Point saillants : Virus EBOLA

Dernière mise à jour le October 28, 2015

Les Points saillants du CCNMI offrent aux praticiens et aux cliniciens canadiens en santé publique des revues actualisées sur les renseignements essentiels liés aux maladies infectieuses importantes de manière à ce qu’ils servent à la pratique en santé publique au Canada. Bien qu’ils ne soient pas des examens officiels de la littérature, les renseignements sont puisés de sources clés, y compris les documents à comité de lecture, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Nous acceptons volontiers vos questions, commentaires et suggestions concernant le présent bulletin des points saillants sur l’Ebola et vous pouvez nous les envoyer à l’adresse suivante : centreinfection@gmail.com.

Que sont les Points saillants? Pour savoir davantage sur la manière dont on recueille l’information, voir notre page dédiée au but et aux méthodes de nos Points saillants.

Quelles sont les caractéristiques importantes de la maladie à virus Ebola (MVE)?

CAUSE

L’infection à virus Ebola est un des agents pathogènes les plus virulents chez les humains.

SIGNES ET SYMPTÔMES

En général, les signes et symptômes se manifestent par l’apparition soudaine d’une fièvre, d’une fatigue intense, d’une myalgie, d’une céphalée et d’une pharyngite suivies par des vomissements, la diarrhée, une éruption cutanée, une altération fonctionnelle rénale et hépatique, une défaillance multiviscérale, des manifestations vasculaires (une injection conjonctivale, une hypotension orthostatique, un œdème), des signes neurologiques (céphalée, confusion, coma) et dans certains cas, une hémorragie interne et externe. On devrait évaluer les patients qui affichent ces signes et symptômes dans le but de déterminer leur risque d’exposition au virus Ebola.

DIAGNOSTIC EN LABORATOIRE

La détection du virus Ebola se fait par une analyse du sang chez une personne infectée trois journées après l’apparition des symptômes au moyen de la méthode de transcription inverse de la réaction de polymérisation en chaîne (technique de RT-PCR).

SÉVÉRITÉ

Le taux de létalité des cas diagnostiqués se situe entre 30 et 90 %.

ÉPIDÉMIOLOGIE

En Afrique, on a documenté 21 éclosions (en plus de quatre événements de cas individuel) depuis la découverte du virus en 1976. Jusqu’en 2014, on n’avait documenté aucun cas de la maladie à virus Ebola à l’extérieur de l’Afrique sauf trois cas attribuables à une exposition au virus en laboratoire. En 2014, on a diagnostiqué quatre cas de la maladie aux États-Unis et des cas individuels en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni.

Pendant une éclosion, les personnes à risque d’infection plus élevé sont les suivantes :

  • les travailleurs en milieu de santé;
  • les membres de famille ou d’autres personnes en contact étroit avec les personnes infectées;
  • les personnes en deuil qui auraient eu un contact direct avec le corps de la personne décédée lors des rites funéraires.

RÉSERVOIR

Il est inconnu, mais on croit que le réservoir le plus probable est celui des roussettes (famille des ptéropidés).

TRANSMISSION

Passage chez les populations humaines : La transmission se fait par contact étroit (manutention ou ingestion) avec le sang, les sécrétions, les organes ou avec tout autre liquide organique d’animaux infectés, p. ex., les chimpanzés, les gorilles, les roussettes, les singes, les antilopes de forêt et les porcs-épics que l’on trouve soit malades ou morts dans la forêt tropicale humide. Les virus sur les surfaces peuvent demeurer infectieux pendant des heures ou des journées.

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Image source: Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Emerging and Zoonotic Infectious Diseases (NCEZID), Division of High-Consequence Pathogens and Pathology (DHCPP), Viral Special Pathogens Branch (VSPB)

Transmission interhumaine : Elle se fait par contact direct (coupures ou muqueuses) avec le sang, les sécrétions ou avec d’autres liquides organiques de personnes infectées, ou encore, avec un environnement contaminé (p. ex., des vêtements sales, des aiguilles utilisées par d’autres). On associe la plupart de ces substances avec les soins offerts aux malades au sein des établissements de santé ou à domicile, et avec la préparation des cadavres en vue de l’inhumation.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les liquides organiques les plus infectieux sont le sang, les matières fécales et les vomissures.

