traitement antibactérien peuvent accompagner une infection du sang, bien que ces manifestations ne soient pas propres à C. auris.
Les estimations publiées de la mortalité associée aux infections invasives à C. auris varient considérablement. Le plus récent rapport canadien de surveillance fait état d’une fourchette publiée d’environ 15 % à 60 %. Ces estimations ne doivent pas être interprétées comme un taux de létalité canadien, puisqu’elles sont tirées de populations et d’études hétérogènes.
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
Qui présente un risque accru ?
C. auris est le plus souvent détecté chez les personnes recevant des soins de santé, en particulier celles qui sont gravement malades ou immunodéprimées. Parmi les autres facteurs associés à la colonisation ou à l’infection figurent l’exposition à des milieux de soins, la présence de dispositifs médicaux invasifs et une exposition antérieure aux antimicrobiens.
Une hospitalisation ou des soins de santé reçus antérieurement à l’extérieur du Canada, particulièrement dans des milieux où la présence de C. auris est connue, constituent un important facteur de risque de colonisation ou d’infection. Selon les données canadiennes de surveillance de 2020 à 2024, parmi les cas pour lesquels des renseignements sur les voyages étaient disponibles, 15 sur 24 avaient reçu des soins de santé à l’étranger. Toutefois, le tiers n’avait déclaré aucun voyage ; les soins de santé reçus à l’étranger ne doivent donc pas être considérés comme la seule ni la principale voie d’acquisition au Canada.
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
Transmission
Une infection à C. auris se transmet principalement par contact direct avec une personne colonisée ou infectée, ou indirectement par contact avec des surfaces ou du matériel contaminés ou avec le milieu de soins environnant. Les personnes colonisées et les personnes infectées peuvent toutes deux transmettre l’organisme. C. auris peut persister longtemps sur la peau et être disséminé dans l’environnement, où il peut contaminer les surfaces et le matériel. Ces caractéristiques facilitent sa transmission dans les milieux de soins, notamment les hôpitaux de soins de courte durée et les établissements de soins de longue durée.
Les travailleurs de la santé peuvent contribuer involontairement à la transmission si les mains, les vêtements ou le matériel contaminés ne font pas l’objet de mesures appropriées. Comme la colonisation peut persister et que l’organisme peut demeurer présent dans l’environnement, la prévention repose sur une détection précoce, des précautions appropriées, un nettoyage et une désinfection efficaces ainsi qu’une surveillance et une intervention coordonnées en cas d’éclosion.
Prévention et contrôle des infections
Les établissements de soins de santé doivent suivre les lignes directrices provinciales ou territoriales en matière de prévention et contrôle des infections (PCI) en vigueur, en plus des recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) concernant C. auris. La ligne directrice actuelle de l’ASPC a été publiée en décembre 2024 et mise à jour en février 2025 ; elle remplace les recommandations provisoires antérieures sur la PCI visant C. auris.
- Isolement des patients : Les patients colonisés ou infectés par C. auris doivent être placés dans une chambre individuelle avec salle de bain privée ou une chaise d’aisance qui leur est propre, et pris en charge selon les précautions contre la transmission par contact, en plus des pratiques de base. Lorsqu’aucune chambre individuelle n’est disponible, les établissements doivent mettre en œuvre les mesures de contingence de l’ASPC.
- Équipement de protection individuel : Les travailleurs de la santé et les visiteurs qui entrent dans la chambre ou dans l’aire de soins du patient doivent porter une blouse à manches longues et des gants, et pratiquer l’hygiène des mains conformément aux pratiques de base. Ils doivent porter un masque et une protection oculaire lorsque l’évaluation du risque ou d’autres précautions applicables l’indiquent.
- Déplacements et transferts des patients : Les déplacements doivent se limiter aux activités nécessaires sur le plan médical. Lorsqu’un transfert est nécessaire, l’établissement d’accueil doit en être informé à l’avance. La colonisation ou l’infection par C. auris ne doit pas, à elle seule, justifier le refus ou le report d’un transfert médicalement nécessaire.
- Matériel : Dans la mesure du possible, le matériel utilisé pour les soins devrait être réservé au patient. Le matériel réutilisable doit être adéquatement nettoyé et désinfecté avant d’être utilisé auprès d’un autre patient.
- Visiteurs : Les visiteurs doivent recevoir des consignes sur l’hygiène des mains et l’utilisation appropriée de l’équipement de protection individuelle (EPI), et observer les mêmes précautions relatives au port de la blouse et des gants lorsqu’ils se trouvent dans la chambre ou l’aire de soins du patient.