Période d’incubation :

Entre 2 et 21 journées, habituellement 10 journées

Période de transmissibilité :

Les patients deviennent contagieux dès qu’ils commencent à afficher des symptômes; on ne croit pas qu’ils ne le soient pendant la période d’incubation. La maladie reste transmissible tant et aussi longtemps que le virus soit présent dans le sang et les liquides organiques (en incluant le sperme et le lait maternel). La transmissibilité est aussi possible pendant la période suivant le décès.

TRANSMISSION GÉNÉRALE

CDC – Transmission

CDC – Analyse de la transmission interhumaine du virus Ebola

CDC – Recommandations sur l’allaitement et l’alimentation des nourrissons dans le contexte de la maladie à virus Ebola

OMS Ce que l’on sait à propos de la transmission interhumaine du virus Ebola

TRANSMISSION SEXUELLE

ASPCPrise en charge par la santé publique des cas de maladie humaine et de leurs contacts en lien avec la Maladie à Virus Ebola (MVE)

OMS – Recommandation intérimaire sur la transmission sexuelle de la maladie à virus Ebola

CDC (MMWR) – Possible Sexual Transmission of Ebola Virus – Liberia, 2015 (en anglais seulement)

PRÉVENTION

La sensibilisation du grand public à une exposition réduite aux sources d’infection (réservoirs), aux personnes malades et aux cadavres dans les milieux communautaires, et aux mesures de prévention et de contrôle mises en œuvre par les travailleurs de la santé publique dans les milieux de soins de santé constituent les stratégies de prévention actuelles les plus importantes. Les travailleurs en santé publique devraient suivre des lignes directrices précises sur le contrôle des infections.

ASPC – Groupe de travail d’experts en prévention et en contrôle des infections : Conseils relatifs aux mesures de prévention et de contrôle pour la maladie à virus Ebola dans les milieux de soins

VACCINS

Le vaccin VSV-ZEBOV a été mis au point par le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada. Le 23 mars 2015, on a commencé les essais cliniques du vaccin au sein des collectivités guinéennes touchées par le virus Ebola. On administre une dose de vaccin et on adopte une stratégie de vaccination « en ceinture » semblable à celle qu’on utilise dans le but d’éradiquer la variole. En suivant cette approche, on offre le vaccin à tous les contacts d’une personne dont l’infection à virus Ebola a été confirmée créant ainsi une ceinture autour de la personne infectée de sorte à empêcher la transmission de l’infection.

Plus de 3300 contacts étroits de 87 patients, y compris des membres de la famille, des voisins et des collègues, ont accepté de participer. Les résultats portent à croire que le vaccin peut offrir une protection aux personnes à risque (après un délai de 10 journées, selon l’hypothèse). La possibilité de l’immunité collective est actuellement à l’étude. Les essais cliniques de la phase III se poursuivent en Guinée (en anglais seulement) (mais au mois de juillet 2015, on a mis fin à la randomisation) dans le but de vacciner 2000 travailleurs de première ligne de plus et d’accroître l’information disponible sur la sûreté du vaccin. Ces essais ont aussi lieu en Sierra Leone. Plusieurs autres vaccins, dont la mise au point en est à diverses étapes, font l’objet d’essais ailleurs dans le monde.

TRAITEMENT :

On offre une intervention de soutien pour compenser la perte de liquides causée par les vomissements et la diarrhée, et pour rétablir l’équilibre électrolytique.

Dans certains centres de traitement de l’Ebola en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée, on a administré une transfusion de sang total et de plasma donnés par des patients convalescents, c’est-à-dire qui se sont remis de la MVE. La disponibilité de nouveaux médicaments thérapeutiques et les données probantes qui appuient leur utilisation, y compris les anticorps monoclonaux tels que Zmapp, les médicaments ARN tels que favipiravir et d’autres font l’objet d’études (voir les liens ci-dessous).

LE PRONOSTIC ET LE MOMENT PROPICE À L’AUTORISATION DU PERMIS DE SORTIE DE L’HÔPITAL

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, on peut autoriser le permis de sortie de l’hôpital pour les personnes qui n’affichent plus de signes ou de symptômes du virus de la maladie Ebola à condition que les résultats de deux tests PCR réalisés par analyse de sang total soient négatifs. Il faut un délai minimum de 48 heures entre les deux tests.

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Quel est l’état de la situation actuelle en lien avec l’éclosion de la MVE de 2014-2015?

On croit que l’éclosion du virus à Ebola de 2014-2015 a commencé en Guinée le 28 décembre 2013, mais qu’elle n’ait pas été reconnue qu’en mars 2014.

Voir la Feuille de route pour la riposte au virus Ebola : rapports de situation de l’OMS qui donne un bilan à jour des cas d’Ebola

En août 2014, l’OMS a qualifié l’éclosion africaine de la maladie à virus Ebola d’urgence de santé publique de portée internationale (un terme qui figure dans le Règlement sanitaire international et qui a des retombées spéciales concernant les recommandations émises par l’OMS) puisqu’il s’agissait d’un événement extraordinaire et d’un risque pour la santé publique des personnes d’autres pays étant donné que les conséquences d’une propagation plus élargie s’avéreraient particulièrement graves et qu’on considérait qu’une réponse internationale coordonnée seraient essentielle.

On a diagnostiqué des cas d’Ebola dans six pays africains, soit la Guinée, le Libéria, la Sierra Leone, le Mali, le Sénégal et le Nigeria, et dans quatre pays non africains, à savoir les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie. Seuls la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone ont connu une transmission intense et généralisée.

Au 18 octobre 2015, le nombre cumulé de cas probables, suspects et confirmés en laboratoire de maladie attribuée au virus Ebola était de 28 512, y compris 11 313 mortalités.

L’intensité de la transmission en Afrique de l’Ouest s’affaiblit continuellement. Bien que certains cas fassent toujours surface en Sierra Leone et en Guinée, les derniers cas du Libéria ont été signalés en juillet 2015 (et aucun cas avant cette date depuis mars 2015).

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Quel est le niveau de risque actuel de la MVE pour les Canadiens?

Aux pays comme le Canada, l’OMS a fait les recommandations suivantes :

  • On ne devrait pas imposer d’interdiction générale sur les voyages ou le commerce international; on devrait mettre en œuvre les restrictions énoncées dans les présentes recommandations sur les voyages de personnes atteintes de la MVE et de leurs contacts.
  • Il n’existe aucune raison en matière de santé publique qui justifierait le refus d’entrée ou la mise en quarantaine de voyageurs s’ils ont visité les pays touchés ou s’ils sont citoyens d’un de ces mêmes pays. L’application de toute mesure doit être fondée sur les données probantes liées à la santé publique ou sur des renseignements concernant les dangers possibles présentés par un voyageur.
  • Les pays devraient offrir des renseignements pertinents sur les dangers, des mesures de protection et des conseils sur les marches à suivre en cas d’exposition aux personnes qui visitent les zones touchées par l’Ebola et les zones à risque.
  • Les pays devraient être en mesure de détecter, d’enquêter et de gérer les cas d’Ebola. Cela devrait comprendre un accès certain à un laboratoire diagnostique qualifié pour le virus Ebola et, le cas échéant, la prise en charge des voyageurs provenant des zones touchées par l’Ebola qui font leur entrée dans les aéroports internationaux ou aux principaux points d’intersection terre et qui ont une fièvre qu’ils ne peuvent expliquer.
  • On devrait fournir au grand public des renseignements exacts et pertinents sur l’éclosion d’Ebola et sur les mesures de réduction du risque d’exposition.
  • Tous les pays devraient renforcer leur état de préparation, valider les plans de préparation et évaluer leur état de préparation à l’aide de simulations et de formation adéquate du personnel.