Nettoyage et désinfection de l’environnement
Le nettoyage et la désinfection environnementaux sont essentiels pour prévenir la transmission de C. auris. Les établissements doivent utiliser un désinfectant pour les milieux de soins de santé, dont l’efficacité contre C. auris est démontrée, approuvé par Santé Canada et suivre le mode d’emploi du fabricant. Les composés d’ammonium quaternaire pour la désinfection de l’environnement contre C. auris ne sont pas fiables, en raison de leur activité réduite contre cet organisme. Des études en laboratoire ont démontré l’activité des désinfectants à base de chlore et de peroxyde d’hydrogène contre C. auris. La lumière UV-C et le peroxyde d’hydrogène vaporisé peuvent être utilisés comme mesures complémentaires lorsque les circonstances s’y prêtent, mais ne doivent pas remplacer un nettoyage et une désinfection manuels rigoureux.
Difficultés diagnostiques
C. auris peut être difficile à identifier au moyen de certaines méthodes de laboratoire conventionnelles. Une identification erronée peut retarder la mise en place de mesures de PCI appropriées et permettre à la transmission de se poursuivre. Il est possible d’obtenir une identification exacte par spectrométrie de masse à temps de vol à désorption-ionisation laser assistée par matrice (MALDI-TOF MS) au moyen d’une base de données appropriée et à jour, ou par des méthodes moléculaires propres à C. auris, comme la réaction en chaîne par polymérase (PCR). Les systèmes d’identification biochimique plus anciens ou conventionnels peuvent identifier à tort C. auris comme une autre espèce de levure ou ne pas parvenir à l’identifier avec exactitude.
Les laboratoires doivent suivre les lignes directrices provinciales ou territoriales en vigueur. Les isolats présumés ou confirmés doivent être acheminés selon les procédures établies au laboratoire provincial ou au laboratoire de référence appropriée et, lorsque cela est indiqué, au le Laboratoire national de microbiologie. Pour les échantillons de dépistage, l’ASPC recommande des méthodes fondées sur la culture à l’aide de milieux chromogènes, suivies d’une confirmation par MALDI-TOF ou PCR.
- ASPC– Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- Santé publique Ontario – Mycology – Candida auris. Public Health Ontario Laboratory Services – [en anglais] – Mis à jour le 27 juin 2025
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
- Tan C, Bharat A, McGill E, et al. Preparedness for Candida auris in Canadian Nosocomial Infection Surveillance Program (CNISP) hospitals, 2024. – [en anglais]
Dépistage et enquête sur les cas
Dépistage
Le dépistage peut aider à détecter les colonisations asymptomatiques et à prévenir la transmission dans les milieux de soins. L’ASPC recommande d’envisager un dépistage à l’admission chez les patients qui, au cours des 12 mois précédents, ont été admis dans un hôpital ou un établissement de soins de longue durée à l’extérieur du Canada ou qui ont été transférés d’un établissement de soins de santé canadien aux prises avec une éclosion de C. auris.
Les échantillons de dépistage doivent comprendre des écouvillons bilatéraux de l’aisselle et de l’aine. D’autres sites peuvent être envisagés selon la situation clinique, notamment les sites déjà colonisés ainsi que les sites cliniquement pertinents, comme les plaies ou les sites de sortie des dispositifs. Pour les patients qyu répondent aux critères de dépistage à l’admission et pour les contacts des cas, si le premier dépistage est négatif, l’ASPC recommande d’envisager au moins deux dépistages supplémentaires à une semaine d’intervalle, en consultation avec des spécialistes de la PCI ou des maladies infectieuses. Le dépistage visant à confirmer l’élimination de la colonisation n’est pas recommandé, pas plus que le dépistage systématique du personnel.
Enquête sur les cas
a confirmation d’un cas de C. auris doit entraîner l’avis du programme de PCI de l’établissement de soins de santé et de l’autorité de santé publique compétente, conformément aux exigences en vigueur dans la province ou le territoire. L’intervention doit permettre d’évaluer la probabilité d’une transmission associée aux soins de santé et de déterminer les patients ou les autres personnes qui pourraient nécessiter un dépistage. L’enquête doit porter sur les expositions récentes aux soins de santé, les transferts entre établissements, les soins de santé reçus antérieurement à l’extérieur du Canada et les liens épidémiologiques possibles avec d’autres patients colonisés ou infectés. Lorsqu’une transmission est soupçonnée, les équipes de PCI et de santé publique doivent procéder à un dépistage ciblé, intensifier le nettoyage de l’environnement et appliquer d’autres mesures de contrôle des éclosions adaptées au milieu.
Traitement et prise en charge
Le traitement d’une infection à C. auris peut s’avérer difficile en raison de la résistance aux antifongiques. Selon les données canadiennes de surveillance de 2020 à 2024, 90,2 % des isolats pour lesquels des résultats de sensibilité étaient disponibles étaient résistants au fluconazole, 19,5 % étaient résistants à l’amphotéricine B et 22 % étaient multirésistants. Le premier isolat canadien résistant aux échinocandines a été détecté en 2024 ; il était résistant au fluconazole et à la micafungine.
Les décisions relatives au traitement doivent tenir compte du siège et de la gravité de l’infection, des résultats des épreuves de sensibilité aux antifongiques lorsqu’ils sont disponibles et de l’avis de spécialistes. Le traitement d’une colonisation asymptomatique n’est pas recommandé. En présence d’une infection invasive ou d’une autre infection à C. auris cliniquement significative., il est recommandé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses ou un microbiologiste médical.
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
Épidémiologie
C. auris a été décrit pour la première fois au Japon en 2009 et a depuis été signalé dans des milieux de soins de santé de nombreux pays. C. auris est présent au Canada depuis 2012, et le premier cas canadien de C. auris multirésistant a été signalé en 2017.
Le plus récent rapport de surveillance national canadien, qui porte sur la période de 2020 à 2024 fait état de 43 isolats de C. auris correspondant à des cas de colonisation et d’infection. Le nombre annuel est passé de quatre en 2020 à 14 en 2024. Sur les 43 isolats, 29 (67,4 %) provenaient du Centre du Canada, 12 (27,9 %) de l’Ouest du Canada et deux (4,7 %) de l’Est du Canada. Ces données proviennent des systèmes de surveillance et de laboratoires de référence participants et ne doivent pas être interprétées comme un dénombrement exhaustif de tous les cas de colonisation ou d’infection par C. auris au Canada.
Par rapport à d’autres pays, C. auris demeure relativement peu fréquent au Canada, mais sa détection est en hausse. Le cadre canadien de priorisation des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens (RAM) de 2025 classe C. auris parmi les agents pathogènes résistants aux antimicrobiens de niveau 1 (priorité élevée) et décrit la tendance observée au Canada comme faible, mais à la hausse.
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- ASPC – Agents pathogènes prioritaires résistants aux antimicrobiens du Canada – Mis à jour le 2 juin 2025
- ASPC – Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (SCSRA) : 2025 principales conclusions
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
Que savons-nous de la transmission et des éclosions de C. auris au Canada ?
Des cas de transmission et des éclosions de C. auris en milieu de soins de santé ont été documentés au Canada. L’une des premières éclosions signalées au pays est survenue en 2018 dans un hôpital communautaire de la région métropolitaine de Vancouver et a touché quatre personnes. Des mesures renforcées de PCI, notamment le dépistage et des interventions environnementales, ont permis de maîtriser la transmission.
Les données nationales de surveillance plus récentes montrent que C. auris continue d’être détecté, le nombre d’isolats recensés par les systèmes de surveillance participants étant passé de quatre en 2020 à 14 en 2024. Toutefois, la surveillance nationale ne peint pas un portrait complet de la transmission dans l’ensemble des milieux de soins canadiens. L’ASPC souligne qu’en raison du nombre limité de données, la situation actuelle de C. auris dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée du Canada demeure incertaine. Les données disponibles justifient donc le maintien de la vigilance et des mesures de préparation.
L’ASPC considère toute transmission de C. auris entre patients au sein d’un établissement de soins de santé comme une éclosion nécessitant des mesures de PCI supplémentaires. L’intervention en cas d’éclosion peut comprendre la mise sur pied d’une équipe de gestion multidisciplinaire, une enquête épidémiologique, un nettoyage et une désinfection accrus de l’environnement, des vérifications des pratiques d’hygiène des mains, d’utilisation de l’EPI et de nettoyage, la recherche des contacts, et le dépistage et le regroupement en cohortes des patients ou du personnel. La décolonisation n’est pas recommandée.
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
- Eckbo EJ, et al. First reported outbreak of the emerging pathogen Candida auris in Canada. – [en anglais]
Communication des résultats
L’infection à C. auris n’est actuellement pas une maladie à déclaration obligatoire à l’échelle nationale au Canada. Le Canada assure néanmoins une surveillance de C. auris au moyen de systèmes établis, dont le Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN) et le Laboratoire national de microbiologie, même si C. auris ne figure pas sur la liste nationale des maladies à déclaration obligatoire. Les exigences en matière de déclaration varient toutefois selon la province ou le territoire. À l’heure actuelle, l’Alberta, la Colombie-Britannique et l’Ontario ont établi des exigences provinciales selon lesquelles C. auris doit être déclaré aux autorités de santé publique.