Quoiqu’il soit assez possible qu’une personne arrive au Canada lors de la période d’incubation ou après l’apparition des symptômes, on considère que le risque posé aux Canadiens soit très faible à l’heure actuelle. Au Canada, aucun cas n’a été signalé. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a publié des Conseils de santé aux voyageurs concernant les pays touchés, y compris une recommandation d’éviter tout voyage non essentiel en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.

Gouvernement du Canada – Conseils de santé aux voyageurs

Au Canada, on s’attend à ce que les cas possibles ou suspects soient signalés lors du voyage, aux entrées frontalières ou lors d’une première visite chez un fournisseur de soins de santé à la suite de pratiques routinières (p. ex., en notant les antécédents de voyage et en utilisant des mesures de précaution universelles) qui déclencheraient des mesures d’isolement et d’autres mesures adéquates (voir Quelles mesures devrait-on prendre pour un cas suspect ou un contact?, la 4e question ci-dessous).

L’ASPC fournit des renseignements pertinents au public et aux voyageurs canadiens. Le Canada a des protocoles et des ressources qui servent à détecter, à enquêter et à prendre les cas d’Ebola en charge.

Sur demande, on peut déployer des équipes d’intervention rapide pour travailler avec les autorités de la santé provinciales, territoriales et locales dans le but de fournir une capacité d’intensification, des ressources supplémentaires et une expertise complémentaire en vue d’empêcher la propagation de la maladie. Cela comprend le respect de tous les protocoles de confinement, le fait d’assurer la recherche des contacts, l’expertise de laboratoire, l’utilisation indiquée de l’équipement de protection individuelle et son enlèvement, et l’offre de toute fourniture nécessaire du Système de la réserve nationale d’urgence tels les masques, les gants et les écrans faciaux.

Le Canada dispose d’une capacité de laboratoire, le Laboratoire national de microbiologie (LNM), qui se charge des tests diagnostiques, et d’installations de soins de santé désignées chargées de cas possibles et suspects tout en mettant en œuvre les mesures de contrôle d’infection appropriées.

La Loi sur la mise en quarantaine stipule des mesures de détection et de prise en charge lorsqu’il s’agit de voyageurs malades. L’Agence des services frontaliers du Canada évalue régulièrement toute personne qui entre au Canada de manière à vérifier si elle aurait des signes de maladie. Tous les passagers en provenance d’un des trois pays touchés par l’éclosion (Sierra Leone, Guinée et Libéria) sont renvoyés à l’agent de quarantaine de l’ASPC pour qu’ils puissent subir un examen physique complet. On donnera une trousse de renseignements aux voyageurs qui inclura un thermomètre dont les voyageurs pourront se servir pour prendre leur température deux fois par jour pendant 21 journées, et des directives qu’ils devront suivre pour signaler tout symptôme éventuel aux autorités de la santé publique.

Citoyenneté et Immigration Canada ne traitera pas les nouvelles demandes de visa ou ne continuera pas à traiter les demandes de visa en instance des personnes qui étaient dans un des trois pays touchés par l’éclosion dans les trois mois avant la date de réception de la demande.

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Quelles mesures devrait-on prendre pour un cas suspect ou un contact?

PRISE EN CHARGE DES CAS

L’ASPC fournit un document qui sert de guide aux autorités de la santé publique dans l’éventualité qu’un cas humain de MVE ou qu’un contact étroit d’un cas de MVE soit signalé dans leur région.

CDC: Assessment of Persons Under Investigation Having Low (But not Zero) Risk of Exposure to Ebola (en anglais seulement)
CDC: Interim U.S. Guidance for Monitoring and Movement of Persons with Potential EVD Exposure (en anglais seulement)

DÉFINITION DE CAS

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et les instances provinciales et territoriales disposent de définitions de cas qui servent à des fins de déclaration. De plus, dans le contexte de l’éclosion actuelle, l’ASPC et certaines instances ont élaboré des lignes directrices sur la prise en charge et sur la prévention et le contrôle d’infection.