Les prestataires de soins de santé et les laboratoires doivent respecter les exigences provinciales ou territoriales applicables et, lorsqu’un cas de C. auris est détecté ou soupçonné, en aviser le programme de PCI de leur établissement ainsi que l’autorité de santé publique compétente, conformément aux exigences en vigueur.
Les exigences de déclaration peuvent changer. Les lecteurs de cette synthèse de données probantes devraient consulter les lois et les lignes directrices provinciales ou territoriales en vigueur ainsi que les autorités de santé publique compétentes afin de déterminer leurs obligations en matière de déclaration.
- ASPC – Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens
- PCSIN – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
- ASPC – Définitions de cas: maladies à déclaration obligatoire à l’échelle nationale
Surveillance et préparation au Canada
C. auris est inclus dans les programmes canadiens de surveillance des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens et des infections associées aux soins de santé. Le PCSIN assure actuellement une surveillance dans 109 hôpitaux de soins de courte durée répartis dans 10 provinces et un territoire ; 105 de ces hôpitaux ont participé à la surveillance de C. auris de 2020 à 2024. Le PCSIN collabore avec le Laboratoire national de microbiologie pour appuyer la surveillance et la caractérisation à l’échelle nationale.
Le degré de préparation du Canada s’est considérablement amélioré. Un sondage réalisé en 2024 auprès des 109 hôpitaux participant au PCSIN et de 32 des 33 laboratoires de microbiologie qui leur sont associés a révélé que 80 % des hôpitaux disposaient de politiques de dépistage à l’admission et que 95 % avaient des politiques ou des plans définis pour le dépistage après une exposition. La plupart des laboratoires identifiaient à l’espèce tous les isolats de Candida cliniquement significatifs et 75 % disposaient de procédures opératoires normalisées pour le traitement des échantillons de dépistage. Néanmoins, les pratiques en matière de dépistage, de précautions et de laboratoire demeuraient variables, ce qui souligne la nécessité de maintenir les efforts de préparation et d’assurer une mise en œuvre uniforme des mesures.
- CNISP – Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée, 2020–2024
- Tan C, Bharat A, McGill E, et al. Preparedness for Candida auris in Canadian Nosocomial Infection Surveillance Program (CNISP) hospitals, 2024. – [en anglais]
- ASPC – Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN)
Références
- Agence de la santé publique du Canada. Candida auris Prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins de santé canadiens. Publié le 23 décembre 2024 ; mis à jour le 14 février 2025. https://www.canada.ca/fr/services/sante/publications/maladies-et-affections/candida-auris-prevention-controle-infections-etablissements-soins-sante-canadiens.html
- Agence de la santé publique du Canada. Agents pathogènes prioritaires résistants aux antimicrobiens du Canada. Mis à jour le 2 juin 2025. https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/resistance-antimicrobiens/professionnels-sante/agents-pathogenes-prioritaires.html
- Agence de la santé publique du Canada. Rapport du Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens : 2025 principales conclusions 2025. https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/medicaments-et-produits-sante/systeme-canadien-surveillance-resistance-antimicrobiens-2025-principales-conclusion.html
- Santé publique Ontario. Mycology – Candida auris. Public Health Ontario Laboratory Services. Mis à jour le 27 juin 2025. https://www.publichealthontario.ca/en/laboratory-services/test-information-index/mycology-candida-auris
- Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales. Infections associées aux soins de santé et résistance aux antimicrobiens dans les hôpitaux canadiens, 2020-2024. Relevé des maladies transmissibles au Canada. 2026 ; 52(5). https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/releve-maladies-transmissibles-canada-rmtc/numero-mensuel/2026-52/numero-5-2-janvier-2026/article-2-tendance-tuberculose-canada-2008-2018.html
- Tan C, Bharat A, McGill E, et coll. Preparedness for Candida auris in Canadian Nosocomial Infection Surveillance Program (CNISP) hospitals, 2024. Infection Control & Hospital Epidemiology. 2026;47(1):39–45. doi:10.1017/ice.2025.10228.
- Eckbo EJ, et coll. First reported outbreak of the emerging pathogen Candida auris in Canada. American Journal of Infection Control. 2021; 49(6):804– 807.
- Agence de la santé publique du Canada. Définition de cas : maladies à déclaration obligatoire à l’échelle nationale. Mis à jour le 12 juin 2025. https://maladies.canada.ca/declaration-obligatoire/liste-maladies
- Agence de la santé publique du Canada. Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN). https://sante-infobase.canada.ca/pcsin/index.html
- Organisation mondiale de la Santé. WHO fungal priority pathogens list to guide research, development and public health action. 2022. https://www.who.int/publications/i/item/9789240060241