DÉFINITIONS DE CAS ET LIGNES DIRECTRICES SUR LA SÉCURITÉ DE L’ASPC

ASPC – Définition nationale de cas : maladie à virus Ebola (MVE)

ASPC – FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ : AGENTS PATHOGÈNES

DÉCLARATION

Aux termes des protocoles des instances, on doit déclarer immédiatement les patients qu’on enquête pour déterminer s’ils sont atteints de la maladie à virus Ebola. On demande aux provinces et aux territoires d’avertir le Centre des opérations du portefeuille de l’Agence de la santé publique du Canada et de fournir les antécédents cliniques de la maladie du patient en composant le 1-800-545-7661.

TESTS

Les tests de laboratoires des patients faisant l’objet d’examens pour la maladie à virus Ebola ne peuvent être pratiqués qu’en assurant une évaluation des risques continue et en respectant les mesures de biosécurité afférentes. À cette fin, l’ASPC offre des Lignes directrices provisoires en matière de biosécurité à l’intention des laboratoires qui manipulent des échantillons prélevés chez des patients faisant l’objet d’examens pour la maladie à virus Ebola. Les cultures de virus Ebola ne peuvent être effectuées que dans un laboratoire de confinement 4. Au Canada, le Laboratoire national de microbiologie (LNM) est la seule installation qui répond à ce critère. S’il faut un test diagnostique MVE pour un échantillon, les professionnels de la santé et les membres du personnel de laboratoire devraient entrer en communication avec les responsables du laboratoire provincial de la santé publique de manière à prendre les dispositions nécessaires auprès du LNM.

MESURES DE PRÉVENTION ET DE CONTRÔLE D’INFECTION (PCI) 

L’ASPC, l’OMS et les CDC ont publié des lignes directrices sur les mesures de PCI pour qu’elles soient mises en œuvre dans les milieux de soins, y compris les mesures de nettoyage de l’environnement et la manutention des déchets et du linge (voir le Groupe de travail d’experts ci‑dessous). L’ASPC offre également des lignes directrices sur les mesures de PCI relativement aux moyens de transport et aux terminaux et une directive provisoire pour l’équipage de cabine des lignes aériennes. Certaines instances provinciales et territoriales ont élaboré leurs propres lignes directrices sur les mesures de PCI dans le contexte de l’éclosion actuelle.

TRAITEMENT

L’intervention offerte en est une de soutien et vise à maintenir la fonction rénale et l’équilibre électrolytique, et à empêcher les hémorragies et les états de choc.

IDENTIFICATION DES CONTACTS

L’ASPC a mis au point des lignes directrices concernant la gestion des contacts étroits liés aux cas MVE.** Un contact étroit se définit de la façon suivante :

 

  • des personnes, qui pourrait comprendre, sans s’y limiter, un travailleur de la santé, un membre de la famille, un employé de pompes funèbres ou un bénévole, ayant prodigué des soins à un cas confirmé ou probable, ou qui a eu d’autres contacts physiques étroits avec le cas ou le corps de la personne décédée, contacts qui auraient pu causer une exposition non protégée à du sang ou à des liquides organiques du cas;***

OU

  • des personnes qui ont été en contact avec des surfaces ou de l’équipement contaminés par le sang ou les liquides organiques d’un cas confirmé ou probable;

OU

  • des personnes qui ont travaillé dans un laboratoire où étaient manipulés des échantillons de cas confirmés ou probables et qui peuvent avoir été exposées sans protection à ces échantillons dans le cadre de leur

** Selon les définitions de cas canadiennes les plus récentes pour la surveillance de la MVE.

 

*** L’exposition non protégée doit avoir eu lieu au cours de la période de contagion (c’est-à-dire, après l’apparition des symptômes chez le cas confirmé ou probable et avant que les tests de laboratoire n’aient confirmé l’absence du virus dans les liquides organiques).

L’OMS recommande que les contacts soient suivis pendant 21 journées après leur exposition.

Certaines instances provinciales et territoriales ont élaboré leurs propres lignes directrices sur la définition de cas et sur la gestion de ceux-ci.

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